Emmanuelle et Céline around the World

Nos dernieres chinoiseries !

12:00, 2/11/2011, Kunming .. Publié dans Chine .. 4 commentaires .. Lien
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Comme prévu, départ pour Dali il y a 10 jours. On se place sur le bord de la route pour trouver un taxi et au bout de quelques minutes, un chinois s'arrête pour nous déposer à la gare ferroviaire, moyennant 60 yuans. Faut pas rêver, ça n'était pas un geste désintéressé, voir plutôt malhonnête vu le prix ! Négociation rapide, ce sera 10 yuans. Au final, on finira par prendre un deuxième taxi. Les trains pour Dali étant très rares, nous prendrons le bus depuis la « gare routière longue distance » qui se situe en dehors de la ville. Cinq heure de route aux premières loges (les meilleures places !), une petite pause déjeuner et deux films chinois après, notre bus arrive à Dali.

De-là, on prend un autre bus pour la vieille ville, on galère pour trouver notre guesthouse repérée au préalable sur Internet et en fin d'après-midi, on arrive enfin à bon port mais sous la pluie. L'endroit s'annonce malgré tout sympa. La vieille ville est charmante, entourée par des remparts de 8 mètres de haut et 3,5 kilomètres de circonférence, on peut très largement se déplacer et la visiter à pied. Le soir, petite balade dans les rues animées, dîner de tofu, noodles plates (style tagliatelles) aux légumes et riz. Un repas végétarien, goutu et sans surprises, comme on les aime.

Le lendemain, location de vélos et petit tour des environs. Balade sur le lac Erhai en compagnie d'une chinoise très sympathique en vacances dans le coin, et de notre capitaine de bord. On goûte à de curieux « trucs » (légumes ? fruits ? Impossible à dire ! Si quelqu'un a une idée !) accrochés à des plantes sous marines du lac et on se rapproche de pêcheurs qui vivent dans leurs embarcations. Ils ont quitté leur village et leur maison pendant plusieurs mois pour vivre dans leurs petites barques bien equipees et pour gagner ainsi leur vie.

Ensuite, on se balade dans  quelques villages environnants mais sans carte et sans motivation (on a faim et il commence à pleuvoir !), on retourne en milieu d'après-midi au village où un délicieux repas de « vegetarian dumplings » (sorte de raviolis aux légumes) nous attend ! Miam ! Le petit resto est mignon comme tout. Il est ouvert sur la rue et avec seulement quelques tables et quelques plats, il deviendra vite notre cantine ! Le reste de la journée est pépère et le soir on dîne avec d'autres voyageurs de la guesthouse : un allemand, des hollandais et deux chinois qui, évidemment, choisissent le resto. Très bon choix d'ailleurs, on commande plusieurs plats et comme il est de coutume ici, chacun se sert dans son bol. Pour ceux qui se posent la question, et bien oui, on mange avec les baguettes la plupart du temps et c'est loin d'être simple, surtout pour les gourmandes comme moi ! Il faut de la patience et du temps, il n'est donc pas possible de se ruer sur le plat L!

Dimanche, on a bien envie d'une journée farniente... Et oui, même pour deux nanas qui sont « en vacances » toute l'année comme diraient certains, on a bien envie d'une journée où on s'écroule sur un canap (de la guesthouse ou d'un Starbucks par exemple) avec l'ordi, un livre et nos journaux de bord. C'est dimanche après tout, non ? La culpabilité l'emportera, on finira par prendre le bus pour découvrir le village de Xihou à une petite vingtaine de kilomètres de Old Dali.

 

Lundi, on lève le camp pour Lijiang, ville classée au patrimoine de l'Unesco, à 3h de bus de là. Le dicton dit: "Si vous n'avez pas vu Lijiang, vous n'avez rien vu du Yunnan!", c'est donc un point de chute incontournable et on l'avoue, c'est très beau. La vieille ville est magnifique avec ses petites ruelles très fleuries et pavées, ses petits ruisseaux et ses ponts en pierre.

L'endroit est très touristique mais il vaut le coup d'œil. De la gare routière à la vieille ville, nous prenons un taxi avec un couple « chino-américain » (ça se dit ? Ca m'étonnerait !). La Chine est géniale pour ça, les taxis sont à profusion et vraiment pas chers. Il suffit ''juste'' d'avoir l'adresse de la destination en chinois ! Sinon, ce n'est même pas la peine d'essayer... 

Dans la vieille ville, Manue part en éclaireuse pour nous trouver un petit chez nous. On atterrit chez « Gigi » qui nous accueille en pyjamas (assez fréquent de voir des chinois en pyjamas dans les rues...). Bon, « Gigi », ça n'est pas son nom mais ça lui va bien. Impossible de toutes manières de connaître son identité, ni le reste, elle ne parle absolument pas anglais et croyez-moi, quand c'est le cas en Chine, vous avez beau vous exciter dans tous les sens pour essayer de vous faire comprendre avec les mains, ça ne marche pas ! Ca nous énerve d'ailleurs parfois car on essaie de communiquer ainsi sur des requêtes très simples (comme le prix d'une bouteille d'eau ou la taille d'une paire de chaussures) et bien, rien n'y fait même si le contexte nous paraît évident ! La logique diffère vraiment d'une culture à l'autre et notre interlocuteur nous regarde sans sourciller et sans aucune réaction ! Bon, avec Gigi, on arrive au moins à se mettre d'accord sur le prix de la chambre mais pour le reste (code wifi, petit déj et service pressing), on demandera de l'aide à un couple de chinois parlant un peu anglais. Ce sera d'ailleurs approximatif car le lendemain matin on se retrouvera avec une assiette pleine de boulettes, style « buns », fourrées à la viande. Sceptiques, on les mangera quand même... Bref, le mot d'ordre en Chine c'est tout de même « patience» pour communiquer et nous nous devons de l'être car nous sommes dans leur pays, ne l'oublions pas... C'est donc à nous de nous adapter.

Le lendemain, visite de la vieille ville sous le soleil. Visite aussi d'un point de vue qui permet d'admirer la ville et ses alentours.

  

Mercredi, on loue des vélos, direction le village de Baisha qui se situe à une dizaine de kilomètres de Lijiang. Comme à notre habitude, on demande notre route en montrant le nom en chinois et on finit par trouver. Déjeuner à Baisha et visite à pied de ses ruelles et de ses habitants.

Le soir, balade dans les rues super animées de la vieille ville de Lijiang. C'est hallucinant, il y a des spectacles dans presque chaque pub ! Chaque bar rivalise d'idées et d'originalité pour attirer le touriste (principalement des chinois). On veut s'offrir un petit verre mais là, c'est de la folie, on ne peut même pas s'entendre. Direction un autre bar plus calme et plus excentré... On ne deviendrait pas des mémères ? Ne répondez pas, bien sûr !

Jeudi, réveil pas en grande forme, le dîner de la veille n'est pas passé (non, ce n'est pas notre petit verre qui a mal tourné !). La nuit a été un peu agitée ! On décide quand même de partir pour Shangri-La qui, sous les conseils de ma petite maman et Rémy, nous semble plus authentique. Lijiang c'est en effet à voir car vraiment très beau. C'est même un des plus beaux villages que nous ayons visité dans nos voyages d'un point de vue esthétique mais ça a perdu de son charme avec le flux de touristes. Trop de boutiques de souvenirs, fringues et viande séchée de Yak (et oui ! On a goûté, c'est pas mal...) et trop de chinois... Ca devient un mini Disneyland...  à la chinoise, ça va de soi !

Après 5 heures de bus encore aux premières loges (encore plus top celui-là, on était à l'étage collées au pare-brise !), on arrive à Shangri-La, aux portes du Tibet. On a perdu quelques degrés, on s'y attendait puisque nous sommes maintenant à 3000 mètres d'altitude ! On trouve au hasard notre petite guesthouse tenue par une mémé sympa. La chambre est superbe ! Moderne, neuve, eau chaude, bouilloire, verres, serviettes fournies et couettes électriques chauffantes (très utiles, je vous assure !), on a tout ce dont nous avons besoin ! C'est rare d'avoir la totale, on est ravies. La vieille ville où nous logeons est aussi très agréable mais changement de décor, nous sommes maintenant au milieu de tibétains et l'ambiance est vraiment plus rurale. On aime tout de suite. On trouve en plus où passer notre fin d'après-midi : dans un petit restaurant, sur des canapés, près de la cheminée ! En plus, ils ont le wifi et servent des momos aux légumes (sorte de raviolis aussi), que demander de plus ! On rentre ensuite frigorifiées à la chambre, la température a chuté sans le soleil. On met en route les couettes, ça met du temps, mais au bout de 30 minutes, ça commence à chauffer, les couches de vêtements tombent, la nuit sera bonne !

Vendredi, petit déjeuner dans un autre restaurant type ''occidental'' et on ne s'en plaint pas. Pancakes, galettes de pommes de terre, œufs sur le plat et cookies maison, la journée commence bien. Départ ensuite pour le Monastère Songzanlin, à 4 km au nord de la ville. On fait le chemin à pied, la vue au loin est agréable mais de près, c'est moins sympa, le Monastère est en rénovation (comme la moitié de ce que nous visitons en Chine). En plus, il y a pas mal de marches à monter et croyez-moi, avec l'altitude, on tire la langue !

Samedi, balade très très agréable en vélo autour du Lac Napa, une trentaine de kilomètres tout de même. Et oui, on est sportifs ou on ne l'est pas ;) !  Le lac est en grande partie asséché en cette période de l'année mais les paysages sont vraiment très beaux et très natures.

  

Le soir, retour à notre cantine « Momos et cheminée », avec tous nos vêtements chauds sur le dos. D'ailleurs, ça n'est pas compliqué, durant ces 4 jours nous avons toujours été habillées de la même manière ou presque ! Glagla, pouilleuse attitude oblige ;),on a porté tout ce qu'on avait de chaud !

Dimanche, la flemme nous reprend, comme quoi on est programmées pour ne rien faire en cette fin de semaine ! On traîne les pieds mais on finit par se renseigner sur ce qu'on pourrait faire pour cette dernière journée à Shangri-La. On se décide, on va prendre le « Cable Car » (=téléphérique) pour admirer la vue sur les montagnes environnantes, à 4500m d’altitude ! On hésite à louer des doudounes pour monter là-haut, mais on n'est pas des chochottes, on y va tel quel ! En haut, on fait le petit tour balisé pour voir tous les points de vue, c'est très beau mais on ne s'y attarde pas... on est gelées ! Le courage a ses limites !..

Le soir, on regagne la gare routière où le « sleeping bus » nous attend. L'idée nous rend sceptiques, on a peur de mourir congelées dans le bus... Heureusement, les chinois sont très forts ! Le bus est bien aménagé, il y a des petits lits individuels avec couette et il fait bien chaud dedans ! On est rassurées, notre heure n'est pas encore venue et pour ma part, j'ai même passé un bon moment...  

J'écoutais « Boxes » de Charlie Winston sur mon Ipod quand j'ai levé les yeux pour découvrir le spectacle magnifique que m'offrait une nouvelle fois Dame Nature. Des centaines d'étoiles brillaient dans le ciel. Le nez collé à la vitre, je me sentais divinement bien et les paroles de Charlie Winston résonnaient dans ma tête. Je souriais en pensant à mes rêves, à cette vie libre, à toutes les merveilles que ce voyage m'offre chaque jour, aux gens que j'aime sincèrement et à leur Amour qui représente une force inestimable. Un plaisir simple, toujours les meilleurs selon moi et selon ceux qui ont su me transmettre cette sensibilité depuis ma plus tendre enfance. C'est ce genre de moments qui me rend heureuse. Notre vie à Manue et moi n'est pas la plus simple au monde si l'on s'arrête aux punaises, aux heures de bus et aux galères en tout genre, mais qu'est-ce qu'elle nous fait vibrer ! Chaque jour nous offre la possibilité d'inventer notre vie. On est libres de faire ce qu'on veut. Nous n'avons pas d'obligation, pas d'emploi du temps, pas d'excuse, pas de pression. Tout est faisable, le menu de ce que nous pouvons choisir est sans limite et sans restriction. Il est chaque jour différent et ceci, tout autant que nous le décidons. NOUS SOMMES LIBRES et ce sentiment nous fait sentir vivantes, existantes et encore plus sensibles à ce fabuleux cadeau qu'est la vie. Certains pensent que c'est trop risqué ce que nous faisons et que cela ne mène à rien. Qui a dit que la vie devait mener à quelque chose ? N'allons-nous tous pas mourir un jour ? Certains pensent-ils être épargnés de cette fatalité parce qu'ils auront été plus raisonnables et plus dans les « clous » ? Je préfère 100 fois mourir demain dans un accident de bus en ayant vraiment vécu mes rêves et ce qui me fait vibrer que de mourir dans 30 ans d'un cancer en ayant eu une vie plus « prudente », plus « comme tout le monde, plus « en pensant à mon avenir (retraite, épargne, maison, enfants, petits-enfants, etc, etc.) ». La vie est un merveilleux terrain de jeux, encore faut-il avoir conservé un peu de ses yeux d'enfants pour le voir. Je ne veux pas vivre prudemment, je ne veux pas vivre comme si j'étais immortelle, comme si ce que j'allais construire me suivrait « advitam aeternam ». C'est faux, c'est aujourd'hui que cela se joue, c'est aujourd'hui que nous pouvons rire, aimer, jouer, respirer, chanter, vibrer. Qui peut etre sur qu'il sera la encore demain ? Alors, pourquoi reporter nos folies et nos reves ? 

Chaque jour nous offre son lot de belles rencontres, de nouvelles senteurs et de spectacles inattendus. Ces expériences qu'on ne peut jamais prévoir nous ont aidées à aimer encore plus la vie, à prendre conscience que cette chance nous la vivons aujourd'hui et peut-être pas demain, qu'il fallait l'apprécier et jouir de tout ce qu'elle peut nous offrir. Nous avons aussi appris la tolérance et l'Amour du monde qui nous entoure. Ce voyage, c'est aussi une fenêtre sur qui nous sommes vraiment. Il permet de perdre nos repères, de ne plus savoir quel jour on est, de s'en foutre royalement, de ne plus savoir qui on doit être et de s'en foutre aussi royalement.  Ma Biquña, toi qui ne t'en fous pas encore totalement, toi qui n'oses pas toujours être toi-même par peur de ne plus être aimée, fonce et sors de ta petite boîte, comme dirait Charlie Winston. Ne sois pas un compromis de ce que tu penses qu'on attend de toi. Autorise ton être à s'exprimer, à vivre tel qu'il le sent, en dehors ce que les autres aimeraient pour lui, en dehors de ce qu'il « faudrait ». Tu sais où se trouve la vérité, ta vérité. Je te vois patauger dans la semoule des fois et je m'exaspère de tes « tu crois qu'il faut que je... ? ». Non, il n'y a aucun ''il faut que tu...'', la seule obligation que tu ais, c'est celle de respecter qui tu es et de le faire vivre. C'est dur pour toi, tout comme c'est dur pour tous ceux qui ont le courage de regarder en face leurs casseroles et qui galerent pour les deccrocher. Je sais que tu es sur la bonne route et ca, c'est le principal. Ton courage et ta ténacité m'impressionnent réellement. Je n'ai aucun doute sur le fait que tu y arriveras.

Un truc de fou quand meme ce voyage ma petite Manue! Un truc qu'on ne pourra jamais regretter, un truc qu'on aura en nous toute notre vie. Des souvenirs, des fous rires, des images, tout ça restera à jamais gravé dans nos esprits et on ne nous l'enlèvera jamais. Tu me dis parfois que si ta vie s'arrêtait demain, tu quitterais ce monde heureuse et comblée d'avoir autant vécu. Tu as bien raison.

Ma Biquña est partie de son côté il y a deux jours et moi du mien. Nous faisons un « break » ;) ! Non, il n'y a pas d'embrouille entre nous, pas du tout. Nous avions juste envie de tenter l'aventure de voyager seule pour expérimenter d'autres situations et pour s'ouvrir davantage aux rencontres. Ca, c'était l'idée de base car quand il a fallu la quitter mardi, j'étais en larmes ! C'est qu'on s'attache à ces petites bêtes là ;) !

Prends soin de toi ma Biquña, tu as intérêt à faire gaffe...

Et pour ce qui est du blog, il sera en veille à partir d'aujourd'hui. Chacune pourra écrire si elle le souhaite. Pour le programme des festivités, je retrouve ma petite Manue en Thailande dans 3 semaines, puis mi décembre on s'envole direction Goa pour retrouver nos amis, nos Amours ;) et nos vieuxes préférés !!!!!!! On a hâte parce que la Chine, oui, vous l'avez deviné, ça n'était pas toujours ''ça''.

« Fucking China », n'est-ce pas ma Biquña ;) ?!!!




Retour à la nature

09:00, 19/10/2011, Kunming .. Publié dans Chine .. 4 commentaires .. Lien
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Vendredi dernier, on vous écrivait depuis Sanya et on s’apprêtait à partir pour Hong Kong. Programme des réjouissances : 16 heures de train jusqu’à Canton, puis 2 jusqu’à Schenzen (la ville frontalière à Hong Kong), passage de la douane, puis deux métros pour rejoindre notre hôtel. L’arrivée était prévue en fin d’après-midi,  sauf que notre premier train a eu 5 heures de retard : la galère ! On arrive, malgré tout, à bon port vers minuit, il était temps!

Deuxième petit couac au planning : on se rend compte qu'on a perdu l'un des 2 billets de train pour le voyage suivant entre Schenzen et Guilin. Impossible d'en racheter un ici a Hong Kong, ni sur internet. On décide donc que je prendrai le train comme prévu lundi et Celine l'avion mardi (obligées donc d'acheter un billet illico presto). L’organisation part un peu en vrille… :-S

Quelques jours donc pour profiter d'Hong Kong. Akash, Jolyne et Kong, les amis de Nicolas (un ami a moi) nous accueillent chaleureusement et guident nos premiers pas dans cette impressionnante mégalopole.

Petit tour en haut du Victoria Peak, avec sa vue imprenable sur les gratte-ciels :

On a même fait quelques rencontres sympathiques :

 

Bon, c’était au musée Madame Tussaud (l’équivalent du musée Grévin ), mais on a le droit de rêver, non ?...  

Le soir, Akash nous emmène admirer le light show (spectacle de lumière) du quartier financier de Hong Kong, puis nous invite à diner chez lui.

Jolyne, sa femme, a cuisiné un délicieux repas indien, le meilleur repas qu'on ait mangé depuis bien longtemps !!! On termine ensuite la soirée au World Trade Center déguster, entre autres, le Honeymoon, … mummmm !!!

 

Lundi, petite excursion au Tian Tian Buddha, a 25 km de Hong Kong, sur l'île de Lantau. C'est le plus grand bouddha assis en lotus du monde. Il mesure 34 m de haut : très impressionnant !!

En milieu d'après-midi, je quitte Céline pour prendre mon train (j'arriverai le lendemain matin). Elle a donc une journée de plus et elle en profitera pour visiter le lendemain, Lamma Island, une petite île à 25 km du centre de Hong Kong. Là-bas, changement de monde pour le moins inattendu. Elle y découvre deux petits villages de pêcheurs, des chemins pédestres longeant le littoral et tout ça, sans gratte-ciel, ni voiture ! Voici une île complètement déconnectée de la vie trépidante du centre-ville et ça lui a fait beaucoup de bien de se retrouver en pleine nature.

Le soir, Céline me rejoint à Guilin. Le temps est brumeux et très lourd, on n’y reste qu’une journée et jeudi, on part pour Yangshuo (c’est à 1h30 de bus). Une nouvelle expérience nous attend. Grâce a Couch Surfing encore, on a «rencontré» Johnson, un chinois travaillant dans une école linguistique. Il nous a proposé de nous héberger et en contrepartie, on s'est engagées à converser en anglais avec des étudiants deux heures par jour.

En milieu d’après-midi, on arrive, nos gros sacs sur le dos, au Zhuo Yue College. On demande à voir Johnson, mais il est absent.  C’est Luna la responsable des bénévoles qui nous accueille, enfin, le mot est un peu fort car elle commence par nous dire qu’elle n’a pas besoin de nous : elle a suffisamment de volontaires et en gros, elle nous demande de quitter les lieux. C’est vrai que ça tombe mal : le vendredi et le week-end, il n’y a pas d’atelier conversation avec les étudiants, mais nous, on n’était pas au courant ! On lui répond donc que notre arrivée était convenue avec Johnson et qu’elle ne peut pas juste nous demander de repartir sans nous donner un coup de main pour trouver un plan B. 

Du coup, elle change son fusil d’épaule et nous dit que finalement, elle a besoin de nous pour faire de la saisie informatique ce soir et on conversera avec les étudiants lundi. Par contre, il faudra se tenir à carreau : le règlement est strict et quiconque y déroge est passible d’une sanction !! Pas de retard autorisé, interdiction de laisser trainer nos affaires dans le dortoir, … sinon, amende de 50Y (6€) !! Ca ne rigole pas avec les chinois !

Yuangsho est une petite ville très sympathique et bien adaptée aux occidentales que nous sommes : rues piétonnes, petits magasins, restaurants variés (on sature avec la cuisine chinoise, très grasse et à base de viande en tout genre). 

Chaque jour, on part explorer les alentours alternativement en vélo et en scooter. Les paysages sont splendides. Cette région est magnifique : elle est jonchée de pics calcaires qui ressemblent à des pains de sucre. Par endroit, il y en a à perte de vue, ça donne l’impression de voir un paysage en 3D, impressionnant ! En plus, le temps est magnifique, on passe un très bon moment.

Dimanche, on a fait une petite excursion à Xing Ping, un village à une trentaine de km de Yangshuo, avec l’intention de faire une balade sur une petite barque en bambou. Ici , les bamboo boats (c’est comme ça que ça s’appelle), c’est l’attraction principale et aussi une véritable mafia. Des rabatteuses sollicitent en permanence les touristes et leur technique de vente se rapproche plus du harcèlement qu’autre chose (l’une d’elles nous a quand même suivies toute la journée, Céline a failli en venir en main pour qu’elle arrête de nous suivre!). 

Du coup, on n’a pas envie de faire appel à leurs services et on négocie directement avec un conducteur de barque. Manque de bol pour nous, on s’est fait repérer et 3 rabatteuses réussissent à dissuader le pauvre chauffeur de nous faire la balade. On est dégoutées et on finit par louer les services d’un homme qui est, vraisemblablement le boss de toutes ces femmes ! Impossible d’échapper à ce système, c’est assez ahurissant !

Mis à part ce petit détail, la balade est superbe et le spectacle saisissant (enfin, si l'on fait abstraction des dizaines de bamboo boats qui nous entourent... )

 

Retour en bus à Yangshuo, on nous assoit sur des petits tabourets en bois en file indienne dans le couloir. Le chinois sait optimiser l’espace et donc, la rentabilité de son business !

Hier, on quitte Yangshuo et on retourne à Guilin. On a quelques heures avant de prendre notre train et on en profite pour monter en haut de Elephant Hill :

Aujourd’hui, on vient d’arriver à Kunming, dans le Yunnan. Le voyage en train, de 18 heures tout de même, s’est déroulé comme les autres. Confortable et moderne, les compartiments sont en fait ouverts sur le couloir ce qui permet de sympathiser avec quelques chinois, comme aujourd’hui ce couple qui nous a offert des châtaignes et des gâteaux, mais aussi de nous taper sur les nerfs, notamment à cause de la musique chinoise qui passe en boucle, des chinois qui hurlent au téléphone ou ceux encore qui passent devant nous en raclant leur gorge avant d’aller aux toilettes pour cracher. Tout un poème…

En arrivant, petit choc thermique tout de même, on a bien perdu 10 degrés et le soleil a disparu… La météo n’annonce pas d’amélioration dans les jours à venir. On va donc certainement partir pour Dali ou Lijiang dès demain mais si le ciel gris nous suit, ça ne va pas être super. Enfin, c’est la vie ! 




Après la convalescence, les vacances !

16:30, 2/10/2011, Sanya .. Publié dans Chine .. 3 commentaires .. Lien
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Suite à quelques difficultés de connexion (merci la Chine !), cet article sera scindé en deux parties, la première ayant été écrite il y a 5 jours et la dernière ce jour-même…

Dimanche 2 octobre

Nous sommes toujours à … Shanghai ! Nous n’avons pas bougé puis 10 jours, changement de programme donc et il y a quelques raisons à cela !

A la fin de notre dernier article, nous venions de passer une soirée assez sympa avec Brian et Stuart mais nous avions omis un détail : mon genou ! Pour la petite histoire, j’ai fait un faux mouvement en dansant et j’ai entendu un « crac » au niveau de mon genou. Pourtant, je ne faisais pas de folies, même pas un rock acrobatique ou une salsa endiablée avec Salsaman ;) ! Non, je dansais très basiquement avec Stuart, le prof de tennis australien (que je ne recommanderais pas, vous devinerez pourquoi !), quand mon corps et le haut de ma jambe a basculé sur la droite alors que le bas de ma jambe, lui, est resté bien droit… Bref, je ne vais pas m’étaler sur le sujet, mais disons que le lendemain la douleur m’empêchait de me déplacer normalement et que ma mobilité s’en trouvait pas mal diminuée. Du coup, hôpital dans la journée de vendredi, IRM lundi pour vérifier le ménisque et verdict le lendemain. La bonne nouvelle est donc tombée : le ménisque n’est pas cassé. Seul hic, car il y en a un, c’est que si fissure il y a, je ne peux le savoir qu’avec une intervention chirurgicale. Je suis donc sceptique à l’idée de ne rien avoir dans la mesure où aujourd’hui encore (soit 10j après), je ne peux pas descendre normalement les escaliers, ni les monter et j’ai encore mal… Voilà pourquoi nous avons prolongé notre séjour à Shanghai ! Repos obligatoire ! 

Dans notre petit malheur, Brian ne nous a pas mises à la porte (et ce malgré mon nouveau look, n’est-ce pas Gilbert !) et cela fait donc 10 jours que nous sommes hébergées gracieusement chez lui… C’est dire à quel point il est très généreux et sympa !


Shanghai aura donc été l’occasion de côtoyer quelques expatriés et autres occidentaux travaillant ici. Ingénieur, prof de langue, tennis ou basket coach, traducteur ; ces personnes ont changé de vie pour quelques mois ou années. C’est une autre forme d’aventure car la culture chinoise réserve bien des surprises ! En tout cas, la vie semble sympa ici. Ville ultra moderne, vie nocturne active, coût de la vie raisonnable, mélange de cultures ; un quotidien ici pourrait nous plaire. Seulement, la donne n’est pas la même quand on est juste des touristes ! Shanghai est une ville dynamique pour y vivre, mais pas vraiment touristique au sens où il n’y a pas grand-chose à voir... En tout cas, pas pour 10 jours :-( !


Malgré mon statut de « physically challenged » (selon Manue !), nous avons tout de même visité quelques sites intéressants :

La vieille ville dont la partie restaurée, bien que très belle, est devenue un véritable bazar pour touristes . 

Le Yu Garden, un jardin classique chinois, un des plus beaux de Chine d’ailleurs. Dommage qu’il y ait eu autant de monde mais bon, c’est la Chine !

Deux temples : Le Jiang’an Temple construit au milieu de centres commerciaux (pour l’ambiance spirituelle on repassera !) et le Temple du Bouddha de Jade, le plus célèbre de la ville. D’ailleurs une centaine de moines y vivent encore. Plutôt agréable à visiter.

La rue commerçante, Nanjing Lu et la célèbre Place du Peuple.

Le quartier de Pudong sur l’autre rive, où l’on peut voir de plus près ce quartier moderne et hallucinant où des centaines de tours s’élèvent à tour de bras.


Le musée de la Propagande où sont exposées des centaines d’affiches réalisées principalement pendant la période de Mao Zedong et qui servaient à influencer le peuple chinois en faisant passer différents idéaux politiques, économiques, sociologiques, etc. 

Le musée des Sciences avec des salles sur la nature, l’écologie, les robots et même un film sur les Tigres en Inde sur un écran en forme de globe qui passait au-dessus de nos têtes. Beaucoup d’informations tout de même, en anglais en plus, à la fin c’était dur dur de connecter les neurones :S !

  

Le musée de l’urbanisme qui explique le développement assez exceptionnel de cette mégalopole. Pour faire court, depuis 1990, 3000 tours ont été construites et 2000 sont en projet.  C’est le plus grand chantier au monde, l’équivalent de sept quartiers de la Défense !!!! Shanghai ne craint vraiment pas la démesure !!!


Quelques soirées sympas aussi : concert d’un groupe originaire de Singapour, dîner avec un groupe d’espagnols travaillant tous à Shanghai, dernier verre sur un toit terrasse de Shanghai, vue sur toute la ville la nuit depuis le 54e étage d’une tour (sachant que la tour la plus haute fait 100 étages !), soirée VIP avec des joueurs de la NBA (mais pas si sympa que ça, si ce n’est le champagne gratuit !) et bien sûr de nombreuses balades sur le Bund, la promenade qui longe la rivière Huangpu et qui offre une vue hallucinante sur toutes les tours illuminées de Pudong.

  

Depuis hier, toute la Chine est en vacances et c’est devenu un peu l’enfer ! Et la Chine, c’est tout de même 1,3 milliards de personnes ! C’est fou d’ailleurs quand on y pense, car plus d’une personne sur 5 est donc chinoise sur cette terre. Waouh ! Donc, vous imaginez la folie dans les rues… Pour le plaisir, voici juste une photo du métro ! 

Quand on voit cette foule, on comprend un peu mieux pourquoi la Chine contrôle l’évolution de sa démographie depuis 1978 avec sa politique de l’enfant unique… Pour votre culture, même si vous le savez sûrement, le gouvernement agit directement sur les familles en donnant des subventions à celles n’ayant qu’un enfant, rien et une amende à celles ayant deux enfants  et de graves pénalités à celles qui en auraient un troisième… 

Petit bémol tout de même avec les familles habitant à la campagne : si le premier enfant est une fille ou handicapé (super le parallèle !), il est possible d’avoir un deuxième enfant sans supporter les pénalités du gouvernement. Les résultats de cette réforme sont bons, la croissance a énormément ralenti mais bon, le système n’est pas parfait et entraîne quelques problèmes, comme un changement radical des structures familiales et des mentalités (bien qu’un enfant unique présente absolument toutes les qualités possibles ;) !). Sans compter, certaines dérives, comme le meurtre à la naissance de bébés de sexe non désiré… les filles principalement.

C’était le petit point démographique ! D’ailleurs aujourd’hui, nous avons eu encore un exemple de cette énorme population. Nous souhaitions prendre le train ou le bus pour nous rendre dans une ville voisine et ça n’a pas été possible. A 10h, tout était plein jusqu’en début d’après-midi ! Retour au bercaille du coup...


Demain, nous partons en «vacances» avec Brian et son ami. Le terme «vacances» doit vous faire sourire, j’en suis sûre ! Nous aussi, on avoue ! Bon, on plaisante un peu là. Disons que nous partons tous les 4 dans le sud de la Chine sur l’île de Hainan. Ils ont eux-aussi leur semaine «off» comme on dit et ce petit plan à la plage s’annonce très sympa. Pour être franches aussi, presque 2 semaines à Shanghai, c’était vraiment TROP ! On tourne en rond depuis un moment et la nature nous manque. Cette petite pause a fait du bien à mon genou, mais pas vraiment au moral donc, demain, on est super heureuses de partir !

Voilà, pour ces dernières petites aventures. Je dois dire qu’elles n’ont pas été aussi palpitantes qu’habituellement, mais on ne maîtrise pas toujours le destin ! En tout cas, s’il faut faire un petit bilan des choses qui nous étonnent en Chine, je parlerais du métro et des chinois qui se jettent sur la place dès qu’elle se libère, des stands de viande qui grillent de partout avec des morceaux super louches, de la modernité des villes (surtout Shanghai !), du sens des affaires très aiguisé des chinois (un sou est un sou !), des passages piétons où même quand c’est vert, on n’est pas prioritaires (toujours pas compris à quel moment on l’est !) et bien entendu, des foules impressionnantes qu’il peut y avoir sans que cela n’ait l’air de choquer quelqu’un.

 

Vendredi 7 octobre

Les vacances sont finies ! Nous sommes encore dans notre chambre d’hôtel mais à minuit, on prend le train de nuit en direction de Canton, puis Hong Kong. 

J’écris donc depuis Sanya, petite ville située au sud de la province insulaire de Hainan, en gros sur la pointe sud de la Chine. Destination prisée des chinois et des touristes russes, en cette période de vacances, il y avait donc pas mal de monde. 

Le voyage depuis Shanghai a duré toute une journée tout de même. Première étape : le trajet pour se rendre à l’aéroport. Pour cela, nous avons emprunté le MagLev, un train à suspension magnétique reliant la ville et l’aéroport à une vitesse de 430 km/h ! Un truc de fou, c’est assez impressionnant ! Deuxième étape : 3h d’avion, troisième étape : 2h de train pour traverser la péninsule et enfin un petit quart d’heure de taxi ! Sanya, ça se mérite…

Les quatre jours à la plage se sont donc bien passés, si ce n’est un petit détail : la météo !  Il a plu tous les jours ! La première journée a donc nécessité l’achat d’un parapluie et c’est ainsi que nous avons visité les deux plages de Da Dong Hai et Yalong Bay. Nous nous sommes aussi promenés le long de la plage principale de Sanya se situant à 2 minutes à pied de notre hôtel. A notre grande surprise, on constate beaucoup de dégâts. Des petits chemins bétonnés qui mènent à la mer sont complètement détruits, des palmiers sont allongés sur le sable, la route qui longe est à moitié inondée, quelque chose semble s’être passée il y a peu de temps. En effet, nous apprendrons par la suite qu’un typhon est passé par là 2 jours avant notre arrivée et que d’ailleurs un autre est annoncé dans l’après-midi ! Quelle organisation ! J’ai comme l’impression qu’on a un peu oublié de regarder la météo avant de partir… Enfin, la nature réserve parfois de belle surprise et heureusement, cette fois-ci, elle a choisi un autre chemin pour le typhon qui nous était réservé ! Pas de catastrophe, ouf, mais de la pluie tous les jours  !

 

Je ne vais pas m’étaler sur notre séjour balnéaire. Farniente sur la plage (on a eu quand même quelques heures de beau temps !), baignade au milieu des chinois et de leurs bouées (certaines zones sont envahies par des enfants et adultes pataugeant avec de grosses bouées… Bizarre !), séances photo avec quelques chinois pour qui nous représentions une curiosité, dîner et soirée à notre QG le Dolphin, quelques parties de billard avec des russes, …

 

Rien de spécial mais un très bon moment passé en compagnie de deux personnes agréables, surprenantes et marrantes. « How are yoooooooooooou ? », ça m’a fait beaucoup rire. See you soon guys… 




Welcome to Pekin Arnaques Express !

12:00, 23/09/2011, Shanghai .. Publié dans Chine .. 2 commentaires .. Lien
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On n’avait pas tellement de doute en arrivant en Chine, mais ça se confirme : notre vie de princesses est bel et bien derrière nous ! Pékin nous a réservé beaucoup de surprises, tout aussi inattendues, mais dans un style bien différent … Je reprends donc là où Céline s’était arrêtée mercredi dernier…

Nous logeons dans une guesthouse bien sympathique, en plein centre de Pékin. On se balade dans ce quartier qui est immense, on visite la place Tienanmen

 le jardin Zhongshan

 

Vendredi, on passe une bonne partie de la journée dans la cité interdite. Il s’agit du Palais Impérial. Patrimoine de l'Unesco, il compte plus de 9000 pièces et s'étend sur une superficie de 72 hectares. Il fait partie des palais les plus anciens et les mieux conservés de Chine.

 

La visite est longue, très longue. Pourtant, on a un audioguide avec nous, mais à notre grande surprise celui-ci à la particularité de se déclencher seul devant chaque coin qui mérite une explication (Et Dieu sait qu’il y en a :S !). Pas de bouton « marche-arrêt », c’est lui qui décide, donc impossible d’avoir une conversation entre nous, le truc démarre quand il veut (il doit être relié à des bornes…), du délire !

Une fois sortie de là, l’envie de se poser et de se boire un petit thé se font ressentir. Sur la route, trois jeunes chinois (deux filles et un garçon) nous abordent. On discute et le courant passe bien. On continue notre discussion dans un « tea shop », une sorte de salon de thé à la chinoise. On est ravies car ça a l’air vraiment typique! On est installés dans une petite salle privative et une femme anime une cérémonie : on goûte ainsi à une dizaine de thé. Il y a tout un rituel dont évidemment, on ne comprend pas un mot, mais c’est très intéressant à regarder.
Au bout d’une heure, Xiao, le garçon, demande l’addition. La serveuse nous tend la calculatrice pour nous indiquer le montant à payer : 1 500 RMB pour nous deux, soit environ 200 euros !!!! Pendant que j’essaie de comprendre d’où vient l’erreur (genre, il y a un zéro de trop… ) ; Céline se tourne vers moi, l’air résigné et déçu  et me dit: « Ah, c’est une arnaque ! ».
On n’avait rien vu venir, tout était prévu et le scénario bien ficelé. Céline se tourne vers Xiao et lui demande :  « C’est une arnaque, c’est ça ? ». Lui, qui jusqu’à présent parlait très bien français, ne semble plus comprendre grand-chose. Les regards changent, deviennent fuyants, la jovialité a complètement disparu. On nous réclame à nouveau l’argent. On dit qu’on n’a pas cette somme sur nous et que, de toute façon, il est hors de question de payer autant (on leur propose de payer 100 RMB pour nous deux).
On leur demande donc d’appeler la Police pour régler ce problème, après tout, si la note est juste et qu’on n’a pas l’argent, cela est du ressort de la Police ! Evidemment, ils n’appellent personne. Céline sort de la pièce, non sans mal car l’une des filles tente de la bloquer, en vain. Moi, je n’ai pas le temps de la suivre, ils ferment la porte derrière elle !  Rapidement, je leur tends 100 RMB, la serveuse les accepte et ils rouvrent la porte. Heureusement, car Céline commençait à paniquer. La pauvre, elle a vécu 2-3 minutes affreuses, essayant d’ouvrir la porte bloquée et ne sachant pas ce qu’il se passait derrière...
On quitte l’endroit et on s’arrête 200 mètres plus loin. C’est la première fois qu’on est confrontées à une escroquerie de ce genre et croyez-moi, ça fait un drôle d’effet !!!
Après avoir repris nos esprits, on décide de retourner devant  le restaurant pour noter l’adresse et la communiquer à la police. La serveuse, en nous voyant, réessaie de nous intimider, mais elle voit bien que ça ne prend pas. Elle s’inquiète même sérieusement  quand elle nous voit prendre une photo de son établissement (c’est du bluff car malheureusement, la batterie de l’appareil photo est à plat).
On apprendra par la suite que cette pratique est très fréquente à Pékin. Dans notre hôtel, une affiche met  en garde les touristes à ce sujet (maintenant, on sait que « Scam » veut dire arnaque en anglais !)


Samedi soir, on se prépare pour aller danser la salsa dans un club. Simon, un américain qui loge dans notre hôtel, se joint à nous. On note l’adresse en chinois sur un papier (la plupart des chauffeurs de taxi ne parlent pas anglais) et on part à la recherche d’un taxi. A notre grande surprise, personne ne veut nous emmener ! Il est 21h, il y a beaucoup de gens dans les rues et les taxis, qui n’ont que l’embarras du choix, préfèrent ne pas s’encombrer d’occidentaux. Il ne nous reste que l’option des moto-taxi hors de prix et on n’a pas tellement envie de se faire escroquer! Au bout d’une demi-heure, on capitule. Il fait froid et on en marre. Pas de Saturday Night Fever pour aujourd’hui, on se contentera d’un petit resto.

Mais la soirée n’est pas encore terminée ! Vient ensuite l’heure d’aller se coucher. Le matin même, pour diminuer nos dépenses, on a quitté notre chambre pour s’installer dans un dortoir. A peine 5 minutes après nous être installées dans nos nouveaux lits, Céline me dit « Ca pique, il y a quelque chose de pas normal ». Mon cou me démange aussi. Elle allume la lumière et le constat est sans appel : il y a des punaises dans le lit, les fameux bedbugs qui nous avaient rendues dingues en Malaisie. Ni une, ni deux, on remballe tout, pas question de rester ici !
Le gardien de nuit nous dit de déménager dans un autre dortoir, mais ce dernier ressemble plus à un dépotoir qu’autre chose : des vieilles affaires traînant partout, pas de matelas, une odeur horrible de tabac froid... Donc, pas question.  On bataille pendant une bonne demi-heure. Le réceptionniste prétend que tout est plein en dehors de ce dortoir pourri. Bref, on exige qu’il appelle son chef, il fait semblant, Céline allume Internet et elle est prête à écrire des commentaires bien salés sur cet hôtel. Il finit par appeler son boss et l’affaire est réglée : on finit par réintégrer notre chambre initiale, celle qu’on avait le matin même avant de décider de migrer en dortoir. Inutile de préciser qu’on s’endort vers les 2h du mat’ avec un grand ras-le-bol de la Chine et des chinois !!!!


Dimanche, on visite le Heaven Temple (le temple du Ciel). Ce site forme un ensemble majestueux de bâtiments dédiés au culte et est entouré de très jolis jardins. Son agencement global, comme celui de chaque édifice, symbolise la relation entre le ciel et la terre (le monde humain et le monde divin) essence de la cosmogonie chinoise.


Dans un coin du parc, il y a de la musique et des gens dansent. Certains nous invitent même à en faire autant, c’est sympa !

Lundi, c’est journée excursion. On loue une voiture avec chauffeur et guide pour aller à la Grande Muraille et aux 13 tombeaux des Ming. Pour en profiter un maximum, on part dès 6h30. Simon est de la partie. 
Dès 6h45, ça sent l’embrouille. La guide n’est pas du tout au courant de ce qu’on avait convenu avec l’agence. Il faut à nouveau tout renégocier et une fois de plus, on a le sentiment de se faire avoir. Le ton monte rapidement (je vous passe les détails !) et on perd du temps. Du coup, on arrive plus tard que prevu a la Grande Muraille (sur le site de Mu Tian Yu)nde Muraille alors qu'on voulait arriver les premiers pour éviter la foule. Une fois sur le parking, on leur propose deux solutions : soit il accepte le ''deal'' de depart, soit on arrete la l'aventure. La femme fait un geste avec ses mains pour nous dire en gros de ''virer'', on en deduit facilement que la 2e option a ete retenue. Tant mieux! On rentrera par nos propres moyens à Pékin.

En dehors de ce petit incident, on passe un excellent moment : la Grande Muraille est vraiment très impressionnante !!! Construites, détruites et reconstruites en plusieurs fois et plusieurs endroits pour marquer et défendre la frontière nord de la Chine,  ces fortifications militaires sont d’une longueur totale de 6 700 km !

Le temps est magnifique, c’est grandiose !!! On marche bien une dizaine de kilomètres à la fois sur les parties restaurées et non restaurées du mur. Il y a de belles montées et descentes. On doit être trop sportives je pense, car à l’heure où j’écris (4 jours plus tard), on a encore très mal aux mollets !

 

Au fait, elle est belle ma Céline avec sa nouvelle coupe !!!! Pour ceux qui nous suivent depuis le début du blog, vous avez du remarquer que nous avons beaucoup changé de coupes (surtout moi !), mais cette fois-ci, c’est Céline qui a pris le relai :-)))

Mardi, on passe quelques heures dans le très joli temple du Lama.

Sur le chemin du retour, on s’arrête à la gare ferroviaire pour prendre nos billets Pekin-Shanghai. La veille, on avait essayé de les acheter, mais personne n’avait voulu nous les vendre !! Dans l’indifférence générale, on a été dirigées de guichet en guichet et à chaque fois, on se faisait refoulées car l’agent ne parlait pas anglais. Il y en a même un qui, quelques secondes après qu’on lui ait adressé la parole, s’est levé de son siège et a quitté son poste : on a halluciné !
Là, on est mieux organisées : tout est écrit en chinois sur un papier, on n’aura pas besoin de parler. On réussit à prendre nos billets, ouf, on va pouvoir quitter Pékin !! :-)


Mercredi, on prend donc le super train Express pour Shanghai : très confortable et très rapide (300 km/h en moyenne, avec la vitesse affichée dans la voiture). Tout aurait été parfait s’il n’y avait pas eu le bruit et les odeurs,… :-(



On arrive à Shanghai en fin de journée. On se rend chez Bryan, un américain qui vit ici et que l’on a rencontré grâce à Couch Surfing. Une fois de plus, on est très bien tombées. Bryan nous accueille très chaleureusement et nous emmènent dîner dans une petite gargotte typique dans son quartier. Après, on fait une petite balade et on découvre Shanghai by night. Le soir, les tours sont illuminées, c’est vraiment très joli et d'ailleurs on peut aussi apprecier ce spectacle depuis la baie vitree du salon de Bryan... Trop bien !


Hier, on s’est promenées dans le centre-ville, autour de la place du peuple et visité le jardin Yu

 

Le soir, en compagnie de Brian et de Stuart, son ami tennisman australien, nous tentons d'aller danser la salsa (again!!) et pour ne pas changer, la soiree en question n'a pas lieu (l'info qu'on a eue sur internet datait de 2009 et le club avait ete revendu entre temps). L'endroit est sympa, les gerants nous invitent a boire quelques verres. On termine la soiree dans une boite.

Voila pour nos premiers jours en Chine ! Suite au prochain episode...




Dernier volet russe pour les deux boulets !

16:28, 14/09/2011, Pékin .. Publié dans Russie .. 3 commentaires .. Lien
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Il y a une semaine, nous avions quitté Moscou pour Saint Petersbourg en train de nuit.

A minuit, on nous emmène donc à la gare et nos hôtes assurent jusqu’au bout, ils nous accompagnent en voiture jusqu’au train, et même jusque dans notre voiture. Ils sont juste adorables ! Pasha nous portent nos deux sacs plus un autre que l’on doit apporter à la sœur d’Oxana qui vit à Saint Petersbourg. On hallucine ! Le pauvre, il doit avoir 40 kilos sur le dos, mais ici c’est comme ça, ce sont les hommes qui s’occupent de ce genre de mission. On ne s’en plaint pas ;) même si ça nous gêne un peu, ils en ont déjà tellement fait pour nous ! Une fois nos sacs posés près de nos couchettes et une fois assurés que tout est en règle pour notre voyage, ils nous disent au revoir et, surtout, à bientôt à Goa :) !
Le voyage se passe donc très bien. Les couchettes sont au nombre de 4 par compartiment, nous avons des draps et une couette très propres à disposition. L’endroit est clean et moderne, on ne regrette pas nos trains de nuit français, même si j’ai une affection toute spéciale pour eux ;) !

Arrivées à 8h, nous n’avons pas le temps de sortir du train que notre nouvel hôte est déjà sur place et au taquet ! Vlad n’a pas attendu sur le quai, il est dans le train et prend nos sacs sur le dos ! La relève est assurée, ça ne fait aucun doute ! La suite s’enchaîne vite (surtout pour nous qui ne portons pas les sacs !), bus, marche, on arrive chez Vlad qui s’occupe de nous laisser de la place dans ses placards et de nous faire un petit déjeuner. Le ton est donné, il veut s’occuper de tout ! Des visites, de la cuisine, de la vaisselle, de notre confort, bref il veut que notre séjour soit parfait !
 
 
Une nouvelle fois, l’accueil russe nous laisse sans voix. Quelle gentillesse et quelle générosité ! C’est fou, on ne sait même pas comment les remercier. Eux nous disent être déjà très contents que nous soyons venues leur rendre visite dans leur pays, mais ça me semble assez léger par rapport à tout ce qu’ils nous offrent. En plus, Vlad vient de rentrer d’Ukraine la veille où il a travaillé durement pendant 3 mois. Il doit être fatigué, pourtant il ne s’en plaint pas, sa seule préoccupation, c’est nous.

La semaine à Saint Petersbourg a donc été très intéressante. Pour votre culture, mais vous le savez sûrement déjà ;), Saint Petersbourg est la plus grande ville de Russie par sa superficie et la deuxième ville la plus peuplée après Moscou. Capitale de l'Empire russe de 1712 à 1917, Saint Petersbourg a conservé de cette époque un ensemble architectural unique qui en fait une des plus belles villes d'Europe. Classée au patrimoine de l’Unesco, la ville est vraiment très belle et c’est avec beaucoup de plaisir que nous suivons Vlad à travers plusieurs visites.

Tout d’abord, le centre ville avec la célèbre Perspective Nevski, qui est un peu notre équivalent des Champs Elysée pour Paris. On trotte sur quelques kilomètres effectivement, la perspective est longue de 4,5 km reliant les deux bras de la Neva, un fleuve qui traverse Saint Petersbourg. Pour info, la ville est construite sur le delta de la Neva, d’où un nombre de canaux importants (10%  de la superficie sont des étendues d’eau). 

Notre balade se poursuit par :  
Le Pont Anitchkok, le plus ancien et le plus connu des ponts. Il fait le prolongement de la perspective Nevski et est décoré de quatre statues équestres et de grilles en fonte.
 
 
Au loin, nous apercevons la sublime et colorée Cathédrale de la Résurrection Saint-Sauveur-sur-le-Sang-Versé
 
 
On passe par :
La principale place du Palais, où l’on retrouve le Palais d’hiver et la colonne Alexandre,
 
 
 
la Place Ostrovski et la cathédrale Saint Isaac.
 
 
La ville est assez étendue, c’est agréable de la visiter à pied et ça réchauffe car le temps n’est pas vraiment très estival à notre goût. Autour de 12-13 degrés, quand le soleil nous boude et que le vent se lève, il peut faire très froid ! Heureusement que Vlad contrôle nos vêtements avant de décoller de chez lui pour nous rajouter des couches de pulls s’il juge que ce n’est pas assez ! Et je ne plaisante même pas !

Les journées s’enchaînent ainsi entre visites et notre quotidien auprès de Vlad. Bon, si on veut, car ce genre de rythme s’apparente plutôt à celui de deux boulets totalement pris en charge ! Ca ne doit pas être le reflet objectif de la vie en Russie. Sinon, moi je signe ;) ! En tout cas, sans vouloir dénigrer notre gente masculine française, je dirais que nous sommes assez positivement surprises par la galanterie russe, même si l’idéal se situe peut-être à mi chemin. Ici, en Russie, l’homme est vraiment le pilier de la famille. Il s’occupe de subvenir aux besoins de sa famille et de les protéger. Il est celui qui est responsable financièrement et dès le début d’une relation, c’est lui qui paiera absolument tout. L’homme russe est très romantique et la femme est traitée comme une vraie princesse, tout au moins au début car la facture finira par arriver. Effectivement, lorsqu’un foyer sera construit, la femme russe devra s’occuper de toutes les tâches ménagères et des enfants, peu importe si elle travaille ou non. Je parle ici de généralités bien sûr et de ce qu’on nous a dit. Il doit y avoir des exceptions, des variantes mais dans les grandes lignes, c’est ça. Les rôles semblent être très clairs, peut-être plus que dans nos sociétés où le rôle de la femme et de l’homme a beaucoup changé ces dernières décennies pour se perdre un peu... Difficile cependant de dire où se situe l’idéal. Il n’y en a pas je pense…

Vlad, en tout cas, n’a pas d’aprioris sur les tâches ménagères car nous n’avions pas le droit de toucher à quoique ce soit ! Il a donc fallu batailler pour donner un coup de main. Pour l’occas, nous lui avons préparé un dîner français (bon ok, lasagnes et crumble ça n’est pas trop français !). A ce propos, expérience très marrante au supermarché, on a confondu le lait avec la crème fraîche (conditionnement en bouteille d’1 litre…) et les courgettes avec les concombres (ça se ressemblait) ! Tout est écrit en cyrillique, l’horreur !
Vlad, quant à lui, a fait honneur à l’Ukraine en nous préparant des « varinikis », une sorte de ravioli qui peut être fourré à la pomme de terre, œufs, choux, fruits, etc. Soirée délirante et très sympa, félicitations au chef cuisinier ! 
 
 
Durant notre semaine, nous avons aussi visité le fameux musée de l’Hermitage. Ce musée est énorme et nous n’en avons vu qu’une partie. Il expose en effet 60 000 pièces dans près de 1 000 salles. Ce musée est un des plus grands au monde et franchement, ça n’a pas été facile de rester concentrée pendant toute la visite ! Nombreuses pièces d’antiquités, collection d’œuvres d’art européen, nombreuses peintures de Picasso, Renoir, Matisse. L’intérêt ne manque pas mais après 2h le cerveau commençait déjà à faiblir !
  
 
 
Saint-Petersbourg ne peut être visitée sans une petite « boat cruise » sur ses canaux. La ville comporte 42 îles et c’est depuis la plus connue, l'île Petrogradski sur la rive droite à laquelle s'adosse la forteresse Pierre et Paul, que nous embarquons à bord de notre petit bateau de croisière. On a le droit à une animatrice du tonnerre, micro en main, elle commente tous les beaux monuments, ponts et faits historiques qui  jalonnent notre parcours… Tout ça, en russe !!! Pas de bol, car franchement, elle a l’air de trop assurer. Vlad peut au moins en profiter… 
 
Au programme aussi, le Palais de Tsarkoïe Selo, situé à 25 kms de Saint Petersbourg, dans la ville de Pouchkine. Salle de bal tout en dorures, salle des tableaux, salle d’Ambre, ce Palais et magnifique et immense.
 
   
Petite marche agréable et paisible dans le jardin du Palais pour terminer la journée. 
 
 
 
Dimanche soir, Vlad contacte un de ses amis et c’est à l’arrière d’un cabriolet que nous visitons Saint Petersbourg by night et que nous assistons à l’ouverture des ponts de la ville.

 
 
C’est un spectacle magnifique et pour l’occasion, bonnets, gants et manteaux nous ont été fournis ! Toujours au top l’organisation !
         

Aujourd’hui, j’écris cet article à Pekin. Changement de décor et de rythme, les deux boulets ont quitté la Russie et surtout leurs « gentils organisateurs » ! Snif, c’est qu’on commençait à y prendre goût ;) ! Ce séjour en Russie aura vraiment été une expérience très riche et authentique qui, pour moi, représente une des plus belles aventures de notre voyage. Vivre si près de cette culture différente de la nôtre, côtoyer les habitudes des russes, vivre leur quotidien, partager nos différences, nos interrogations, être invitées dans leur monde, rire avec eux, chanter (on s’excuse car on pense en avoir traumatisé plus d’un ;) !!!), trinquer en russe (« Nas Drovie » ! ;)), tous ces moments nous ont fait passer un formidable séjour.

Merci sincèrement à Oxana, Pasha, Vlad et leurs amis. A charge de revanche, on espère.



La vie de Tsarine à Moscou

20:45, 4/09/2011, Moscou .. Publié dans Russie .. 5 commentaires .. Lien
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Ca y est, nos "vacances" en France s’achèvent. Cinq semaines pendant lesquelles nous avons, chacune de notre côté, rendu visite à nos proches. Petite parenthèse dans notre vie de backpackeuses et retour temporaire à la "réalité". La réadaptation a été un peu difficile, comme l’expliquait  Céline dans le dernier article, mais en dehors de ça, c’est beaucoup  de bonheur de revoir famille et amis mais aussi de la frustration de devoir leur dire au-revoir si vite.

En fin de semaine, je rejoins Céline à Nice. Derniers jours pour profiter de la dolce vita de la Côte d’Azur, de la gastronomie niçoise en compagnie de ses amis et aussi pour régler les dernières formalités administratives. 

Mardi, Fred nous emmène à l’aéroport. On en profite pour le remercier à nouveau pour son hospitalité, sa gentillesse et aussi sa grande patience !!!! 

On embarque et dans l’avion, on se demande ce qui nous attend ! En début d’année, on avait rencontré  un couple de russes, Oxana et Pasha, à Goa, en Inde et ils nous avaient invitées à venir chez eux. On s’était dit au-revoir en maillot de bain et là, on va les revoir à Moscou, ça nous parait un peu surréaliste mais on est impatientes de vivre cette expérience !  Après 6 heures de vol et une escale à Kiev, l’avion atterrit, les gens applaudissent, ça semble être la tradition à laquelle on adhère immédiatement :-)

Oxana et Pasha sont là, avec leur petit yorkshire Baloo. L’accueil qu’ils nous réservent est royal : on est logées dans l’appartement de la grand-mère qui est en vacances à la campagne. Eux habitent dans le même quartier, à 5 minutes à pied. Chaque matin, quand on est prêtes, on appelle Oxana et on part en balade avec elle. On se laisse totalement guider et il faut avouer que c’est très confortable et appréciable, notamment parce que la langue russe n’est pas très intuitive pour nous (elle est écrite dans l’alphabet cyrillique).


Les premiers jours, on visite la fameuse Place Rouge,

la Cathedrale St Basile : située à deux pas du Kremlin, c’est un lieu incontournable, un symbole de l'architecture russe. Avec ses parois rouges et son ensemble de tours coiffées de dômes colorés, eux-mêmes surmontés de croix dorées, elle a des allures de maison de poupée et de château de princesse.

le musée des armoiries : c’est le musée le plus ancien et le plus important du Kremlin.

le magnifique Parc Altoufievo et son immense verger où chacun peut ramasser et manger des fruits à sa guise,

 

Le Palais de Tsaritsyno  et son parc. Dans le musée, on se prête à un jeu assez amusant : celui de se déguiser en princesses !! Une habilleuse est à notre disposition. En quelques minutes, elle nous met un jupon à cerceaux, une robe, un collier, nous coiffe, nous met un éventail dans les mains, et hop, on est prêtes pour la séance photo dans la salle de bal !! Situation complètement hors du temps et loufoque, surtout quand l’habilleuse a pris elle-même la séance photo en main en nous faisant prendre la pose. Si vous trouvez qu’on n’est pas très à l’aise dans nos rôles de princesses, c’est normal, on ne l’était pas :-)

On fait même une petite croisière sur le fleuve Moscou

 

Samedi, nos hôtes organisent une petite fête en notre honneur. On connaît la plupart des invités car eux aussi étaient à Goa cet hiver. Les festivités commencent à 15h. Au fur et à mesure que les gens arrivent, ils se mettent à table, ce qui nous semble étrange vue l’heure. Enfin, on s’adapte et rapidement, on se retrouve avec un verre de vin à la main, de la charcuterie et du fromage dans notre assiette. 

  

On passe donc l’après-midi à table et en milieu de soirée, on se rend dans un club karaoké (en taxi, je précise !). On ne fait pas exception et on chante, en duo bien sûr, quelques chansons en français. Fait surprenant tout de même : suite à une incompréhension dans le numéro de chanson, on se retrouve à devoir chanter une chanson d’Amy MacDonald qu’on ne connaissait pas du tout ! Je ne sais pas trop par quel miracle, ça passe inaperçu et on ne s’en sort pas trop mal ! L’honneur de la France est sauf… enfin, les russes sont trop polis de toute façon pour nous dire le contraire.

Dimanche, c’est Moscou Day. Il y a beaucoup d’activités dans les rues : concerts, défilé de mode, spectacles de rue,…. On se balade donc dans le centre-ville, c’est très sympa. Dans l’après-midi, le temps devenant très gris, Céline dit à Oxana « tiens, il va pleuvoir». A notre grand étonnement, elle répond que non et l’explication nous laisse sans voix. A la veille des jours fériés importants, l'armée de l'air russe mobilise des avions-cargo chargés d'iodure d'argent, d'azote liquide et de poudre de ciment pour asperger les nuages qui menacent Moscou et chasser l'humidité du ciel. Grâce à cette méthode, les intempéries météorologiques  sont maîtrisées. Trop forts, ces russes !! Comme quoi on peut vraiment faire la pluie et le beau temps !


Visiter Moscou dans de telles conditions est vraiment extraordinaire. Pouvoir échanger avec des russes, en savoir plus sur leur culture, quelle chance. Et quelle gentillesse !!! Nos hôtes sont très attentifs et prévenants. Ils mettent tout en œuvre pour que l’on se sente bien et que l’on profite de notre séjour. Ainsi, par exemple, il a suffit que Céline demande s’il existait des endroits où on danse la salsa pour que le soir même, on se retrouve dans un club salsa ! Il y avait même des cours, mais autant préciser que cela ne valait pas les cours de Salsa Man que j’ai eu le plaisir de rencontrer fin août !!! 

Hier, on visite la  cathédrale du Christ-Sauveur. Cet édifice a été détruit dans les années 1930 sur ordre de Staline pour y construire une immense piscine ouverte et a été reconstruit après la chute du communisme. L’intérieur est tout aussi impressionnant que l’extérieur, mais nous n’avons pas pu prendre de photo.

Le soir, Oxana nous emmènent au Music Hall et nous avons la chance de voir « Hello Dolly », comédie musicale américaine, version russe. Evidemment, on ne comprend pas les paroles, mais les décors, les costumes, la mise en scène sont tellement somptueux et grandioses que l’on passe un excellent moment.

Aujourd’hui, on passe l’après-midi au Kremlin, la forteresse mythique de la Russie. C'est une ville à part entière, avec ses palais, ses arsenaux et ses églises, un château médiéval qui relie le pays moderne à son passé légendaire. 

 

On a de la chance, il fait un temps magnifique ! On en profite car demain, on risque de ne perdre quelques degrés : ce soir, on prend le train de nuit pour Saint Petersbourg. Une nouvelle aventure en perspective, je pense qu’on n’est pas au bout de nos surprises !!




Dernier épisode avant les vacances, lol !

12:53, 29/07/2011, Reims .. Publié dans Indonesie .. 2 commentaires .. Lien
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Dans la grisaille de Reims et après une semaine sur le territoire français, je me mets un bon coup de pied là où il faut pour écrire notre dernier article ! Pas facile tout de même de se replonger dans notre monde de backpackers, le décalage est tellement grand qu’il me faut faire un effort pour me remémorer notre dernier épisode à Bali.

La dernière fois, nous étions donc à Ubud, où nous avons fêté mon anniversaire ! Je remercie d’ailleurs ma Biquña pour son petit mot me concernant, ça m’a beaucoup touchée. Même plus encore, j’ai du mal à me voir ainsi ! Je suis heureuse en tout cas si j’ai pu t’apporter un peu de couleurs dans ta vie. Etre dans la vie de l’autre et colorer son existence, c’est une jolie mission ! Je nous le souhaite pour encore très longtemps… Voire, forever :-) !

Nous avons donc profité de l’occasion pour faire un bon petit resto face aux rizières et pour prendre un verre dans un bar cubain. Original, non ?! Un bar cubain à Bali et qui fonctionne bien en plus ! Seul petit hic, nous sommes arrivées un peu tard pour écouter le groupe très sympa qui jouait des morceaux latinos… C’était la fin ! Tant pis, ce n’est que partie remise, on a noté l’adresse pour les jours suivants.

 

Le lendemain, on loue un scooter et on prend la route pour deux jours en direction du Nord de l’île, le lac Batur. La route n’est pas simple à trouver, mais en demandant à chaque intersection, on finit par arriver à bon port ! Les indonésiens sont très sympas, toujours volontaires pour nous indiquer la route. En chemin, on s’arrête à un restaurant un peu caché mais qui s’avérera être un endroit magnifique donnant sur une vue superbe faite de rizières et de végétation. Très agréable.

   

En revanche, le ton change en arrivant sur le point de vue du lac et du volcan Batur. Le temps s’est dégradé, le ciel est gris et nous avons perdu une bonne dizaine de degrés à cause de l’altitude (1400 m). En plus, des vendeurs nous harcèlent pour nous vendre leurs objets, au point même de nous gâcher la vue…

Après un petit déjeuner aux noodles dont le prix frôle l’arnaque, nous reprenons le scooter pour faire un tour aux villages bordant le lac. Très jolis points de vue et plus de vendeurs qui nous harcèlent, ouf !

   

L’ambiance est plus typique mais on ne reste pas longtemps, il nous faut reprendre la route pour Sidemen, un joli village en pleine campagne et niché dans des paysages de rizières de toute beauté. En route, une pause s’impose, on croise une sorte de procession dans un des villages que nous traversons. Les habitants ont revêtu leurs plus beaux habits, une sorte de « fanfare » donne le rythme, deux rangées de femmes portent sur leur tête des offrandes. Nous décidons donc de suivre ce petit défilé, qui n’est en fait qu’un rituel comme il en existe des centaines à Bali. L’arrivée se fait au temple, il est temps pour nous de faire demi-tour, nous ne voulons pas imposer notre présence.

  

C’est quand même fou le temps que les balinais passent à pratiquer leur religion par divers petits rituels. On hallucine complètement, il y a un tel décalage avec la France et la religion majoritaire, à savoir le catholicisme. Ce n’est pas du tout le même « folklore », si je peux me permettre ! Et pas du tout la même implication… Le moment a donc été intéressant, il nous a permis de réaliser un peu plus combien la religion est importante à Bali.

 

Arrivées à Sidemen, on se met à la recherche d’une guesthouse mais à notre grande surprise, il semblerait que les « riches » aient investi le coin ! Il n’y a que des belles demeures aux prix beaucoup moins sympathiques et carrément hors budget pour nous ! A force de tourner et de demander, on est orientées vers une petite guesthouse très familiale où le prix reste abordable. Ce qui est très impressionnant dans ce genre de maison typiquement balinaise, c’est la disposition du bâtiment. En fait, ça ressemble plutôt à une maison « compartimentée », comme des pièces ou des petites maisons disposées autour de la cour principale et d’un petit temple construit pour les rituels quotidiens de la famille. C’est du coup, assez convivial.

 

Le lendemain, petit déjeuner sur notre terrasse qui donne évidemment sur la cour et retour sur Ubud après une paire d’heures de shopping à l’extérieur de la ville (moins cher, directement chez les artisans , pas folles les guêpes !). Bon, on fait nos malignes mais on n’a pas rigolé longtemps surtout quand on a réalisé le nombre de kilos qui venaient de s’ajouter dans nos sacs !!! Ce n’est pas comme si on étaient limitées à 15 kgs dans l’avion :-(

On rentre donc dans l’après-midi et on avoue, on est contentes ! La date de retour approchant, l’idée d’une vie confortable aussi, on se déconnecte de plus en plus et ça nous rend un peu fainéantes et moins disposées à nous faire violence ! Du coup, on bulle les deux jours suivants à Ubud et bizarrement, la meteo s’y prête. C’est pluie et ciel gris la plupart du temps. On goûte donc aux massages balinais et Ubud est l’endroit idéal pour ça. Les Spas foisonnent, il y en a pour à tous les prix, du chic au plus basic dont les tarifs commencent à 6-7 euros l’heure ! Ca, c’est le petit plaisir à Manue car le mien, c’était plutôt lors des deux dernières soirées au bar cubain où j’ai pu trouver quelques cavaliers pour danser la salsa ! A Bali, tout est possible ! Et j’ai adoré, même si le must aurait été de partager ce moment avec « salsa man » qui se reconnaîtra. Bientôt, bientôt, à partir du 18 !!! Pas de festival cette année mais ça ne nous empêchera pas de se déhancher dans d’autres circonstances :-) !

 

Mardi matin, on décolle en minibus pour Kuta, l’endroit « culte » et branché de Bali, connu aussi pour être un chouette spot de surf, très prisé des australiens ! C’est là aussi qu’a eu lieu le terrible attentat à la bombe très médiatisé en 2002.  Bref, Kuta, ça n’est pas l’occasion de connaître davantage la culture balinaise mais ça nous donne deux jours pour régler les derniers préparatifs du voyage, pour profiter de la plage (et des beaux surfeurs ;-)) et pour se refaire une petite beauté avant le grand retour. Bon, ça c’était un peu la théorie car en pratique, on a arpenté la rue principale en long, en large et en travers en quête des derniers achats et ça nous a un peu (beaucoup) tapées sur le système !

 

Jeudi, décollage pour Paris via Kuala Lumpur avec Airasia, une compagnie asiatique low cost. Et pour le coup, c’était économique ! Pas de repas à bord (possibilité tout de même d’acheter ce qu’il faut), siège qui s’incline très faiblement, pas d’écran, les 13h de nuit entre la Malaisie et la France ont été dures dures ! Arrivée à 9h sur Paris, la grisaille donne le ton, mais où est passé l’été ? On n’avait pas vraiment prévu ça ! On s’étaient mises en tête que notre retour serait ensoleillé, avec petites robes à bretelles, verres de vin en terrasse et barbecue en famille… Mauvaise pioche. Heureusement que Virginie était là ! Ca nous faisait au moins un rayon de soleil à la sortie de l’avion, on ne pouvait rêver mieux comme accueil. Très sympa, elle est venue nous chercher, nous à déposées chez elle où nous avons déjeuné ce que nous rêvions depuis un moment (non, je ne parle pas de vin !) : baguette-conté !!!!! Un délice !

Depuis, je me suis rattrapée côté gastronomie française, j’ai refait le plein ! Après une semaine en France, à Reims plus précisément, je suis toujours dans l’attente du soleil mais je suis heureuse d’avoir revu une partie de mes proches. Le moral est fragile, la réadaptation n’est pas si simple. Je m’étonne de ce que je vois à la télévision, je m’inquiète de voir si peu de lumière et de gaité dans le visage des gens que je croise (manque de soleil ? Ca ne doit pas être que ça…), je suis surprise des kilos en trop chez une bonne partie de la population. Cette parenthèse de 5 semaines est une bonne chose, elle permet de me remettre à l’esprit les bons et les moins bons aspects de cette vie en France. J’arrive aujourd’hui à savoir davantage ce que je veux et ce que je ne veux plus. Le voyage aide à prendre du recul et le fait de retourner dans son environnement permet de réaliser le chemin parcouru, comme une sorte de baromètre. C’est intéressant.

Voilà pour les dernières nouvelles de ce blog. Très certainement, nous le continuerons pour les deux épisodes suivants : la Russie et la Chine. A ce sujet, bonne nouvelle aujourd’hui, nous venons d’obtenir le visa pour la Chine et tout est fait pour la Russie, il ne manque plus qu’à le récupérer à l’ambassade !

Encore un grand merci à tous ceux qui nous ont encouragées à travers ce blog. Vous ne vous en doutez peut-être pas mais cela nous réchauffe vraiment le cœur de lire vos commentaires. Voyager, ce n’est pas la même chose que d’être en vacances et parfois, on se sent un peu seules loin de ceux que nous aimons. Merci donc à ceux qui prennent un peu de leur temps pour nous transmettre leur Amour à travers quelques lignes. Merci tout simplement d’avoir pensé à nous.




Ca arrive, ça arrive !

18:22, 26/07/2011, Paris .. Publié dans Messages perso .. 2 commentaires .. Lien
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Oui, je sais je n'ai pas encore raconté la fin de notre voyage ! De retour en France le planning est chargé en plein de belles choses et de moins belles... Et oui, on est déjà en train de préparer nos futures destinations ! Russie et Chine, pour cela il faut des visas et c'est dur dur ! Heureusement pour la Russie, on a trouvé une agence très sérieuse et qui nous sauve un peu la mise, je cite ça peut servir aux futurs voyageurs : Agence Russie Autrement : http://www.russieautrement.com/invitations.html !

Concernant, l'autre article, il arrive, il arrive, on essaie déjà d'en finir avec toutes les formalités pour la suite de notre voyage !!!




De Java à Bali

11:00, 14/07/2011, Ubud .. Publié dans Indonesie .. 3 commentaires .. Lien
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La dernière fois, nous étions à Solo. Nous avions visité la ville par nous-mêmes et pour notre dernière journée, nous partons en excursion en vélo avec Badru, le gérant de notre hôtel. Ce dernier nous avait proposé avec insistance ses services et on était un peu sceptiques, n’étant pas sûres de pouvoir supporter toute une journée ses reniflements intempestifs et sa façon de hurler dès lors qu’il parle anglais. On s’est quand même laissées convaincre, c’est toujours mieux d’être accompagnées par un local pour découvrir une ville. On enfourche donc nos vélos et on visite successivement l’antique market, le marché des batiks et le marché aux oiseaux. 

  

On sort ensuite de la ville et Badru nous fait visiter une usine de tuile, une de tofu, une autre de gamelan (instrument de musique typique d’Indonésie) et une boulangerie. Tout est artisanal, c’est très instructif.

   

Au fil des heures, nous apprécions davantage notre guide, notamment Céline avec qui il semble partager des moments privilégiés. A tel point que l’air de rien, il lui propose de l’épouser !!!!! Petit détail important cependant, pour que le mariage ait lieu, elle doit se convertir à la religion musulmane ! Je vous dis pas la tête de Céline qui en dit long sur sa réponse..! Pas la tête de la photo ci-dessous, bien sûr..!

Mardi, nous partons pour les volcans. Nous avons acheté un tour organisé pour touristes qui nous permettra depuis Solo d’aller successivement aux deux volcans Bromo et Ijen, puis Bali. Un mini bus vient donc nous chercher et nous n’arrivons à Bromo que tard dans la soirée… après 13h de route interminable !

Le lendemain, levé à 4heures. Une demie heure de jeep et nous marchons une trentaine de minutes pour accéder au point de vue. De nombreux touristes sont là. Heureusement d’ailleurs car il fait nuit noire et organisées comme on est, on n’a pas pris de lampe de poche... On suit donc les autres. Arrivées en haut, on s’installe par terre, un capuccino à la main (qui nous rendra malades quelques heures après…), emmitouflées dans la couverture qu’on a empruntée à l’hôtel, telles deux clochardes, et ce, jusqu’au levé du soleil. 

On reste assises comme ça un moment. C’est très joli, mais on ne sait pas vraiment où regarder. Il y a des montagnes, mais rien qui ne ressemble vraiment à un volcan.

 

Ce n’est qu’au bout d’un moment que Céline me dit « regarde à droite ! » et là, je découvre le fameux mont Bromo, cet immense cratère crachant de la fumée grise ! En fait, ce volcan n’est plus, à proprement parler, en activité depuis longtemps, mais il fume continuellement.

La visite n’est pas terminée. On se rend ensuite au pied du cratère. On va pouvoir monter tout en haut. Pour y accéder, on traverse une mer de cendres grises, puis on escalade le mont (la pente est très raide). En montant, on entend d’ailleurs un bruit qui pourrait ressembler à un coup de tonnerre. Quelques secondes plus tard, on voit un énorme nuage de fumée, c’est impressionnant !

 

Une fois en haut, le spectacle est saisissant et fascinant : ce trou profond et cette fumée qui sort.

Le lendemain, on quitte Bromo et on passe la journée dans le bus, direction Ijen. Les derniers kilomètres sont interminables. La route est en très mauvais état, tant et si bien que, quand on finit par arriver, un des pneus est à plat. 

Jeudi, rebelote, levé à 4h pour l’ascension du volcan. Mais, 3 heures plus tard, on est toujours à l’hôtel, le mini-bus est immobilisé : le pneu n’a pas été changé. On prend notre mal en patience, mais on est déçues d’avoir loupé le lever du soleil ! Un autre bus est finalement affrété et on part pour le mont Ijen. Une demi-heure de route, puis 3 kilomètres de marche pour accéder en haut et là, on découvre un cratère avec au milieu, un lac vert et de la fumée qui s’en dégage sur la gauche. On a de la chance, la vue est dégagée, c’est très impressionnant !

   

On descend ensuite d’un niveau pour s’approcher de l’endroit où est extrait le soufre. Le vent change de sens fréquemment, on se retrouve  parfois dans les nuages de soufre : ça brûle la gorge et les yeux. Céline descend jusqu‘en bas, moi, je reste à mi-hauteur, dissuadée par cette épaisse fumée. Et pour cause, quand elle remonte, elle m’explique qu’en bas, c’est l’enfer : extrêmement suffocant et étouffant.

 

Quelle vie pour ces mineurs !! Un travail horriblement pénible (ils portent entre 70 et 100 kgs sur une quarantaine de kms...) et toxique (ils n’ont pas de protection particulière, leur espérance de vie est de 40 ans maximum). Malgré cela, à chaque fois qu’on les  croisait sur le chemin, ils étaient tous souriants ! Encore une belle leçon de vie…

Vers midi, on quitte Ijen et quelques heures plus tard, on est à Ketapang, tout à l’est de Java. De là, on prend le ferry pour Bali. Puis, un bus nous dépose à quelques kilomètres de Gilimanuk, à un carrefour, au milieu de nulle part. Un homme nous dirige vers son bemo (bemo = camionnette-taxi en Indonésie) et nous réclame 50 000 roupies (4 euros soit une petite fortune ici) par personne pour faire la route jusqu’à Lovina, notre destination. Ce trajet est inclus dans le ticket qu’on avait acheté 4 jours plus tôt, ça sent l’embrouille. Deux couples de français se retrouvent dans la même situation que nous et on comprend tous que ces gens essaient de nous extorquer de l’argent ! Leur manège est bien rodé : le chauffeur soi-disant ne parle pas anglais, une femme arrive avec son bébé pour faire l’interprète avec un discours bien ficelé. En quelques minutes, ils réussissent à nous mettre les nerfs à vif : leur mauvaise foi et leur agressivité confirment bien qu’on a vu juste.

On décide donc de partir avec nos sacs sur le dos. On n’a pas vraiment de plan B. On tend le pouce, la première voiture s’arrête. L’homme ne peut pas nous emmener à Lovina, mais nous propose son aide. Au final, on prend un autre bus ; le chauffeur du bémo qui, pendant tout ce temps là ne nous avait pas lâché la grappe pour nous vendre des places, n’en revient pas ! 

Notre arrivée à Bali n’est donc pas des plus accueillantes et le ton est donné : on est des dollars sur pattes et il va falloir rester sur nos gardes ! Cela nous aura permis néanmoins de faire connaissance avec Manue et Ludo, un couple de français très sympa. 

On restera 3 jours à Lovina. La ville en elle-même ne présente pas beaucoup d’intérêt. La plage est très sale : à cause des inondations des 2 dernières années, des déchets se sont déversés directement sur la plage. Du coup, on est allées nager … à la piscine ! La plage, ce sera juste pour aller admirer le coucher du soleil.

Samedi, on loue un scooter pour visiter les alentours :

- Chutes d’eau de Gitgit 

- les lacs Buyan et Tambligen : perchés à plus de 1300 mètres, on ne voit malheureusement quasiment rien à cause d’une brume épaisse. Au passage, on perd au moins 15 degré.

- les hot springs de Banjar : il s’agit de bassins aménagés, encaissés dans le lit d’une  source d’eau chaude, entourés de grands arbres et de beaux palmiers. Eau à 32 degrés, légèrement soufrée ce qui lui donne une couleur bronze. Tout pour la détente, sauf que ce jour-là, c’était envahi par les familles. Pour le côté zen, on repassera :-(

 

Lundi, levé à l’aube pour aller voir les dauphins. On ne sera pas les seules, il y a des dizaines de bateaux. Ca enlève un peu de la magie, mais c’est toujours très beau de voir des dauphins sauter. Et puis, notre capitaine est charmant : il nous offre beignets de banane et thé, très sympa !

A midi, on lève le camp et c’est le début des galères. A la base, on veut juste se rendre à Amed, à l’est de Bali en transport en commun.  Mais à chaque fois, c’est la même histoire : des gens nous demandent où on va et essaient de nous arnaquer, il faut négocier le prix et la destination, c’est infernal !!

Il nous faudra prendre trois bémos. Dans le dernier, l’exaspération laisse place à la stupéfaction : à un moment, notre chauffeur s’arrête à côté d’un temple, descend de son véhicule et fait un petit rituel. Ensuite, un « prête » s’approche du bémo et «bénit» avec de l’eau les passagers (y compris nous !). Suite à cela, chaque personne se met des grains de riz sur le front et dans les cheveux. 

A Bali, on pratique l’Agama Hindou Dharma (l’hindouisme ici est bien différent de celui pratiqué en Inde). La vie des balinais est régie par l’ordre cosmique, autre pilier de leur croyance. Le choix des vêtements, le plan des temples, des maisons, des villages, le rapport à la mer, à la nature en général, tout est relié. Ils consacrent beaucoup de temps à leur religion, très ritualisée. Chaque jour est ponctué de rituels sacrés durant lesquels les dieux, la nature, les vivants et les morts sont célébrés et reçoivent leurs offrandes.

Quelques minutes après ce petit rituel, on repart (sur la photo ci-dessous, la femme à gauche a des grains de riz sur les cheveux).  

Peu après, une femme monte avec deux petites filles. Elle a un grand panier dans les bras, il n’y a plus beaucoup de place, alors, elle s’assoit sur … mes genoux !!! Céline lui demande de se décaler, ce qu’elle fait immédiatement et s’excuse en me disant qu’elle ne m’avait pas vue ! Un quart d’heure après, c'est un homme avec des fagots de tige de bambou qui squatte mon siège. 

Vers 17h, on finit par arriver à Amed. Ce village s’étend sur plusieurs kilomètres et longe de très jolies plages de sable noir. On se laisse d’ailleurs séduire par un très joli petit bungalow sur la plage

   

Mardi, petite virée en scoot. La route qui longe la mer est magnifique, on traverse des petits villages, c’est superbe.

  

Depuis hier, on est à Ubud et ce soir, j’ai l’honneur de célébrer, en tête à tête, l’anniversaire de la personne qui partage ma vie depuis des mois : Lily (c’est son nom malaisien qui fait beaucoup rire les indonésiens). 

Nos chemins se sont croisés à la faculté de Bordeaux il y a 11 ans et, quand j’ai vu cette grande blonde qui râlait parce que l’organisation de notre formation laissait à désirer, j’étais loin de m’imaginer combien elle allait devenir aussi importante pour moi  et toutes les choses extraordinaires qu’on allait vivre ensemble.

Les années ont passé et notre relation a grandi. Nos longs voyages nous ont apporté énormément à l’une comme à l’autre et l’une grâce à l’autre. Autant si toutes les deux, on a des aspirations communes, autant nos caractères sont très différents. Encore aujourd’hui, on s’en étonne : nos éducations, nos personnalités, nos forces et faiblesses sont souvent si opposées !!! Une complémentarité vraiment surprenante, mais surtout tellement riche.

Avec sa personnalité parfois déroutante, elle fait partie de ces rares personnes qui ne se laissent pas duper par les apparences ou les belles vitrines dorées. Elle a compris depuis bien longtemps que la vie est un grand terrain de jeu et que chacun a le droit d’en établir les règles et de les changer quand cela ne le rend plus heureux, tant que bien entendu, on respecte l’autre. 

Sa créativité débordante et ses idées sur la vie lui ont permis de tester, prendre un chemin, puis un autre et ainsi de devenir la jeune femme épanouie qu’elle est aujourd’hui.  Combien de fois je l’ai vue se mettre en danger, avec tant de courage !!! Ce courage d’être elle-même, de quitter le connu, de s’affranchir des idées reçues, d’oser être différente de ce que les autres avaient prévu pour elle !

J’ai la chance aujourd’hui de partager son quotidien : sans elle, je n’aurai pas entrepris tous ces voyages, je serais restée sur un chemin beaucoup plus normé, plus « facile », mais qui ne m’aurait pas réellement rendue heureuse. 

Notre amitié est un trésor dont on prend énormément soin toutes les deux et je suis heureuse qu’elle grandisse un peu plus chaque jour. Nous avons vécu au total plus d’an et demi ensemble, 24h/24, 7 jours sur 7, autant dire que le pari était risqué ! 

Rien ne pourra nous enlever ce que nous avons vécu, tous ces souvenirs. Avec  tout l’argent que j’aurais pu amasser en restant en France, je n’aurai jamais pu acheter tout ça et jamais je ne regretterai d’avoir partagé tout cela avec elle. 

Alors, pour son 23ème anniversaire (je ne veux pas désillusionner les indonésiens ;-)), que pourrais-je lui souhaiter ? Tout simplement de continuer à croquer la vie à pleines dents, de s’émerveiller pour toutes les petites choses de la vie, à expérimenter encore et encore et à vivre comme si c’était le dernier jour. 

Pour le reste : avoir sa propre balance (se peser, c’est une de ses lubies !), une étagère pour poser ses vêtements, un mixeur pour se faire des jus de fruits frais, danser des slows et la salsa, être entourée des gens qu’elle aime, avoir un chien, je ne suis pas inquiète, je sais que tout cela arrivera !

Merci d’avoir enrichi ma vie, de l’avoir colorée et d’y avoir mis autant de fantaisie. Happy birthday ma Bigoudie.

Je t’aime très fort, Ta Biquña

NB : cet article est l’avant-dernier de ce blog. Nous ne le continuerons pas en septembre, quand nous repartirons après nos « vacances » en France. L’idée à la base était de pouvoir partager notre voyage avec vous à travers ce site, mais vu le peu de retour que nous en avons, nous avons décidé de l’arrêter. La mise en ligne des articles et le téléchargement des photos me prennent beaucoup de temps, on continuera notre journal de bord, mais sur Word.

On en profite pour remercier du fonds du cœur Charlette & Remy, Gilbert, Pascal & Anita et Véro. Vos commentaires nous ont beaucoup touchées et encouragées !!!!




Ou allez-vous ??

16:51, 3/07/2011, Solo .. Publié dans Indonesie .. 3 commentaires .. Lien
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Voici une question que nous posent très régulièrement les indonésiens ! Au début, ça nous semblait bizarre que des inconnus dans la rue nous interpellent en nous demandant de but en blanc où nous allions. Pourquoi une telle question sans même nous connaître ? En plus, avec Manue, nous ne sommes pas vraiment du genre à savoir où nous allons. On flâne souvent à travers les rues avec un but plus ou moins précis. Du coup, au début on répondait simplement « we just walk around », ce qui signifie, « on fait juste un tour dans le coin », mais devant l’air perplexe de nos interlocuteurs, nous avons changé notre version et maintenant on dit où on va !
Ca donne des situations curieuses où on se ballade, où un inconnu nous demande sans même dire bonjour « où vous allez ? » et où on répond « à la piscine », « à Internet », « à l’office du tourisme ». L’inconnu sourit, il semble satisfait et nous continuons notre route. Assez difficile à comprendre pour nos petites têtes d’occidentales ! En fait, nous avons appris qu’en Indonésie, l’équilibre d’un individu se réalise en partie, de manière plus concrète, c'est-à-dire physiquement. Un indonésien se positionne par rapport aux autres en sachant où ils vont concrètement. Voilà pourquoi on se retrouve souvent avec les mêmes questions : d’où on vient et où on va ! Et il vaut mieux répondre car sinon, ça a tendance à les perturber ! Donc, maintenant on le dit très clairement !

Sinon, notre séjour à Bandung chez Esti, notre hôte, c’est formidablement bien passé. Nous y sommes restées 4 jours tels deux boulets en manque d’un vrai chez soi et profitant joyeusement d’être pris en charge ! Je reconnais personnellement que je me suis un peu laissée aller pendant ce séjour chez l’habitant. Esti est de très bon conseil. Finies les galères pour s’orienter dans la ville, pour savoir où manger, pour cibler les choses les plus intéressantes à faire, pour prévoir la logistique. Esti était une réponse à toutes ces questions ! Au programme, visite du volcan Tangkuban Prahu en compagnie de ses amies, dont une française qui fait aussi du couch surfing chez une des filles qui nous accompagnent. Première expérience « volcanique », très impressionnante, même si le parcours pédestre autour du cratère est un peu trop envahi de touristes.

 

D’ailleurs, à ce sujet, nous hallucinons à propos d’une autre habitude chez les indonésiens : leur engouement à l’idée de prendre une photo avec nous !!! Ils adorent, surtout les groupes d’adolescents ! Du coup, dès qu’on visite un endroit touristique, c’est le même rituel : photos avec tous les groupes de jeunes en effervescence qui ricanent ! C’est assez folklo.

Après le volcan, nous avons visité une fabrique de tofu sur la route du retour. Visite claire, rapide et compréhensible avec achat au final de délicieux rectangles de tofu frits, tout ce qu’il faut pour nous passionner !

Grâce à Esti, nous avons aussi assisté à un spectacle traditionnel avec une démonstration de Wayang Golek (marionnettes en bois sculpté qui racontent la vie quotidienne où le Bien et le Mal vivent côte à côte), de Khitanan (fête organisée lors des circoncisions), de Tari Topeng (danse avec masques) et d’Arumba et d’Angklung (deux instruments de musique typiquement indonésiens).
Pour le dernier volet du spectacle, ils ont fourni à tout le public des minis Angklung et un pro de l’instrument a organisé un mini concert. Nous étions tous divisés en groupe, à chaque groupe correspondait une note, à chaque note correspondait un signe et voilà le tour était joué ! Quand notre « Chef d’orchestre » faisait un signe, un groupe jouait la note et le tout assemblé créait une chanson, une vraie ! On était comme des gamins et à la fin les enfants du spectacle sont venus nous chercher pour danser. C’était très sympa !

 

Bandung, ça aura été aussi l’occasion de boire de fabuleux jus de fraises (production locale, muuuuummm !), de déguster de délicieux plats locaux (comme le Gado Gado, des légumes cuits à la vapeur avec une sauce à la cacahuète), de se balader dans de superbes centres commerciaux (moments de solitude entre ce monde d’esthétisme et notre style à la limite du routard pouilleux), de se détendre à la piscine en plein air toute neuve située à 5 minutes de la maison d’Esti et bien entendu, de vivre des instants très intéressants auprès de notre hôte et de son entourage.

 

Le couch surfing, c’est réellement un excellent moyen de se rapprocher de la culture locale et grâce à cela, nous en avons appris beaucoup. Nous avons aussi été très touchées de recevoir autant de la part de personnes que nous ne connaissons pas du tout. Quelle générosité ! Etre spectatrice d’une telle gentillesse n’a pas de prix. C’est un joli cadeau de la vie et c’est ce genre d’expériences qui me rend heureuse.

Dimanche, il nous a donc fallu couper le cordon et nous reprendre en main. Départ pour Yogyakarta en train, presque 8h de trajet en classe « executive », confort moyen plus. Enfin, tout se passe bien et en début d’après-midi, nous atteignons « Yogya ». Nous prenons place dans le quartier Sosro, près de la gare. Pratique, on peut y aller à pied et en plus, les indonésiens sont tellement gentils qu’il y en a toujours un pour nous servir de guide et nous trouver une guesthouse dans notre fourchette de prix. Le quartier est vraiment agréable. Il est fait de petites ruelles piétonnes bordées de restos, de boutiques et d’hôtels à prix doux.


Le lendemain, on décolle un peu tard du quartier, il est midi et c’est trop tard pour visiter le kraton (le palais du sultan de Yogya) qui ferme à 14h. Du coup on se ballade dans la rue principale Malioboro et au marché central, un véritable labyrinthe de vente de Batik (un procédé d’impression sur tissu). Ici il y en a partout !!! On en fait des chemises, des nappes, des sacs et bien sûr, des tableaux. Le système est simple : les parties qui ne doivent pas être colorées sont enduites d’une couche de cire avant d’être trempées dans la teinture. Simple oui, sauf quand il y a plusieurs couleurs !

Durant notre séjour, nous avons donc visité trois sites incontournables : le Kraton, Borobudur et Prambanan, ces deux derniers situés en dehors de la ville.  
Comme je l’ai dit plus haut, le Kraton, datant de 1756,  est la résidence du sultan de Yogya. En Indonésie, les sultans, princes et autres personnages royaux ont leur place auprès de la population indonésienne, mais plus une place de cœur que stratégique car d’un point de vue politique le pays est gouverné par un président.
Ici, à Yogya, petite exception, le sultan est aussi gouverneur de Java Centre, mais ça n’est pas la règle. Malgré nos énormes connaissances culturelles
Clin d'oeil, nous avons tout de même pris une guide francophone qui nous a expliqué la vie du sultan, l’utilisation des différentes parties du palais et de la très jolie cour intérieure, l’origine des petits trésors venus d’ailleurs, …

A  la fin, visite classique pour un touriste mais tout aussi intéressante d’une fabrique de Wayangs Golek (marionnettes en peau de buffle) et d’une galerie de tableaux « Batik ». A chaque fois, les artisans proposent leurs œuvres, difficile et délicat de dire non mais on ne peut pas acheter à chaque fois. En plus, en Indonésie, il faut tout négocier et pour ce genre d’objets, il n’est pas intuitif de connaître le prix… Donc, ce genre d’achat ce sera pour plus tard !


Notre deuxième visite, ce sera celle de Borobudur, le plus grand monument bouddhique du monde, dixit le Guide du Routard ! Datant entre la fin du VIIIe siècle et le milieu du IXe siècle, Borobodur a été construite alors qu’en France aucune cathédrale n’avait encore vu le jour !
Base carrée, forme pyramidale, les chercheurs n’ont pas trouvé le sens exact mais de toutes manières, pour nous, ce n’est pas très grave car on a toujours beaucoup de mal à se passionner pour les pierres datant de X années. On l’avoue ça n’est pas trop notre truc, à moins d’avoir un guide super intéressant, ce qui n’a malheureusement pas été le cas pour Borobudur…

  

D’ailleurs, le pire, ce sera pour Prambanan, un autre site incontournable, inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco. Cette fois, c’est « too much » ! Cette myriade de temples hindous nous ennuie au plus haut point et on ne trouve rien de fascinant à la visiter ! On n’est pas très fières de l’avouer, mais après tout, chacun ses centres d’intérêt. Le nôtre, c’est certain, ne se trouve pas à Prambanan ! Heureusement que le site s’avère assez photogénique et qu’il y a des groupes de jeunes indonésiens pour mettre de l’ambiance avec leur appareil photos car on traîne un peu la patte…

   

Depuis hier, nous sommes à Solo, à 1h de train à l’Est de Yojya.  Cette autre cité conservatrice de Java est un arrêt sympathique et plus calme que Yogya. En arrivant à la gare, cette fois-ci il nous a fallu prendre un Becak, un cyclo-pousse qui se déplace grâce à un gentil monsieur qui pédale. C’est assez local comme moyen de locomotion et ça fait toujours un drôle d’effet de se retrouver au milieu de la circulation dans ce genre de carriole !

Ici, l’ambiance est moins touristique, il y a du pour et du contre. Nous avons cependant de la chance, car nous sommes arrivées au bon moment, durant les 3 jours du festival de danses traditionnelles. Au menu hier soir, plusieurs pays : Thaïlande, Inde et Indonésie. On s’attendait à mieux, ça manquait selon moi de précision et de rigueur mais bon, ça donnait un aperçu. Et puis, c’était une bonne occasion pour partager un bon moment de vie locale.

Aujourd’hui, visite du Kraton :

… et de l’Istana Mangkunegaran, la résidence de la deuxième famille de Solo.

Il s’agit en fait d’un palais. Plus intéressant que le premier car un guide était disponible pour nous expliquer l’histoire, les symboles et la fonction de chaque partie du palais. Bon délire autour d’un objet un peu… particulier ! Une ceinture de chasteté en or pour homme utilisée il y a des dizaines d’années, quand le prince se rendait en dehors du palais. Ma foi, pourquoi pas ! Autour de l’"objet", il y avait des pièces qui semblaient avoir été découpées. Et effectivement, elles l’ont été ! Une fois, la clé de la ceinture a été perdue, il a fallu trouver un moyen de libérer l’ « oiseau » !!! Evidemment, on s’est bien marrées, surtout que l’objet a été posé au milieu de boucles d’oreilles, allez savoir pourquoi ! Par contre, désolée, nous n’avons pas de photos ! On était trop interloquées pour ça !

Pour la suite des aventures… visite de deux volcans, Bromo et Ijen, puis bateau pour Bali ! A bientôt !




Toucher et explorer le fonds

11:00, 22/06/2011, Bandung .. Publié dans Malaisie .. 3 commentaires .. Lien
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Toucher le fond et explorer les fonds sont bel et bien deux choses différentes et j’en ai fait l’expérience !

A la fin de notre dernier article, nous mettions le cap sur l’île de Tioman avec un petit arrêt à Mersing le temps d’y passer la nuit pour prendre, dès le lendemain, le ferry pour cette île de toute beauté. Ca, c’était en théorie car en pratique nous y sommes restées 4 nuits ponctuées par 3 virées intempestives aux urgences de l’hôpital et par plusieurs opérations commando livrées contre de sales bêtes vicieuses : des punaises ! Oui, les choses ont mal tourné, mais rassurez-vous, tout est aujourd’hui derrière et je suis toujours vivante, parce que oui, les virées aux urgences, c’était pour moi :-( …

Revenons au début de ce terrible changement de programme…

La route entre le Lac Chini et Mersing se réalise donc normalement, au détail près (détail tout de même significatif pour la suite des évènements !) que je m’étais levée le matin avec le visage irrité (rouge et qui grattait) ainsi qu’avec l’œil gauche un peu enflé. Bon, étant abonnée aux réactions cutanées intempestives et devant les conséquences minimes de ce petit changement facial, je ne m'inquiete pas trop.

Arrivées à Mersing, nous nous posons à notre guesthouse puis nous allons acheter des antihistaminiques. Pour tous ceux sujets aux allergies, vous connaissez sûrement, ce sont des petits médicaments assez efficaces qui stoppent généralement et rapidement les symptômes des allergies. J’ai donc bon espoir. J’en prend deux et je m'endors comme d’habitude. A 1h du matin, mon visage est en feu, mon œil a encore plus enflé et chose anormale, avec Manue on se gratte de partout. Quelque chose de persistant semble nous traquer et nous piquer constamment. Je suis à cran surtout en touchant mon œil… En regardant mon visage de près, je me rend compte de l’ampleur des dégâts, ça vire à l’œdème… Bon, c’est assez classique mais dans ces cas-là, il faut tout de même savoir à quel moment il faut tirer le signal d’alarme, surtout à l’étranger, dans une petite ville où on ne connaît pas très bien la qualité des hôpitaux.

Du coup, on décide de lever le camp, direction les urgences. Je mets un foulard sur la tête et mes lunettes de soleil, Manue me dira plus tard en rigolant que je ressemblais à une droguée qui partait chercher sa dose ! Il y avait quelque chose, effectivement ! Je n’étais pas belle à voir, mon visage avait vraiment changé…

Après 30 minutes de marche, nous arrivons à l’hôpital et je suis très rapidement prise en charge. Allongée sur un lit, branchée à une machine pour suivre mon rythme cardiaque sûrement, ils me prennent la tension et me font une prise de sang. Manue est à côté, elle est super !!!!! Comme d’habitude, toujours au top ! Elle me fait un massage des épaules en me racontant une super histoire pour me relaxer… Même dans les moments difficiles, il y a toujours une petite lumière qui vous prouve combien la vie est belle et les gens qui vous entourent formidables !

La prise de sang ne révele aucune infection et je vois une femme médecin pas très sympatique et un peu culpabilisante sur le fait que je ne sache pas d’où provient mon allergie. On me fait ensuite une injection de cortisone et on me remet de nouveaux antihistaminiques.
Nous retournons à 3h du matin à la guesthouse sur les rotules… mais le cauchemar n’est pas terminé !!! Impossible de dormir, des bestioles nous piquent ! L’enfer… On doit quitter la chambre pour s’installer dans le dortoir, mais les choses ne s'arrangent que très peu. Le lendemain, le verdict tombe : ce sont des punaises qui nous ont attaquées en masse et sans relâche ! Quant au bilan : une petite cinquantaine de piqûres pour moi et plus de 150 pour Manue, dont une à la paupière… Conclusion : le lendemain on ressemble toutes les deux à deux monstres car on a l’œil gauche enflé !!! La dream team !!! Là, c’est limite comique…

On change
donc d’hôtel et la nuit suivante se passe mieux sauf au réveil pour moi. Mon œil a encore pris du volume, j’arrive à peine à l’ouvrir, ça me gratte le visage, les lèvres et des boutons sont apparus sur le corps. Re-hôpital car les médicaments ne marchent vraisemblablement pas, je suis désespérée et ça ne va pas s’arranger. De nouveau, on m’installe sur un lit, branchement à la machine et je m’entretiens avec la femme médecin qui m’explique qu’elle m’a donné son meilleur traitement. Il ne reste plus qu’une solution : migrer vers Johor Bharu, une plus grande ville à la frontière de Singapour, soit de nous-mêmes, soit si ça dégénère encore, par un transfert avec l’hôpital… Ils me proposent une injection de cortisone, j’accepte mais le soir pour avoir les effets la nuit puisque c’est à ce moment que ça se dégrade généralement le plus. Donc, le soir, piqûre vers 20h, je commence à bien connaître l’infirmier, très sympa, il ne me lâche pas ! Serait-il désespéré au point de me draguer ? J’hallucine un peu..!

La décision est prise de partir le jour suivant pour Singapour si c’est pire au réveil mais, coup de chance le lendemain, ça s’est stabilisé. Ca n’est pas vraiment mieux mais pas pire, yes ! A noter cependant, une nuit agitée, des punaises encore… Manue etait hystérique, elle leur tapait dessus avec sa lampe de poche et me criait d’en faire autant ! Une drôle de scène mais pas marrante sur le moment… Bien entendu, une question se pose : c’est nous qui les avons ramenées dans nos sacs ? Elles vont donc nous poursuivre comme ça advitam aeternam :-S ??? La psychose s’installe, surtout pour Manue car les punaises semblent l’apprécier un peu plus que moi. Je ne m’en plains pas, j’ai ma dose côté démangeaisons et physique défiguré ! Du coup, direction la superette pour acheter un insecticide, bomber le sac, toutes les affaires et re-lever de camp pour un autre hôtel !

Heureusement que Mersing est une petite ville sympathique avec ses habitants très serviables, des restos agréables et le wifi de partout, ça nous permet de passer un peu le temps car à la base, nous devions être sur une petite île paradisiaque !  
Dans la journée, mon état s'améliore et je reprend des forces côté physique et moral. La nuit se passe bien aussi, sans punaises. Je me repose et le lendemain il y a enfin de l’amélioration ! Je suis très contente, c’est clairement sur la bonne voie. Du coup, nous décidons de prendre le ferry et de mettre le cap vers le paradis !

Aujourd’hui tout va mieux, plus d’œdème et plus de punaises. J’ai arrêté les antihistaminiques et je me suis rendue compte que j’y étais allergique… Les boutons sur le corps sont partis illico, faut le faire quand même ! Allergique à un medoc censé stopper les allergies ! On devrait donner une médaille à Manue pour voyager avec un cas comme moi ;-) !
Allez, pour la jolie partie du blog, elle reprend le clavier…


Mardi donc, on embarque à bord du ferry pour l’île de Tioman. Deux heures de traversée et on arrive au nord, sur la plage de Air Batang (plus connue sous le nom d’ABC). Cocotiers, jolie végétation, pas de route, juste un petit sentier où ne circule aucune voiture, juste quelques motos, … bref une plage tranquille même si ce n’est pas la plus belle de l’île.
On opte pour un petit bungalow avec vue sur la mer : celle-ci n'est qu'à quelques mètres, on entend le bruit des vagues, c’est trop sympa !! Petite sieste puis baignade. Quel plaisir de se délasser dans l’eau !!! Après nos mésaventures de
Mersing, ça fait du bien.

 

Le lendemain, on déménage à nouveau (cette fois-ci, ce n’est pas à cause des punaises, mais juste parce qu’on a trouvé une chambre moins chère). Petit dej, location de masque, tuba et palmes et nous voilà parties pour Monkey Bay, un site pour la plongée libre. Cette plage se trouve à 1h30 d’ABC et il faut emprunter un sentier dans la jungle : belle balade, un peu plus sportive que prévu. On finit par arriver sur une plage, épuisées et on ne sait pas trop si c’est le bon endroit pour la plongée. Il y a un couple qui nous dit qu’il n’y a pas grand-chose à voir, mais on décide de rester ici malgré tout, on a la flegme de continuer à marcher.  Et là, quelle surprise : de magnifiques coraux et des poissons multicolores, c’est féérique !!!!

Jeudi, c’est journée rando. L’idée est de traverser l’île et d’aller à Kampong Juara, une très jolie plage  à l’est. Trek donc dans une jungle épaisse, la végétation est très variée et les arbres gigantesques. 2heures et demi de marche pour réaliser les 8 kms, c’est superbe !

On arrive dans le petit village de Juara. Déjeuner face à la mer, bronzette sur la plage et baignade, … inutile de le préciser, c’est très plaisant !

Pour rentrer, on fait le chemin en sens inverse (et oui, on est sportive ou on ne l’est pas !). Le soir, on est mortes, cependant l’une comme l’autre, on a beaucoup de mal à dormir. On ne sait pas trop si c’est le bruit des vagues ou l’air de la mer, bizarre !

Les deux jours qui ont suivi ont été consacrés à la plongée : chaque fois qu’on se retrouve dans l’eau, c’est magique ! A Tioman, les fonds marins sont extrêmement variés. Coraux exceptionnels et poissons incroyables : balistes, poissons-perroquets, napoléons, raies à pois bleus, pastenagues, poissons de cochers, et même une murène javanaise…  Impossible de se lasser de regarder ce magnifique spectacle, on se croirait vraiment dans un aquarium.

 

Samedi, en fin d’après-midi, on quitte cette petite île paradisiaque, retour dans notre très chère ville de Mersing. Escale de courte durée car dès le lendemain, on plie bagage : ce sont nos dernières heures en Malaisie, nous partons pour Singapour. Bus jusqu’à Johor Barhu, puis un autre pour nous emmener à la frontière. Là, il faut passer la douane Malaisienne, remonter dans un bus, passer la douane de Singapour et reprendre un dernier bus qui nous emmène à Little India, le quartier indien.

Après tous ces va et vient, on est contentes de se poser quelques instants dans un petit café. L’ambiance dans ce quartier est très sympa. Outre ses jolies maisons colorées de style coloniales, on est tout de suite charmées par ses habitants, très souriants et chaleureux. On retrouve ici un peu de ce qu’on aime tant en Inde. D’ailleurs, au moment de payer, le gérant nous dit que notre note est déjà réglée. L’un des clients qui nous avait au préalable saluées, a tenu à nous inviter. Difficile de refuser… Là où on ça a un peu dégénéré, c’est que le monsieur en question nous a suivies jusqu’à notre hôtel et voulait payer notre chambre. Bon, là, il a fallu recadrer ! Céline a dû sortir de l’hôtel pour le canaliser, c’était un peu surréaliste !

Le lendemain, on déménage à nouveau. Nouvelle raison à cela : on teste pour la première fois le couch surfing ! Le couch surfing se traduit littérallement par « surfing du canapé ». Cela consiste à prêter son canapé quelques nuits à une ou plusieurs personnes. Via un site internet, les gens se mettent en relation et c’est ainsi qu’on a contacté John qui a accepté de nous recevoir chez lui.

Très gentiment, il nous propose de passer déposer nos affaires chez lui dans la journée (il héberge déjà deux lituaniennes qui peuvent nous ouvrir la porte). On se rend donc chez lui.  Quand le taxi s’introduit dans le complexe, on est déjà émerveillées : c’est un condominium (résidences avec toutes les commodités possibles et imaginables) de haut standing !! On n’est d’ailleurs pas au bout de nos surprises. L’appartement est au 18ème étage, il est très spacieux et a une vue imprenable sur un lac. On n’en revient pas !!

 

On est vraiment touchées par la gentillesse de John. Sans nous connaître, il nous a ouvert grand les portes de chez lui. C’est super de voir qu’il existe des gens qui ne se méfient pas de tout le monde et qui font preuve de tant de générosité à l’égard des étrangers.
On s’installe donc dans une chambre (oui, une vraie, rien que pour nous !!) et on part visiter Marina Bay et Clarck Quay, de très jolis quais avec plein de bons restaurants et des petits magasins.

Le Marina Bay sands, un hôtel luxueux à l’architecture hors du commun

 

On continue la visite ensuite dans Chinatown

En fin d’après-midi, on rentre « à la maison » et on fait la connaissance de John autour de la piscine. Il est californien et est expatrié à Singapour pour 3 ans.

Hier, pour notre dernier jour à Singapour, on n'a pas fait grand chose : lessive, piscine, farniente,… Il y avait encore plein de choses à visiter, mais le fait d’avoir à disposition un appartement nous a rendues très euphoriques. Bon, on a bien conscience que notre vie de backpackers nous a beaucoup changées. Aujourd'hui, on s’émerveille pour des choses qui doivent vous sembler bien basiques. Mais, je peux vous assurer, le confort, on sait l’apprécier !!!

 


Le soir, on retrouve John dans un bar pour participer à un quiz. Tous les mardis, il y retrouve une cinquantaine de personnes et pendant deux heures, les équipes s’affrontent sur des questions de culture générale. Coup de bol pour nous, on a intégré l’équipe gagnante ! A la fin du jeu, on a même gagné de l’argent : 5 fois notre mise !!
La soirée continue ensuite avec John et ses amis : promenade dans les rues branchées de Clarck Quay, puis on se rend à Orchard Road. Là, on s’introduit dans un bâtiment qui ressemble à un centre commercial, à la différence près qu’il n’y a pas de magasins, mais des boîtes de nuits avec une petite particularité … celle d’être fréquentée par de nombreuses prostituées !! Enfin, c’était relativement soft et plutôt distrayant. Notre hôte s’assurait de toute manière, à  ce que personne ne nous importune. Très galant ce John et on apprécie !
Très bonne soirée donc. Ca faisait longtemps que nous n’avions pas goûté aux joies des sorties urbaines.

Aujourd’hui, nous avons décollé pour Bandung, en Indonésie. Séduites par le concept du couch surfing, nous réitérons l’expérience. Tout à l’heure, nous sommes donc arrivées chez Esti, une jeune femme de 28 ans, annonceuse à la radio. Elle vient de quitter son job et a donc du temps à nous accorder. Elle accueille d’autres personnes avec lesquelles nous allons découvrir Bandung et ses alentours dans les jours à venir. Encore une belle expérience qui s’annonce … !!!

 




Les "aventurières" sont de retour.... yes !

13:00, 10/06/2011, Mersing .. Publié dans Malaisie .. 3 commentaires .. Lien
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Je reprends la plume, enfin le clavier, car ayant perdu deux paris avec ma très chère Manue, j’ai dû négocier l’écriture de l’article pour ne pas avoir à faire ce qui avait été mis en jeu… Elle est vraiment sans pitié :-( !

Où nous en étions la dernière fois…? Ah oui, Kota Bharu… Nous avons passé une autre journée dans cette ville un peu morte… Notre avis n’est certainement pas représentatif, surtout que nous y étions un dimanche, mais nous n’avons pas trouvé beaucoup de charme à cette petite ville. Deux petits bémols tout de même : le central market, un énorme marché sur plusieurs étages et le marché de nuit, une place où se regroupent en soirée plusieurs stands de restauration où nous avons mangé de bons petits plats locaux à moindre prix.
 
  
 
 
 
Le lendemain, départ pour Jerantut, petite ville aux portes du Parc National de Taman Negara. Pour cela, levée à 5h30, taxi, puis « Jungle train », un train qui traverse de superbes paysages et de petits villages dans la jungle. Ce serait mentir que de dire que nous avons vu des choses extraordinaires durant ce voyage mais le train en lui-même était très agréable et il nous a permis de faire des rencontres sympas, avec le contrôleur déjà (je lui ai montré mes photos de cheminote :-) !) puis, avec nos voisins d’origine indienne. Ca change aussi du bus! 
 
 
 
Arrivée en début d’après-midi, déjeuner de flat noodles (sorte de tagliatelles très cuites avec sauce soja, légumes et viande), ordinateur, repos, mini balade dans la ville. Jerantut n’est en fait qu’une étape avant de rejoindre la jungle. 
 
Le jour suivant, nous partons donc en taxi avec un autre français, pour rejoindre l’embarcadère et prendre ensuite le bateau jusque Kuala Tahan. Cette traversée de 3 heures sur la rivière devait être superbe, nous l’avons trouvée assez basique et monotone. Peu de gens sur les rives, pas de soleil malheureusement, pas d’animaux dans les environs, c’était un peu tristounet. Le village de Kuala Tahan se trouve en fait en face de l’entrée du Parc National, il n’est séparé que par une rivière.
 
 
 
Cette jungle immense de plus de 4300 m² est totalement préservée et d’après ce qu’on nous a dit, elle serait encore plus vieille que les forêts d’Amazonie puisqu’elle daterait de plus de 130 millions d’années. Pour nous, son grand âge ne nous émeut pas plus que ça, il y a plutôt un autre « détail » qui nous interpelle, c’est l’autre nom donné à ce Parc National, à savoir le paradis des sangsues !!!!!!!!!!!!!!!!!! 

Durant les deux jours qui ont suivi, nous nous sommes baladées seules dans le Parc. Plusieurs randonnées balisées sont possibles de l’autre côté de la rivière et elles se sont avérées assez agréables. On a aussi testé le Canopy Walkway, le plus long pont suspendu au monde ! C’est en fait un parcours de 500m de cordes et de planches reliées entre les arbres à des dizaines de mètres du sol. Sympa au détail près que la moitié du parcours était fermée pour cause de rénovation ! Pas de chance…


Pour nos deux derniers jours à Taman Negara, nous avons décidé de partir pour un trek avec un guide. L’idée de marcher en compagnie des sangsues ne nous réjouissait pas plus que ça, mais il fallait bien dépasser ses peurs si l’on voulait en profiter ! Seulement, les choses ont mal tourné dès le départ. La veille au soir, il y a eu un énorme orage (que j’aurais adoré en temps normal) et qui a duré presque toute la nuit. Si vous ne voyez pas où est le problème, voici l’explication : les sangsues adorent l’eau ! Ce fut donc le début de la « psychose » de notre expédition de 2 jours dans la jungle. On a d’abord essayé d’annuler le trek, prétextant qu’avec mon pied blessé je ne pourrais pas le mettre au contact de l’eau s’il fallait traverser des rivières. Ok, on n’est pas très fières de notre argumentaire, mais on ne le sentait pas ! De toute façon, ce fut peine perdue, la réponse fut sans appel possible : « No problem ! ».  
Trois heures après dont deux heures de bateau, nous étions en route avec un couple de français et un autre d’anglais… Vous auriez vu nos têtes !! On aurait dit qu’on partait au bagne, on y allait à reculons… Les premières heures de marche ont été difficilement vécues car, pour faire court, nous n’avons pas vu grand-chose à part nos chaussures ! Effectivement, ce que nous avions redouté était bien là, les sangsues étaient de sortie ! Pour info, ce sont de petites bestioles de 5-6 cms, de couleur sombre, genre petits vers. Elles jonchent le sol en pointant leur nez de sorte de pouvoir s’agripper aux chaussures qui passeraient par là. Elles peuvent s’aplatir à l’extrême, du coup si on marche dessus, elles ne s’écrasent pas, au contraire, elles se collent à la chaussure, puis elles remontent et passent sous les chaussettes pour mordre. Elles peuvent aussi grimper jusque sous le tee-shirt, les vicieuses... Tout un programme auquel on n’a pas vraiment adhéré. 
Toujours est-il qu’elles ont vite pointé le bout de leur nez à notre grand désespoir. Du coup, on a passé beaucoup de temps à les éjecter, d’abord avec un morceau de papier, puis ensuite d’un coup bref avec nos mains. Nous étions, il faut le dire, proche de l’hystérie et il y avait de quoi : elles sont HORRIBLES !!!!! Ci-après, voici une photo, c'est le truc marron clair courbé... Berk !


La deuxième partie du trek a été abordée plus sereinement, nous avons pu profiter un peu plus de la jungle, des arbres millénaires, des différentes espèces de plantes, des autres insectes dont un impressionnant millepatte. 

 
 

En fin d’après-midi, nous arrivons à notre hôtel 4 étoiles : une grotte. En pénétrant dans les lieux, nous comprenons que nous ne serons pas seuls, nos nouveaux colocataires nous attendent : des chauves-souris et des fourmis géantes ! La grotte est immense, une vingtaine de mètres de hauteur et une surface de 300 ou 400m². « Man », notre guide nous prépare à manger, pendant ce temps nous vérifions l’ampleur des dégâts causés par les sangsues. Bien entendu, pour cette première journée, j’ai le record, j’ai été piqué 7 fois dont deux au ventre !!! Le genre de record dont je me serais bien passée… Je suis écœurée surtout que j’ai une tâche énorme de sang sur le tee-shirt… 

Effectivement, pour continuer mon cours sur les sangsues, celles-ci injectent un anticoagulant puissant (l’irudine) quand elles piquent, du coup ça saigne énormément et cela, pendant un temps assez long. On le redit, c’est un plaisir ces bestioles ! Ame sensible, s’abstenir de regarder les photos un peu gores sur l'album..! 

La nuit dans la cave a constitué une autre épreuve de ce trek mais nous l’avons  abordé avec brio cette fois. En me couchant sur le tapis de sol (fin et sale), j’ai su que j’avais deux options : soit focaliser sur tous les bruits et les hypothétiques visites de bestioles ainsi que sur les bosses qui me faisaient mal au dos, soit faire abstraction. J’ai choisi la deuxième option, Manue aussi et nous avons à peu près dormi. Les deux autres couples se sont battus avec les fourmis et les chauves-souris qui ont pris leur couchage pour des toilettes, ouf, on a été épargnées cette fois… 

 
 

Le lendemain, c’est reparti avec nos chaussures et nos pantalons mouillés de la veille. A cause de l’humidité tout est trempé et rien ne sèche. C’est un plaisir de les remettre ! Balade de 9 kms encore dans la jungle, cette fois un peu mieux appréciée et avec une très bonne gestion des sangsues. Résultats pour cette deuxième et dernière journée : rien pour moi et première morsure pour Manue. 
De retour au village, on était quand même bien soulagées !!! Finies les sangsues, ou presque parce que la nuit qui a suivi on les revoyait encore dans nos rêves !!! Ok, on n’est pas tout à fait des aventurières, on l’avoue !

Samedi dernier, retour à Kuala Lumpur pour récupérer à l’ambassade de France nos nouveaux passeports car les anciens n’avaient presque plus de pages. Lessive, Internet, shopping, on profite de notre retour à la civilisation ! Le soir, petit mojito dans un bar pour touristes du quartier, ça fait du bien de prendre un petit apéro ! Ca, ca manque vraiment. En Malaisie, l’alcool est interdit aux musulmans, du coup il n’y a pas beaucoup d’endroits conviviaux où se prélasser devant un petit verre et c’est dommage. Souvent, avec Manue on s’imagine devant un bon verre de rouge et des cubes de comté… Mummm !!! Et pourquoi pas en charmante compagnie aussi… Bon, c’est vrai en ce moment, on rêve beaucoup d’un moment comme celui-ci : agréable, esthétique, calme et confortable ! On ne peut pas tout avoir et nous savons aussi que dans quelques semaines, ce sera le bon moment pour faire le plein de tout ce qui nous manque ! 

Depuis mardi, nous sommes à Tasik Chini, un joli lac au bord du fleuve Tahan. Ici, l’ambiance est du style « campagne profonde ». Dépressifs s’abstenir, il n’y a pas grand-chose à faire si ce n’est des balades dans la jungle et la visite du lac en bateau. Il n’y a qu’une seule guesthouse qui, pour 7 euros par jour et par personne, fournit le couchage, le petit déjeuner, le goûter et le dîner. L’arrivée dans cet « havre de paix » se mérite tout de même car il nous a fallu 3h30 en bus, 2h d’attente et un autre bus local pendant 3h (durée estimée au préalable : 30min, bonjour l’organisation…) pour arriver, ou presque. On s’est faites « larguées » vers 20h sur le bord de la route, la guesthouse se trouvant encore à une dizaine de kms. Il faisait nuit donc ! Un pick-up avec deux hommes à l’avant s’est arrêté peu de temps après pour nous proposer de nous déposer. Après 5 secondes environ de réflexion, on a accepté mais avec une condition : celle de monter à l’arrière dans la « benne » ! Eh oui on est prudentes ! En cas d’attaque, l’idée était de sauter et de s’enfuir. Très futfut on vous l’accorde ;-) ! Petit coup de stress tout de même quand le véhicule a commencé à emprunter des routes désertes et sombres… Ouf, c’était juste le bon chemin ! On s’est tout de même promis de ne pas réitérer ce genre de plan… Pas très sérieux, on en convient.

 
 

Le lendemain, nous avons donc fait connaissance du maître des lieux, Rajan, un petit monsieur d’un âge avancé qui se prend très au sérieux quand il parle des activités du coin et qui a la légère tendance à nous prendre pour des attardées. Le premier contact a donc été un peu tendu surtout à l’annonce de ses prix, on a trouvé qu’il abusait un peu trop de son statut de monopole ! On a quand même fait 3 heures dans la jungle avec lui et un couple de Belges. De nouveau, les sangsues nous attendaient mais cette fois-ci en nombre bien inférieur car la terre était sèche. Ouf ! La balade ne s’est pas avérée très sportive mais au moins très intéressante. Thème général : « comment survivre dans la jungle ?». 

 
 

Donc, en d’autres termes, comment faire un piège, comment se soigner, comment trouver de l’eau, comment faire de la magie noire avec une sorte de résine d’arbre pour envoûter un amoureux (intéressant, qui sait, ça peut toujours servir ;-))… Sympa !
Hier, balade sur le lac en bateau et dîner avec les autres touristes de la guesthouse, l'ambiance était vraiment très agréable. Tasik Chini aura été une destination un peu "paumée", mais elle nous aura donné l'occasion de faire de belles rencontres comme celle de Pascal et Anita un couple de français, petite cinquantaine, très très sympas, qui sont partis pour un an faire un bon bout de chemin autour de monde. Bonne route à vous si vous nous lisez ! On a été très heureuses de faire votre connaissance !
 
Et aujourd’hui en route pour l’île de Tioman, arrêt ce soir à Mersing avant de prendre le bateau demain matin !
 
Mercredi soir, c’était l’anniversaire de ma très chère Manue. Pas de grande fête en perspective, mais une petite bière bien sympathique sous le préau de la guesthouse avec le spectacle de toute beauté d’un orage qui se déchaînait devant nos yeux. Un moment reposant et très agréable. 


C’est fou le nombre de souvenirs que j’ai avec elle ! Tous ces moments partagés, toutes ces situations vécues à ses côtés, toutes ces anecdotes… Même si le fait de voyager seule aurait pu m’apporter plus de rencontres, je ne regretterai jamais d’avoir pu réaliser cette fabuleuse expérience auprès d’elle. Cette amitié représente très largement ce que j’ai de plus précieux dans ma vie et j’ai conscience de sa rareté. Malgré nos différences, nous avons réussi à avancer ensemble et à trouver un équilibre entre nous. Manue est vraiment une fille intelligente, courageuse, humble, qui n’a jamais cessé de m’aimer même dans les moments difficiles que nous avons traversés ! En gros, même quand je lui tapais sur les nerfs ! Elle a toujours cherché à comprendre, à se remettre en question et elle n’a jamais choisi la solution de facilité qui aurait pu consister à claquer la porte quand il y avait des tensions. 
Dans le fond, l’Amour ne consiste pas à lisser la relation pour éviter et étouffer les conflits. Pour moi, il réside davantage dans notre volonté et notre courage à affronter les difficultés en communiquant et en dépassant parfois nos peurs pour préserver ce qu'il y a de merveilleux dans le lien qui nous unit à l'autre. Manue fait partie de ces gens d’exception, qui se battent pour ces choses là et qui cherchent un véritable sens à leur vie, même si d’autres chemins plus conformistes et normés lui rendraient la vie plus simple. Pour toutes ces raisons, elle est une perle précieuse et je pourrais en parler des heures car, moi, j’en suis complètement fan ! Et il n’y a pas plus crédible que moi, j’ai tout de même passé un an et demi environ, 24h/24 avec elle !!!!! Bon, j’arrête là, elle le sait déjà de toute manière..! 
 
Happy Birthday ma Biquña… 




En route vers les îles

05:22, 29/05/2011, Kota Bahru .. Publié dans Malaisie .. 3 commentaires .. Lien
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Revenons sur ces deux dernières semaines où nous avons continué notre périple dans le Nord de la Malaisie. 

Dimanche, il y a 15 jours donc, nous avons « décollé » des Cameron Highlands en direction de l’île de Penang. Cinq heures de bus environ, largage sur le port de Butterworth, ferry pour rejoindre l’île et 300m à pied pour rejoindre notre guesthouse Cristal où les garçons, Basti et Florian, ont eu la gentillesse de nous réserver une chambre. Tous les modes de transport se sont bien enchaînés, un petit bémol tout de même pour la dernière ligne droite car 300m à pied ça n’a l’air de rien mais avec des sacs de 15kgs sur le dos, ça fait une « légère » différence !
 
 
Quant à l’hôtel, il est sommaire mais sympa. Enfin, sommaire en Inde et sommaire en Malaisie, ce n’est pas tout à fait pareil. Ici, on a le droit a un minimum de propreté (ce n’est pas la maison de Monsieur Propre, mais ça passe), des matelas relativement confortables, une prise électrique, le WIFI et des sanitaires avec chasse d’eau, eau chaude et du carrelage. On a donc pris quelques étoiles côté confort depuis l’Inde. Ce qui est drôle c’est que nos exigences en voyage en ont tout de même pris un sacré coup comparé à ce que nous avions en France ! Aujourd’hui, on rêve d’un drap bien propre qui sent bon, une étagère pour mettre des affaires, une vraie douche avec 4 parois (pas juste un pommeau de douche placé à 50cm des WC…) et des WC rien qu’à nous avec personne pour nous embêter ! Ahhhh !!! Rien que d’y penser, ça fait rêver !!!

Pour ce qui est de notre première impression de l’île, on dira que c’est très bétonné !! En fait, ce n’est pas une île du genre petit coin de paradis mais une île très urbaine. La ville où nous avons débarqué, Georgetown, en témoigne particulièrement. Beaucoup de voitures, des tours, des avenues et plus de 500000 habitants, ce n’est pas ici qu’on se baladera avec notre paréo autour des hanches ! A Penang, la population chinoise est très présente, à la fois à travers son architecture, ses maisons de clans et ses temples. 
 
 
Les quelques jours passés à Georgetown nous permettent donc quelques visites, ou tentatives, comme celle de Kek Lok. Pour votre « culture », c’est le plus grand temple bouddhique d’Asie du Sud Est, une véritable cité avec ses terrasses dominant un site boisé superbe, ses boutiques d'objets pieux, ses lieux de recueillement colorés, ses milliers de statues de Bouddah, la pagode aux 10 000 bouddhas comportant sept étages, l'immense statue (30m, en bronze) de Kuan Yin surmontée d'un baldaquin de béton armé....le tout, plein de monde, de vie, de calme et de bâtons d'encens. Ca a l’air génial, non ? Impossible de vous dire car nous n’avons rien vu si ce n’est l’énorme statue de 30 m au loin dans les nuages car ce petit bijou est fermé au public pour cause de rénovation !!! Du moins, c’est ce qu’on devine au vue de l’immense grue qui trône à côté de la statue en bronze de 30m… On a tout de même fait deux tentatives en tout… sous la pluie en plus et pour que nenni !!!!! Dégoutées !!!
 
 
Du coup, on s’est rabattu sur un autre petit temple très agréable mais sans aucun rapport avec l’autre : The Hainan Temple, un temple chinois dédié à Hainan, la divinité protectrice des « gens de la mer ». Quelques photos sympas...
 
 
 
 

Penang, ce sera aussi l’occasion d’une petite virée en scooter pour en faire le tour. Seul petit hic, le temps change tout le temps et il est impossible à prévoir. Les températures sont stables quant à elles, autour de 25-30, mais les orages frappent, ce qui peut vite rendre une journée assez désagréable, particulièrement lorsque l’on est en deux roues ! Après plusieurs arrêts intempestifs pour « passer entre les gouttes », on a pu tout de même profiter du décor mi junglesque mi bétonné de l’île. Rien d’exceptionnel, même si le scooter reste malgré tout un moyen très agréable de sillonner les environs... quand on ne se prend pas une averse en même temps !
 
 

Après Penang où nous garderons un souvenir moyen, destination : les îles Langkawi ! Pour cela, nous prenons un bateau et après 3 heures environ de traversée, nous arrivons à Kuah, port d’accès, mais aussi la « capitale » des îles Langkawi. Une fois arrivés sur la terre ferme, nous prenons le taxi en direction de la côte Ouest, Pantai Cenang, une petite plage sympathique de deux kms de sable fin ! Seul hic, toujours le même finalement, il pleut ! Mais au bout de deux heures, ça se calme, le soleil revient et en fin d’après-midi on peut prendre un petit bain bien mérité. Quel plaisir !!! Cela fait finalement bien longtemps que nous n’avons pas enfilé nos maillots de bain, presque 3 mois !!! On savoure surtout que la plage est jolie et qu’il n’y a pas grand monde.
 
 
 
Le lendemain, c’est journée tranquilou : shopping et plage. Il fait un soleil radieux, on lézarde… Le jour suivant, on part pour l’aventure : on loue un scooter pour visiter l’île ! Mais de nouveau, le même hic vient un peu nous polluer notre journée, le soleil nous boude ! Il ne pleut pas mais il fait très gris. On décide tout de même de pousser jusqu’au point culminant de l’île, le Gunung Raya. Ca grimpe sec sur 20 kms et la route est moyenne. Une fois en haut, on ne comprend pas très bien où se situe le point où l’on peut admirer la vue. On se retrouve à contourner le grillage d’une centrale électrique où semblent vivre pas mal de petites bébêtes, telles que des singes, écureuils, etc. Au bout de 100m, je sens comme des picotements dans mes avant-bras, drôle d’impression, est-ce la centrale ? Aucune idée, on fait demi-tour…
Un resort est à proximité. On s’y rend et effectivement, c’est l’endroit approprié pour admirer la vue. Bonne pioche ! Sauf que le drame m’attendait à quelques mètres, malheureusement… Pour la petite histoire, on était en train de se garer, quand une femme du resort me dit d’avancer avec le scooter pour me mettre un peu plus loin. Manue descend, j’y vais seule. Je m’active pour bien positionner le scooter (la route est en pente) avec des va-et-vient un peu musclés. Je me gare et là, elle s’approche de moi et me dit en toute simplicité de me déplacer quelques mètres un peu plus en bas car là, je suis trop près du serpent. Quel serpent ??? Elle plaisante ou quoi ??? Je tourne ma tête et je découvre la bête. Un truc énorme de 5-6 mètres de long et une petite vingtaine de diamètre !!! Un serpent qui s’est perdu et qui s’est retrouvé devant l’hôtel !
 
 
 
Panique à bord, je démarre aussi vite que possible, trop vite même, du coup je freine en m’aidant des tongues…  Et je m’ouvre les deux pieds !! A l’arrêt, je jette un œil, mon pouce saigne mais ce n’est pas fini… Je découvre aussi une drôle de petite bestiole près de ma cheville : une sangsue !!!!! Paniquée, je demande à Manue de la retirer. Dans un élan de générosité, elle s’accroupit pour me la détacher… mais sans la toucher, avec la lanière de son casque !!!!! Evidemment, ça ne marche pas, la bestiole s’agrippe, du coup, c’est la femme du resort qui vient me l’enlever… Sympathique moment tout ça ! Du coup, je suis arrivée les deux pieds en sang pour voir la vue, que nous avons moyennement vue d’ailleurs car il y avait trop de nuages.
 
 
En tout cas, les Malaisiens sont vraiment super gentils et comme à leur habitude, ils ont été très serviables. Une personne de l’hôtel m’a donnée des compresses pour désinfecter et des pansements, vraiment très touchant… Retour ensuite par une plage du nord de l’île où un super déjeuner de poisson frais nous attend, puis direction le « Gecko », notre guesthouse.
 
 

Le lendemain, nous pouvons encore profiter de la matinée pour vadrouiller en scooter et cette fois, le temps est avec nous. Du coup, on en profite pour faire le Cable car. Des œufs, comme en montagne, pour nous transporter en haut de l’île. Très agréable et très belle vue sur la végétation et les différentes plages de l’île. 
 
 
 

Le soir, dernier petit cadeau de Langkawi : nous assistons à un superbe coucher de soleil. Les couleurs sont juste incroyables ! 
 
 
 
Mardi, nous avons pris notre balluchon pour traverser la Malaisie et nous rendre sur la côte Est. La manip n’est pas simple, il faut prendre un bateau, un bus de nuit, un bus local et un autre bateau. Les problèmes sont d’ailleurs vite arrivés. Pour le bus de nuit d’abord. Ils étaient tous pleins. Un homme est venu à notre secours (en voyage, il y a toujours une solution, c’est incroyable !), il a passé quelques coups de fil et il a fini par trouver un bus qui partait d’une ville à 15 kms de là où nous étions. Il nous a trouvé un taxi et nous sommes parties prendre notre bus à l’endroit indiqué, ouf ! C’est mieux que d’attendre le lendemain, voire le surlendemain…
Nous sommes donc arrivées à destination mais pas sans frayeur car le bus de nuit a été épouvantable. Impossible de dormir, arrêts multiples et surtout un changement de bus à 4h, puis un autre 1h après. Seulement, le deuxième concernait les ¾ du bus, mais pas nous et 3 autres personnes… Plutôt louche, on ne comprenait rien. J’ai commencé à me faire des mauvais films dans ma tête, je ne sais pas pourquoi je me suis pris un coup de flippe que j’ai transmis à Manue. Du coup, quand nous sommes arrivées à destination (la vraie cette fois) et que la dernière personne est descendue du bus, nous avons voulu en faire de même mais le chauffeur a fermé les portes illico derrière le client et il a commencé à redémarrer. On a crié, il s’est arrêté de nouveau et on a filé… Avec du recul, je pense qu’il voulait juste nous déposer à la gare routière et non en pleine rue, mais seules avec lui, on s’est pris un coup de flippe !
 
Enfin, pour terminer cette nuit sympatique, taxi et speed boat pour les Iles Perenthian, l’île de Kecil plus précisément, sur Long Beach. On est récompensées, c’est magnifique !!! Eau transparente, d’un bleu turquoise magnifique, en plus il fait grand soleil, c’est splendide !
 
 
 
On trouve une guesthouse, un taudis mais on a trop la flemme pour vadrouiller et chercher autre chose. On verra demain pour déménager. On fait connaissance de notre voisin, un varan d’un mètre cinquante je dirais. Dès le premier regard, je sais que lui et moi on ne sera jamais amis, il est énorme !!! Non dangereux (il paraît), il y en a partout dans l’île… charmant ! On en a vus plusieurs durant nos 4 jours sur l’île et on ne s’y est pas fait, c’est toujours la même émotion à chaque fois ! 

Petite sieste puis baignade, l’eau est chaude, magnifique, c’est un pur plaisir ! Sauf peut-être pour mon pied qui n’a toujours pas cicatrisé depuis mes péripéties avec le serpent… Mais je ne me résigne pas à faire une croix sur cette douce et relaxante activité…
Les jours qui ont suivi ont été consacrés au déménagement, à la farniente, à la lecture, à la baignade et hier, nous sommes parties avec un guide faire du snorkelling. C’était magique !! Le Corail garden pour commencer. Avec masques et tubas, on est allées à la rencontre de plusieurs espèces de poissons, dont des milliers de « nemos ». Pour le reste de la bande, désolée, je n’ai pas les connaissances suffisantes pour connaître l’identité de tous ces beaux poissons de toutes les couleurs que nous avons vus ! C’était génial en tout cas.
 
  
 
Ensuite, nous sommes allées voir les requins. Le guide est venu avec nous cette fois-ci et nous avons nagé près d’eux. Expérience particulière mais sans risque. Les requins n’attaquent que s’il y a du sang ! Manue s’est quand même pris un petit coup de speed, un requin a foncé droit sur elle… Un coup de foudre, je ne sais pas, en tout cas, sans conséquences ! Enfin, on est allées voir les tortues, ou plutôt la tortue car nous n’en avons vue qu’une. Elle était tout au fond de l’eau, à 6-7m de profondeur et elle était énorme ! Au moins une cinquantaine de kilos ! Toute lente et relax, elle avançait tout doucement et elle ne semblait pas craindre les nageurs. Bref, c’était un super moment, on a adoré cette balade aquatique. A refaire car nous avons encore prévu de visiter une autre île en Malaisie.

Hier, nous sommes arrivées à Kota Bharu, une ville au Nord Est de la Malaisie, très près de la frontière thaïlandaise. Bateau et taxi, le transfert s’est fait sans heurt et très rapidement. Dans quelques jours, nous serons dans la jungle à Taman Negara, il va falloir prendre sur nous pour sympathiser avec toutes les bestioles qu’on croisera et comme vous l’avez remarqué, ça n’est pas gagné !
 

Un dernier petit mot avant de terminer… Bonne Fête des mamans ! Nous ne sommes pas près de vous en ce moment, pour Manue, la distance est encore plus grande mais en tout cas, toutes nos pensées et notre Amour sont pour vous aujourd’hui. Chaque journée que nous passons à rire, à sentir, toucher, voir des paysages ou des scènes de vie fabuleuses, chaque journée où nous partageons des instants exceptionnels qui resteront à jamais gravés dans nos esprits, dans chacune de ces journées, vous nous accompagnez toujours. Nous vous serons à jamais reconnaissantes d’avoir très largement contribué aux femmes que nous sommes devenues et notre Amour pour vous n’a aucune frontière. Nous vous aimerons toujours. 

Bonne Fête Christiane et Charlette !  

 




A la découverte de la Malaisie

05:47, 14/05/2011, Tanah Rata .. Publié dans Malaisie .. 4 commentaires .. Lien
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Que notre vie a changé depuis notre arrivée en Malaisie !!! Il ne se passe pas un jour où on ne s’étonne pas avec Céline d’être dans un pays aussi développé : il y a des autoroutes, un code de la route respecté, des bus tout confort, pas de vaches qui marchent au milieu de la route, pas de détritus dans les rues, … Tout est carré, propre, on se croirait presque en France, mais avec un climat tropical.

Les premiers jours, nous sommes restées à Kuala Lumpur, à se reposer, s’acclimater, flâner dans les immenses centres commerciaux ou arpenter les rues du quartier chinois. On y a retrouvé aussi des amis que l’on avait rencontrés à Goa, Basti et Florian. On avait convenu de se revoir, mais on s’est croisé malgré tout, par hasard, dans la rue la veille, comme le monde est petit !

Vendredi, on décide de partir « en week-end » à Malacca. Sur les recommandations de Flo, nous séjournons au Discovery.  Cet hôtel très sympa est un lieu de rencontre où se retrouvent habitués et backpackers. 
L’ambiance est très chaleureuse. Bob, le propriétaire des lieux nous invite à prendre le petit dej dans un resto chinois. Une dizaine de plats à partager : bœuf, porc, poulet, poisson, … beaucoup de viandes donc, on est très loin du régime végétarien qu’on avait adopté en Inde ! 
 
 
L’hospitalité de Bob et de ses amis ne s’arrête pas mal. Le soir même, on est de nouveau conviées à partager une bouteille de whisky et un repas. Au menu, satay (brochettes de viande) et un autre plat qui ressemble à une terrine de poisson qui répond au doux nom de « fish egg ». Céline demande naïvement des précisions sur ce dernier à savoir s’il ne s’agit pas de chair de poisson mélangée à des œufs. Le verdict est sans appel, il s’agit de … fœtus de poisson !! On se regarde, écœurées et résignées à la fois, c’est trop tard on vient d’en manger… On mettra tout de même vite un frein sur ce met qu’ont l’air d’apprécier Bob et ses amis !
 
 
Bon, je vous rassure, on n’a pas fait que manger et boire à Malacca. On a visité la ville (temple, mosquée, églises, quartier chinois,…), mais il faisait vraiment très chaud et humide, peut-être 40°. Pas facile donc de rester dehors très longtemps.
 
  
 
Un soir, on s’est offert une balade nocturne dans un trishaw. Il s’agit d’un vélo aménagé de deux places à gauche, orné de fleurs, guirlandes clignotantes et déco en tout genre. On en a pris un avec l’option  sono-musique disco et nous voila parties aux Jettys. On arrive, à bord de notre arbre de Noël ambulant avec la musique à fonds, dans un lieu branché, avec bars et boîte ! On descend quelques minutes, habillées de nos vêtements bariolés. Heureusement, le ridicule n’a jamais tué personne !
 
 
 
Le dernier jour, on rencontre Shah, un habitué du Discovery. Il nous propose de nous faire découvrir en voiture les alentours de Malacca. On hésite un peu, on vient à peine de le rencontrer, mais ça a l’air de lui faire plaisir et surtout, ça peut être une bonne occasion de visiter les environs. On accepte donc. Après tout, c’est toujours intéressant de découvrir un endroit avec un local.
Il nous emmène voir plusieurs plages, nous invite à boire une coco, nous parle de sa vie.
 
 
 
Shah est musulman. Il est marié deux fois (légalement, il peut l’être 4 fois). Il a donc deux foyers : un à Singapore, l’autre à Malacca (les deux femmes ne se connaissent pas).
Il nous explique combien la religion est importante en Malaisie et que certaines lois sont strictes. Par exemple, les musulmans n’ont pas le droit de boire de l’alcool, sous peine d’emprisonnement. Heureusement pour lui,  il vit à Singapour, sa religion n’est pas mentionnée sur son passeport, il peut donc boire sans risquer de se retrouver derrière les barreaux à la suite d’un contrôle de Police ! Hallucinant quand même pour nous que la religion soit contrôlée par le gouvernement…

Belle rencontre donc. On a été très touchées par sa gentillesse et sa générosité !! 

Aujourd’hui, nous sommes dans les Cameron Highlands, dans le village de Tanah Rata. C’est situé dans les hauteurs, à 1600 mètres d’altitude. Après la chaleur tropicale de Kuala Lumpur et Malacca, ça fait du bien d’avoir un climat plus tempéré ! 

Chaque jour, on part faire une randonnée dans la jungle : les sentiers sont très bien aménagés et on peut s’y promener sans guide. La nature est vraiment très belle : champs de thé, grands arbres, c’est vraiment chouette !!!
 
  
 
  
 
La Malaisie sait préserver et protéger son environnement, c’est un réel plaisir de prendre une bonne bouffée d’air sans être catastrophées par des monticules de déchets ou par des quantités de touristes qui dénaturent le site. Et ça nous fait du bien de faire un peu de sport ! Ca grimpe sec et des fois les sentiers sont très glissants et boueux à cause de la pluie ! Hier, j’ai failli perdre Céline dans un ravin, elle s’est bien rattrapée, ouf !
 
Et puis, notre dernière spécialité depuis quelques jours, c’est l’auto-stop. Plus besoin d’attendre un bus ou de négocier le taxi, juste à tendre le pouce, sourire et attendre que quelqu’un s’arrête. La technique marche plutôt bien et on trouve ça très amusant. Encore une fois, les Malaisiens sont vraiment adorables. Notamment aujourd’hui, ceux qui ont accepté de prendre Céline dans leur voiture, après notre trek, elle me faisait honte avec ses jambes pleines de boue. Je vous laisse en juger par vous-mêmes !
 
  

Demain,  on quitte les Cameron Highlands. On va sur l’Ile de Penang, au sud du pays. Suite au prochain épisode …




Changement de décor, nous voici en Malaisie !!!

12:33, 3/05/2011, Kuala Lumpur .. Publié dans Inde .. 2 commentaires .. Lien
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Mais avant de parler de notre nouvelle vie, revenons quelques minutes à notre dernier épisode indien, toujours riche en émotions et en délires en tout genre. 
Nous avons donc terminé notre mission chez Mère Teresa… Et quelle mission !! Ca n’a pas été de tout repos, pas du tout même. Pour ma part, j’ai travaillé chaque matinée auprès d’une vingtaine de femmes âgées et en phase terminale de la maladie. Quand je me suis engagée à travailler auprès de ces personnes, cela m’a fait peur, même si ce choix était délibéré. Masochiste ? Non, pas du tout. Je souhaitais m’approcher de la mort pour tout simplement prendre la mesure de ma propre vie. C’est parfois en prenant conscience de ce qu’on peut perdre qu’on réalise vraiment la chance de l’avoir encore… Je voulais aider ceux qui partent bientôt dans l’autre monde. Cela peut paraître bizarre mais j’avais le désir de prendre la main de ces « condamnés » dans cette douloureuse ligne droite et de leur apporter un peu de douceur avant le Grand départ…
Je voulais aussi côtoyer ceux qui ont connu la misère, la dureté de la vie, la douleur physique et morale, pour ne plus avoir envie de me plaindre un jour sans ressentir de la honte. Un saut en parachute sans parachute, cela me donnait cette impression quand je me suis engagée « là-dedans ». Lors de mon enregistrement en tant que bénévole, j’avais lu une note explicative sur ce service qui expliquait tout de même que certaines maladies pouvaient être contagieuses… Euh, mais lesquelles ? Comment le savoir ? Petit moment d’angoisse où on se demande si on a pris la bonne décision, mais quelque chose nous dit que oui et aujourd’hui, je ne le regrette pas même si je ne pouvais pas imaginer à quel point ces deux semaines seraient épuisantes… La chaleur, le chaos qui règne à Calcutta, les conditions de vie dans notre taudis (ce qui devrait s’appeler « hôtel »), les trajets pour nous rendre le matin et l’après-midi sur nos lieux de travail, tout cela a eu raison de notre forme physique et mentale !!! 

L’arrivée à Kalighat (là où je travaillais le matin…) s’est faite avec une légère appréhension, mais au final tout s’est bien passé. Les volontaires prennent leurs places rapidement, quelqu’un nous explique ce qu’il faut faire et en 10 secondes, c’est parti ! De toutes manières, pas la peine de chercher midi à 14h, la journée commence tout simplement par la lessive, c’est assez simple à comprendre !! Autour de grands bacs, on lave, on rince, on essore et on porte les paniers de linge sur la terrasse. Puis, c’est l’heure du thé et des petits gâteaux. On sert, on aide, on débarrasse, on fait la vaisselle.
  
Me concernant, j’en profitais aussi pour faire des massages, ce qui fût un petit succès !!! Il faut bien que je pratique ce que j’ai appris le mois dernier !! C’était une expérience agréable. Les petites grand-mères adorent et ça a été réciproque, j’ai pris beaucoup de plaisir à partager ce moment avec elles. Leur peau est sèche, très ridée et le corps est parfois blessé et déformé mais il suffit de les observer pour savoir si c’est agréable ou non. Des fois, j’avoue que ça me faisait bizarre d’être en contact si proche avec des personnes très malades sans savoir ce qu’elles ont… J’ai essayé de porter des gants au début puis j’ai vite lâché l’idée. J’étais là pour le contact humain, pour leur apporter de la chaleur humaine, pas pour stresser en permanence sur ce qui pouvait arriver à ma petite personne, même si ça ne m’a pas empêché d’être vigilante sur les conditions d’hygiène. Vers 10h30 je retrouvais Manue pour le « tea break », moment très sympa où on papotait.
 
Puis on retournait à nos missions… Servir le déjeuner, alimenter les personnes ne pouvant le faire seules, débarrasser, laver, essuyer, … Ca va en faire rire certains qui me connaissent bien, mais j’avoue que j’étais un peu plus lente que les autres dans les tâches qu’il fallait accomplir. Je prenais mon temps, je trouvais que le fait de « speeder » tout le temps déshumaniser un peu notre intervention auprès des personnes dont la solitude est finalement le plus grand fléau. Bon, il est évident que quand il fallait accélérer pour cause de timing, je le faisais mais pas au-delà. Malgré nos différences, déjà entre volontaires, puis entre nous, les massies (indiennes qui travaillent) et les sœurs, l’ambiance était bonne et respectueuse. Avec les massies, il fallait juste ne pas trop se laisser marcher sur les pieds car elles avaient tendance à être un peu autoritaires ! Mais avec un peu d’humour, ça passe bien.
 
L’après-midi, j’étais à Shishu Bhavan, un autre endroit dans Calcutta, où je m’occupais cette fois-ci d’enfants handicapés, à la fois physique et mental. Pour le coup, l’arrivée dans les lieux a été beaucoup plus approximative. Peu de bénévoles travaillent l’après-midi (rythme intenable sur une période de plus de 2 semaines…), du coup, les services sont vraisemblablement habitués à faire sans… L’organisation dépend aussi des sœurs qui en ont la responsabilité, c’est donc assez aléatoire… Bref, le premier jour, me voilà débarquée dans un endroit où l’on ne me parle pas, où l’on ne me demande rien. Au bout de 30 minutes je finis par lever le camp… L’idée étant d’aider les autres, pas de supplier pour aider. Le lendemain, tentative numéro 2 en changeant d’étage. Cette fois, ce sont des enfants un peu plus grands, de 2 à 15 ans, bien que l’âge soit assez difficile à deviner. Il y a une autre volontaire qui m’informe que des carnets sont à disposition. Il y en a un par enfant et ils décrivent le problème de santé, l’âge, les exercices à faire pour les stimuler et les aider à se développer. Bon, bah c’est parti !!!
Je fais quelques essais sauf que les difficultés arrivent assez vite et surtout une question : comment savoir si ce que je fais est adapté ? Les massies ne parlent pas anglais et la sœur est absente. Faut se dem….. donc… En tant normal, je peux faire preuve de beaucoup d’initiative et de créativité, mais dans un tel contexte où se situe la limite ? Je ne suis pas très à l’aise, au final arrive l’heure du dîner (à 16h45, Paul si tu lis cet article tu es battu ;-) !!) et je me retrouve à devoir donner à manger à une fillette de 10 ans qui refuse catégoriquement d’ouvrir la bouche. Je me demande pourquoi les massies m’ont donné cette petite à alimenter car vraisemblablement, elle est coutumière des faits… Je me résigne donc, je n’ai pas les moyens de lui faire changer d’avis et il est hors de question d’utiliser les techniques des massies (bloquer l’enfant et lui boucher le nez !). Je change d’enfant, les choses se passent mieux même si ce n’est pas idyllique… Ce serait mentir que de dire combien c’était merveilleux de travailler auprès d’eux. Je dirais que c’était dur et loin d’être évident. Les enfants ne parlent pas ou seulement quelques mots, ils ne marchent pas, pour la plupart ils n’arrivent même pas à se tenir assis… Pour manger, beaucoup ont des problèmes pour mâcher et/ou déglutir, c’est tout une épreuve qui demande pour nous, un minimum de connaissance et d’expérience et pour eux, de la confiance. Hors, les volontaires ne restent jamais très longtemps. Quelques semaines en moyenne, 6 mois au maximum… C’est mieux que rien je me dis mais c’est triste car les enfants n’ont pas le temps de s’adapter et ils ne peuvent pas s’attacher sans être déçus un jour. D’ailleurs, les massies nous reprennent vite à l’ordre si l’on est trop proche : pas de contact physique prolongé… Elles ont raison sauf que c’est trop poussé lorsque, par exemple, on souhaite prendre l’enfant quelques secondes dans les bras pour le féliciter et qu’elles s’y opposent. On ne comprend pas tout, nos cultures sont aussi différentes…
 
Durant les jours qui ont suivi, j’ai pu travailler avec quelques enfants et les connaître un peu plus. Petite victoire le dernier jour, une fillette a enfin réussi à se relever, en gros à passer de la position allongée à la position assise… Petit à petit ! J’ai quand même du mal à me réjouir, c’est une trop petite goutte d’eau dans l’océan pour des enfants dont franchement, je n’arrive pas à imaginer qu’ils puissent avoir un avenir… C’est dur mais c’est vrai. Où vont-ils aller quand ils vont grandir ? L’autre jour, je m’occupais d’une petite fille aveugle présentant d’autres handicapes physiques et mentaux. Je me suis retournée pour voir l’heure, il ne me restait plus que 15 minutes à travailler. Puis, je me suis retournée à nouveau vers la fillette et je l’ai regardée. J’étais effondrée. Je me suis rendue compte qu’elle, elle ne partirait jamais d’ici, ou alors pour juste changer de bâtiment, pour partir avec les « plus grands ». J’ai réalisé qu’elle en avait pris à perpétuité, pire encore qu’un prisonnier qui lui pourra sortir un jour. Ce qui est terrible, c’est que c’est juste une petite fille innocente qui n’a rien demandé et qui n’a rien fait pour mériter ça. Elle n’a pas de parents, elle est née ainsi, toutes ses journées sont orchestrées de la même manière… Quelle vie bon Dieu…
Rien que d’y repenser, j’en ai la gorge serrée car je n’ai aucune solution… si ce n’est d’avoir intérêt à profiter de ma vie, au moins pour elle qui n’aura jamais la possibilité de la faire…
 
Après, une telle journée, je rentrais ensuite à l’hôtel. Je passais par une rue assez « populaire », enfin assez typique de Calcutta. Echoppes ouvertes sur la rue, des morceaux de viande qui pendent, des déchets, des odeurs de fou, des klaxons qui n’arrêtent pas, des gens qui se lavent, qui m’interpellent… Une dernière ligne droite exténuante, j’en devenais sur la défensive au final.
En plus, tous les jours ou presque il y avait un mini accident avec un indien qui faisant semblant de  ne pas me voir pour me rentrer dedans et donc, me toucher, ou qui me suivait pour savoir où j’habitais ou pour tout simplement me parler… Bref, après tout ça, la soirée c’était vite vu : Internet, dîner au même endroit tous les jours et dodo. Enfin, dodo pour moi car Manue en a perdu le sommeil. Elle ressassait sa journée, pensait à toute cette misère et surtout au sentiment de ne pas pouvoir changer véritablement les choses…
 
 
Au milieu de ces journées de fou, une parenthèse plus que surprenante est venue se glisser dans notre emploi du temps : la participation en tant que figurante au tournage d’un film. C’est dans notre restaurant fétiche qu’une femme nous a demandé si ça pouvait nous intéresser. Why not, on n’est pas à un délire près !! Surtout que c’était pour tourner une scène d’un film pas vraiment indien… Devinez !!!............. Jack l’éventreur !!! Vous ne rêvez pas !!! Version indienne évidemment. On s’est pointée au studio avec une autre fille et deux autres garçons du taudis (désolée mais je n’arrive pas à dire hôtel… !) et chose inattendue, il y a eu comme une sorte de casting. On ne savait pas qu’il y aurait une sélection mais vraisemblablement trop de filles s’étaient présentées. Bon, on doit quand même vous expliquer pour quel rôle c’était et là je ne vais pas vous demander de deviner mais de vous asseoir ;-) ! C’était pour jouer……. Des prostituées !!!! Bon, bon, balancé comme ça, ça ne fait pas très classe mais resituons un peu le contexte. Jack l’éventreur, en 1888, à Londres…
 
Les femmes de joie (appelons les comme ça, c’est mieux !) étaient habillées comme des princesses et elles avaient un style bien plus distingué que les femmes modernes d’aujourd’hui. Je vends un peu le produit car, pour continuer la petite histoire, comment dire…. Bah j’ai eu le rôle et pas Manue ! Je ne sais pas si je dois bien le prendre, pas de commentaires, bien entendu !!! Je n’étais pas la seule à être prise non plus… Et puis, Julia Roberts a commencé à être célèbre (euh je crois…) avec Pretty woman !!! Bon, moi, j’ai pas vu Richard, dommage, mais j’ai eu le droit à une superbe robe de princesse et une coiffure dans le même genre. Visez un peu mon changement de look !!!
 
 
 
Très sympa même si au début j’étais un peu sceptique !!! Toujours très impressionnant le tournage, il régnait une atmosphère ultra tendue, surtout qu’il s’est mis à pleuvoir et qu’il a fallu poireauter 2 bonnes heures… A la fin, on a tout de même compris que le film n’était pas Jack l’éventreur mais un autre film indien où une scène de Jack l’éventreur était tournée à l’intérieur… Vous avez compris ? Pas trop ? Bah nous non plus, c’est encore assez flou !!! Retour au taudis à 2h du mat avec 700 roupies en poche (environ 12 euros pour 7h de « travail » !), le lendemain on était au bout du bout du rouleau !
 
 
Voilà un peu pour nos derniers épisodes indiens toujours bien loufoques. Samedi dernier on a décollé pour Kuala Lumpur. Depuis, notre vie a changé. On est cette fois-ci dans un hôtel (un vrai), on a une chambre (une vraie avec un matelas, de la peinture qui ne s’effrite pas, des draps qui ne sont pas tâchés et j’en passe), des WC avec une cuvette, du papier (un truc de fou, j’en reviens pas encore…), des douches avec eau chaude, gel douche à disposition et même un peu déjeuner compris et du thé à disposition toute la journée. Et aussi le WIFI !!!!!!!!!!!!! Du coup, ça fait 3 jours qu’on reste les ¾ du temps ici à regarder la télé, à aller sur Internet, à lire, à se traîner… Ca fait trop de bien !!! Bon, bientôt on va redécoller. Déjà pour voir la ville de Kuala Lumpur puis pour connaître la Malaisie. Les débuts laissent présager que ça sera moins hard que l’Inde ! Mais malgré tout, on garde dans notre cœur beaucoup d’affection pour ce pays… La misère, la spiritualité, les couleurs, les parfums, les indiens et leurs folies, tout cela confère une image très touchante qu’on gardera dans nos mémoires jusqu’aux prochaines retrouvailles…
 



La cite de la joie, ... sans Patrick, mais avec le reste !

12:04, 23/04/2011, Kolkata .. Publié dans Inde .. 2 commentaires .. Lien
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La dernière fois, on vous écrivait depuis Benares. On se réjouissait à l’idée d’aller à Darjeeling, cette charmante ville de montagne dans l’est de l’Inde, au milieu de l’Himalaya. On avait jeté un coup d’œil aux prévisions météo : des températures modérées et même de la pluie ! De la pluie, chouette, on en n’avait pas eu depuis des mois, on en rêvait !! Tout cela s’annonçait donc très bien.


On quitte donc Benares, avec 2 bonnes heures de retard. L’attente est longue car la gare est infestée de rats (charmant !).
 

On finit par monter dans le train et le trajet s’annonce agité. La voiture est surchargée, il y a des gens et des sacs dans tous les sens, et même un hamac accroché dans le couloir ! On se demande toujours dans ces cas-là comment on va tous pouvoir dormir, mais comme à chaque fois, chacun trouve sa place : à deux par couchette, par terre, entre deux cartons, ...

 


Petite surprise vers  3h30 du mat : des travestis (pour être plus claire, des hommes maquillés et habillés en sari…) ont réveillé tout le monde en frappant dans leurs mains, allumant lumière et ventilos et tout ça, pour … réclamer de l’argent !! L’hallu complète, mais personne n’a bronché. On ne sait pas trop qui sont ces gens, ce n’est pas la première fois qu’on en croise, mais c’est un peu surréaliste !
Après cette nuit de rêve, on arrive à Silgiri et de là, on enchaîne avec 4 heures de jeep (Darjeeling est à 50 km et se trouve a 2100 m d’altitude). Plus on monte, plus le temps se couvre et la température diminue (à notre grande joie au départ mais assez vite à notre grand désespoir). Il se met à pleuvoir et évidemment, on oublie que nos sacs sont sur le toit de la zeep. Le chauffeur mettra une bâche 20 minutes après que l’averse ait commencé. On arrive à Darjeeling sous la pluie et dans le froid. On est fatiguées, habillées de vêtements légers, nos sacs sont trempés… On commence à se demander ce qu’on va pouvoir faire ici !!

Au bout de 24 heures, on a renoncé à tout trekking : le temps ne s’améliore pas trop, on n’est pas équipées et puis marcher 6 heures par jour pour ne rien voir ou presque, ça ne présente pas beaucoup d’intérêt. Notre séjour à Darjeeling se résume donc à de longues heures de transport, une chambre d’hôtel humide et froide, quelques balades dans la ville, des bonnes bouffes et surtout beaucoup de fous rires. La prochaine fois, on sera plus vigilantes sur les conditions climatiques, ça nous servira de leçon !! Enfin, vigilante on l’a été, c’est juste qu’on n’a pas été foutues de réaliser les conséquences concrètes de perdre 20° et de se retrouver sous la pluie !!

Dimanche, on reprend donc la route pour Calcutta, notre dernière destination en Inde. Jeep pour descendre jusqu’à Silgiri, puis train. La Jeep, c’es hard, ça secoue, il y a pleins de virages, Céline finira la tête sur mes genoux pour l’aider à passer son mal de cœur…

En revanche, le train, c’est le pied, on est quasiment seule dans la voiture ! C’est calme, on apprécie beaucoup ! Il n’y a que le contrôleur qui vient animer notre voyage et c’est effectivement très divertissant. Pour la petite histoire, nous n’avons pas pu obtenir des places réservées. Nous n’avions qu’un billet 2e classe « ouvert », nos billets ne sont donc pas en règle. On sait qu’on va devoir payer un surclassement. Le contrôleur nous annonce que l’on va devoir payer 500 roupies, ce qui est beaucoup trop élevé (on connaissait l’écart de prix). Je discute donc le montant de l’amende. On finit par s’accorder sur 300. Sur ce, il me fait un reçu de … 266 roupies ! Bon, on n’y comprend rien si ce n’est que, comme d’hab, ça valait le coup de passer un quart d’heure à négocier ! :-)

Vers minuit et demi, on arrive a Calcutta avec 1h30 de retard, rien de très surprenant. Taxi jusqu’à Sudder Street, le quartier touristique, on opte pour le Modern Lodge, un nom qui nous fait rêver quelques secondes. Moderne, il a dû l’être dans les années 60 et lodge, on ne sait pas trop d’où ça sort. Un petit monsieur nous accueille, il a une chambre pour nous, c’est cool. Niveau propreté et confort, c’est encore très sommaire. La salle de bain avec lavabo, le matelas un peu moelleux, une prise électrique et des murs pas décrépis, ce sera pour la prochaine fois (j’ai l’impression que nos exigences diminuent à chaque fois un peu plus).

 Lundi, on se rend dans un des centres Mère Teresa. Tout comme nous, il y a une soixantaine de personnes venues s’inscrire. Une bénévole française nous explique qu’il y a plusieurs maisons (=services) et que l’on peut choisir celles dans laquelle on souhaite travailler. Pour Céline, ce sera les femmes malades en phase terminale le matin et les très jeunes enfants handicapés l’après-midi. Pour moi, ce sera les femmes malades (la frontière est proche avec les femmes dont s’occupent Céline) et les enfants handicapés.

Le lendemain, 7 heures, on retrouve tous les volontaires à Mother House pour le petit dej : chaï, pain de mie et bananes (festin que l’on agrémentera de chocolat les jours à venir, sur une très bonne idée de Céline !). Petite prière ensuite, chant de remerciement pour les bénévoles qui terminent leur séjour ici puis, chacun part pour le centre dans lequel il va travailler. Céline et moi, on va à Prem Dan (les services dans lesquels on travaille sont au même endroit). Une demi-heure de marche pour s’y rendre, la balade en elle-même est une épreuve : des gens qui se lavent dans la rue, font leur lessive, des animaux morts parfois, les odeurs fortes, des enfants qui réclament des crayons ou de l’argent et des montagnes de détritus sur la dernière ligne droite qui longe la voie ferrée ! Il faut avoir le cœur bien accroché dès le début de la journée…

 


Sur place, tout s’organise rapidement. Chacun prend un tablier et la première tâche de la journée, c’est la lessive. Dans mon département, il y a 180 femmes. Les draps et les vêtements sont lavés tous les jours et à la main et sont étendues sur le toit du bâtiment (2 étages à monter). Croyez-moi, ça fait beaucoup de linges ! Avec les massies (=femmes qui travaillent ici) et les volontaires, en un peu plus d’une heure, c’est terminé.
Ensuite, on met les draps propres sur les lits, on nettoie les sols, on sert le chaï, on passe du temps avec les femmes, on les emmène aux toilettes, ... Il y a quelques instructions, mais chacun doit se débrouiller comme il peut et faire preuve de bon sens.
A 10h30, c’est la pause. Je retrouve Céline. Elle aussi n’a pas eu le choix que de se mettre dans le bain rapidement (elle vous racontera son expérience dans le prochain article).
Après la pause, on passe du temps avec les patientes, on les masse, leur tient la main, on essaie de leur apporter un peu de réconfort. Ensuite, on sert les repas. Je nourris une dame dont le corps est complètement déformé. Pas trop de mode d’emploi, je fais ce que je peux. J’essaie de rester concentrée entre les femmes qui passent à côté de moi et qui me sollicitent, et l’espagnole qui nourrit une lépreuse à un stade très avancé, dur, dur…

L’après-midi, je me rends dans un autre centre : Daya Dan. Le travail est un peu différent. L’après-midi, il n’y a pas de tâches ménagères à accomplir, il s’agit plutôt de passer du temps avec les enfants. Ce n’est pas simple, les sœurs et les massies ne me prêtent pas beaucoup d’attention. Les enfants sont gravement handicapés. Je joue avec eux et leur donne à manger.
A la fin de la journée, je suis vidée !
Travailler dans ces centres, donner de notre temps à ces personnes à qui la vie a fait peu de cadeau est une belle expérience, mais qu’est-ce que c’est dur !!!!! C’est la première fois que je vois d’aussi près autant de misère. Voir ces enfants sans avenir, ces femmes brûlées par leur mari, mutilées, déformées, atteint de maladies en tout genre, ces personnes en fin de vie, … Les plus pauvres des pauvres, on ne nous avait pas menti ! Sans parler de Calcutta. La ville est très chaotique, il fait chaud (autour de 40°) et humide, c’est bruyant et épuisant… bref, nous avons peu de moments doux et légers dans notre quotidien.  

 

 
Tout cela nous rappelle, une fois de plus, qu’être nées en France, en bonne santé et entourées de gens qui nous aiment est un trésor inestimable !!!

Rien que pour ça, on devrait être heureuses car c’est loin d’être une évidence pour tout le monde. Ca me rappelle d’ailleurs une discussion qu’on avait eu Céline et moi à Goa autour d’une bouteille de Madera. Céline s’adressait à un ami allemand au sujet de l’Amour que l’on porte à nos proches. Elle avait à juste titre dit qu’il était important de dire aux gens qui comptent à nos yeux combien nous les aimons. En voyant toute cette misère depuis des jours, je réalise combien c’est vrai, combien cette Amour est une chance exceptionnelle qu’il ne faut pas négliger. Autant se le dire, ça fait tellement de bien ! C’est ce que j’aimerais exprimer parfois à tous mes proches mais la pudeur l’emporte encore… Quelle bêtise mais je compte y remédier !!! Attention, je risque d’en demander autant ;-) !




On the road again…

11:23, 14/04/2011, Vârânasî .. Publié dans Inde .. 2 commentaires .. Lien
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La parenthèse farniente a pris fin, on a repris les sacs à dos, nous sommes de nouveau sur les routes de l’Inde. Bon, quand je dis la « parenthèse », je souris en même temps car cela a duré 5 mois tout de même !! Mais le mot est mal choisi même si c’est certainement celui qu’on utilise pour qualifier deux personnes qui ont quitté leur travail pour s’accorder de « longues vacances » pour profiter de la vie, pour ne pas s’encombrer d’emplois du temps, pour réfléchir à elles-mêmes, pour retrouver et savourer le goût des plaisirs simples.
 
Cinq mois déjà et je ne regrette en rien cette décision. Je me rends compte combien il est important de se sentir libre pour vivre la vie qui nous convient le mieux, celle qui tout simplement nous donne le plus souvent envie de sourire et c’est avec certitude que je peux affirmer que je me sens bien aujourd’hui. Nous partageons beaucoup avec Manue, nous échangeons sur nos ressentis, sur nos émotions et c’est avec un réel plaisir que je vis cette aventure avec elle… une fois encore ! Notre amitié est aujourd’hui une des choses qui compte le plus pour moi et même si parfois il nous faut réajuster notre relation, je continue de penser que j’ai énormément de chance de vivre une telle amitié, une telle complicité, un tel Amour avec elle.
    
Notre vie n’est pas banale, nous essayons de construire nos vies au plus près de nos aspirations, au plus près de ce que nous sommes même si cela ne correspond pas à ce que les gens ont l’habitude de vivre en France. D’ailleurs, nous avons conscience, pour l’avoir vécu, que certains assimilent parfois notre choix de voyager à une fuite de la « vraie vie », à un comportement instable... Et c’est dommage ! Nous sommes très conscientes de ce que nous faisons, cela relève d’un véritable choix et nous l’assumons totalement, que ce soit financièrement ou moralement. Nous avons seulement choisi un chemin différent de celui que nous avons l’habitude de voir en France, à savoir de bien gagner sa vie, de se mettre en couple, de faire des enfants et de « ne manquer de rien » matériellement parlant. Nous nous étonnons souvent que tant de personnes suivent la même route sachant que nous sommes tous si différents… Et cette différence, c’est justement ce qu’il y a de plus beau entre les êtres, c’est un précieux trésor et je regrette souvent que, dans nos sociétés, on tende à la faire disparaître pour imposer des normes plus standardisées, des manières de vivre similaires qui peuvent malheureusement frustrer et décourager  ceux qui ont des aspirations différentes. Certains se perdent d’ailleurs entre ce qu’ils souhaitent réellement et ce qu’ils croient devoir vivre pour réussir leur vie. Ils se conforment pour ne pas être rejetés, ils plient sous le poids d’une pression plus grande que leurs propres désirs et ils passent à côté d’eux, à côté de leur bonheur… 
 
Ce modèle n’est pour nous qu’une manière de vivre parmi des millions, il est critiquable comme tous les autres, l’important est de tout simplement trouver la voie qui nous rend le plus heureux car la vie est trop courte pour perdre du temps dans des modèles qui ne nous satisfont pas. Nous devrions tous nous encourager les uns les autres à vivre au plus près de nos envies, ce serait une très belle preuve d’Amour et de tolérance. « Tiens, toi, tu veux vivre dans le Larzac et élever des chèvres, pourquoi pas ! » ; « Toi, tu t’en fous de ta carrière, tu veux juste travailler à mi temps et jouer de la guitare dans une bouche de métro ? Cool, fonce si ça te rend heureux ! » ; « Toi, tu as 40 ans et tu ne veux pas vivre en couple, tu veux juste penser à toi et ne faire aucune concession dans ta vie ? Rien à redire si tu ne fais de mal à personne ! » ; … La vie devrait être aussi simple que ça, s’accepter les uns les autres tant que nos comportements n’ont aucune incidence directe sur autrui. C’est ce que nous apprenons aussi durant ce voyage car nous croisons souvent des gens avec des chemins de vie et des attentes qui ne sont pas les nôtres. C’est instructif, ça apprend la tolérance et toutes ces personnes sont de bels exemples qui nous rappellent que tout est possible et qu’il ne faut jamais abandonner ses rêves.
 
Choisir un chemin, je veux dire en créer un qui soit au plus près de ce que nous sommes n’est pas si simple. Cette quête demande du temps, elle exige du calme dans l’esprit et elle nous semble plus facile à l’étranger. C’est ce que nous essayons déjà de faire en France mais en ce qui nous concerne, nous avions le nez dans le guidon, nous courrions beaucoup trop pour avoir le temps et le recul nécessaire pour répondre à nos questions. Pour ma part, je n’étais pas malheureuse mais j’avais besoin de plus d’espace, de plus de temps, d’une plus grande marge de manœuvre. Aujourd’hui, quand je me réveille, je me dis : « je suis libre » car j’ai la chance de pouvoir aller où je veux, j’ai la chance de n’avoir que l’horizon comme limite géographique, j’ai le privilège de pouvoir me balader en prenant le temps de regarder, de sentir, d’entendre et de me dire combien la vie est étonnante et incroyablement fabuleuse. C’est un cadeau du ciel, vraiment, en tout cas je le considère comme tel.
 
Et là, je ne peux m’empêcher de dire merci à la société dont je viens, merci de m’avoir donné la possibilité de réaliser mes rêves, merci de m’avoir donné le nécessaire pour que je sois en mesure de construire ce chemin. Je ne suis peut-être pas  en accord avec les idées que prône cette société à mon goût trop matérialiste, trop normée et trop élitiste mais je suis extrêmement heureuse d’avoir bénéficié d’un système éducatif qui m’a permis de faire des études même avec peu de moyens, d’avoir été soignée dès qu’un problème de santé survenait, d’avoir été respectée en tant que femme de la même manière qu’un homme, d’avoir pu accéder à des revenus qui me permettent aujourd’hui de profiter pleinement de la vie et surtout je suis extrêmement reconnaissante d’être née libre. Malgré les pressions pour « rester dans les rangs », je reste libre de choisir ma vie, de décider et j’en ai les moyens car je ne peux décemment pas accuser l’état ou les autres d’être responsables de ma vie. Je le suis. C’est une chance incroyable, mais terrifiante aussi. Etre responsable de ce que nous en faisons… Changer de travail, quitter sa femme, claquer la porte d’une mère possessive, vivre à l’étranger, travailler moins, nous le pouvons tous et ce serait mentir que de dire le contraire. Voilà pourquoi je trouve la vie si fascinante, nous en avons les rennes et nous pouvons en faire ce que nous souhaitons tel un magicien… ou tel un automate aussi… Mais ce choix nous revient. 
 
Partir à l’étranger, en Inde particulièrement, c’était donc pour cela. Je le redis, c’est un choix tout à fait raisonné, celui de prendre du temps pour nous connaître davantage, pour vivre plus légèrement, sans pression, pour savourer chaque jour qui passe. Un choix pas si simple, pour moi en tout cas, car après 8 mois en France, mon esprit s’était déjà bien habitué à un rythme… disons-le, bien sympa. Boulot, dîners entre amis, rigolade, soirées salsa, balades dans le Vieux Nice, on ne peut pas dire que j’étais malheureuse. J’aimais et j’aime toujours énormément les gens qui font partie de ma vie et j’ai passé de merveilleux moments avec eux.
 
Mais en posant le pied en Inde mi novembre, j’ai su aussi qu’une partie de moi faisait partie de cet « autre monde ». Un autre sourire est venu illuminer mon visage, une autre plénitude aussi. J’ai repris le temps des choses, j’ai retrouvé ce sentiment de liberté, cette sensation de légèreté, ce bonheur simple d’avoir du temps pour soi, cet étonnement qu’on ne trouve qu’à l’étranger dans des cultures tellement différentes des nôtres. Je me suis sentie véritablement plus sereine et heureuse aussi.
 
 
Pourtant, notre vie n’a rien d’exceptionnel. A Goa par exemple, dans notre petit village de Benaulim, nos journées s’organisaient très tranquillement. On se levait le matin quand nos yeux avaient envie de s’ouvrir (ou quand le coq et/ou les indiens faisaient un tel vacarme qu’il était impossible de rester dans les bras de Morphée !), on allait ensuite déjeuner dans un des petits restos du village ou alors Manue allait acheter du pain et on mangeait sur notre terrasse, puis on allait prendre un café à la « German Bakery » où on rencontrait les autres voyageurs pour discuter de nous, de nos vies, des faits relatifs au village. L’après-midi était souvent consacrée à la plage à notre QG le fameux Hawaii, à lire un bouquin, à jouer au volley ball… pour terminer avec un petit mojito (parfois !) face au coucher du soleil.
 
   
 
Une vie simple dans les faits mais réellement intéressante de part la relation qu’on avait avec nous-mêmes et celle que nous avions avec les autres.
 
En Inde et en voyage en général, il n’y a pas de normes particulières à suivre, chacun a quitté son monde pour au contraire être soi-même, ou en tout cas s’en rapprocher. Personne n’impose donc quoique ce soit à l’autre, chacun pense ce qu’il veut, chacun va où il veut dans sa vie, ce qui confère une atmosphère agréable et très appréciable. Tout ce mélange de personnalités et de cultures fait de Benaulim un endroit très intéressant et surprenant quand on observe les interactions entre les gens qui sont pour le coup bien différents les uns des autres ! C’est ce que j’adore moi, c’est ce que je trouve très riche et très stimulant : un monde plus coloré, plus déjanté, plus marrant et moins sérieux. Chacun compose avec l’autre, ou non d’ailleurs, ça se dispute,  des fois on ne se comprend pas, au volley ça pouvait dégénérer car chacun avait sa vision du « sport collectif », à la German Bakery on débattait sur le sens de la vie, bref c’était drôle, léger, insouciant. Insouciant, oui, j’aime bien ce mot. La vie ne devrait pas être abordée trop sérieusement, mais au contraire comme un énorme terrain de jeux où l’on doit s’amuser, rire, profiter. 
 
 
Aujourd’hui, j’écris depuis Benares, sur le bord du Gange, là où ont lieu les rituels de crémation. Ambiance assez étrange donc, et complètement inconnue pour nous.  Sur un des Ghat (Ghat=endroit particulier sur les bords du Gange identifié par un nom), ont lieu les crémations. Une dizaine de bûchers sont actifs 24h/24 pour brûler les corps. C’est un rituel vraiment étrange. La famille arrive avec le défunt sur une sorte de civière en bambou recouvert d’un tissu de couleur qui permet d’identifier si la personne était un homme, une femme, un vieillard, etc. Le corps est plongé dans le Gange puis il est posé sur le bûcher où l’on met le feu ensuite. On distingue clairement la forme du corps mais on ne voit rien, heureusement d’ailleurs…
 
Nous avions une légère appréhension à l’idée d’aller assister à ce genre de rituel mais au final cela n’a pas été choquant, juste étonnant et un peu déroutant. La première fois, c’était en fin de journée et il y avait de la musique et des énormes guirlandes accrochées au bâtiment juste derrière les bûchers. C’était assez hallucinant de débarquer dans une telle atmosphère : des corps qui brûlent, le feu qui scintille, la musique à fond du même style et aussi fort qu’en discothèque et les lumières qui clignotent. Incroyable, difficile à décrire, l’Inde dans tous ses contrastes on s’est dit… Impossible de comprendre avec nos cerveaux d’occidentales comment on peut vivre un décès d’une telle manière…
Après, en y réfléchissant bien, entre un enterrement ultra triste et formalisé en France et une telle cérémonie, je ne sais pas trop ce qui est mieux… pour moi en tout cas, quelque chose à mi-chemin ! Pour la petite histoire tout de même, nous y sommes retournées le lendemain et il n’y avait plus de musique et de guirlandes, la veille était un jour exceptionnel organisé pour le décès de Brahmans, la caste supérieure. Bon, ça laisse perplexe quand même !!!
 
Sinon, ici l’ambiance est en général assez surréaliste. C’est l’Inde en effet grossissant, bruit, musique, chaleur, vaches et chiens dans les rues, immeubles vétustes et déglingués, petites ruelles sales où il est impossible de ne pas se perdre, beaucoup de mendiants et de petites arnaques, bref ça n’est pas de tout repos !!!! S’il ne faisait pas si lourd côté température, je pense que l’on apprécierait plus mais bon, ce soir nous prenons la route pour Darjeeling, en montagne le temps se fera plus clément… On en a besoin on est raplapla ici !!!
 
 
Ca nous change de Rishikesh une autre ville au bord du Gange, plus dans le Nord de l’Inde où nous avons passé plusieurs semaines après Goa. Quelle douceur de vivre là-bas !!! Pas de voitures dans le quartier où nous étions, vie à l’Ashram tranquille (sorte de monastère à l’indienne, bien plus folklo et plus rudimentaire aussi !), yoga tous les jours, températures idéales, super Chai (thé épicé avec du lait), délicieux banana et apple Samosas (sorte de mini chaussons aux pommes/bananes), le paradis quoi !!!
    
On a même pris quelques cours de nutrition et de massages Ayurvédiques, très intéressant, je cherche maintenant des cobayes ;-) !!
Bref, Benaulim et Rishikesh, c’est à reprévoir dès que possible… Snif, c’est maintenant derrière nous mais on a bien espoir de les retrouver bientôt !!



Entre deux eaux

08:38, 13/11/2010, Arcins .. Publié dans Messages perso .. 1 commentaires .. Lien
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Je reprends la plume, pour ne pas dire le clavier, huit mois après notre retour de ce merveilleux périple qui aura quand même bien changé notre vie, ou tout du moins la mienne, car je ne peux parler qu'en mon nom.

Nous sommes aujourd’hui samedi 13 novembre 2010 et je suis à Arcins, dans le Medoc, chez ma mère. Je viens de rentrer d’une très belle journée passée avec ma grand-mère Marcelle, ma mère et ma tante Evelyne. Nous sommes parties ce matin accompagner ma grand-mère à sa radio de l’épaule (elle est tombée récemment mais rien de grave), ensuite nous avons déjeuné à Buffalo Grill et nous avons terminé par faire quelques courses à Auchan. Pourquoi je raconte tout ça ? En quoi cette journée était-elle jolie ? Parce que nous avons passé un moment très simple toutes les quatre, parce qu’il y a eu des pleurs, des rigolades, des discussions sur la vie, parce que je me disais en les regardant combien, bon dieu, j’avais de la chance de faire partie de cette lignée de femmes, combien je les trouvais belles, authentiques, simples, natures à l’eau comme dirait mon amie Karine. Aujourd’hui, plus que jamais, j’aspire à vivre ce genre de moments, simples et vrais. Ces personnes qui ne font peut-être pas partie de la grande société, qui n’ont pas une culture débordante sur notre monde et un avis tranché sur comment il devrait tourner, ne se plaignent jamais, ne critiquent pas et, chose incroyable, elles ont encore le sourire ce qui est très rare de nos jours…

En dehors du plaisir non négligeable d’avoir retrouvé les personnes formidables qui font partie de ma vie, les nounours à la guimauve, mon pèse personne, mes tonnes de vêtements, l’homme que j’ai le plus aimé (il se reconnaîtra, mais comme ça, sans révéler son identité, je peux en faire rêver d’autres J… je plaisante bien sûr… !), je dois dire que le plus bel héritage de ce voyage a été les belles leçons de vie que j’ai apprises.

Vivre le plus simplement possible en cumulant un minimum de biens matériels, s’accorder du temps pour écouter et comprendre les besoins de son esprit et de son corps, vivre selon ses envies en se détachant un maximum de ce que les autres ont toujours voulu pour nous, pour, soi-disant, « notre bien » (ou le leur ? La question mérite d’être posée…), être proche de la nature (avoir des frissons en écoutant sous sa couette une belle averse, ça c’est du bonheur à l’état pur), prendre conscience du merveilleux cadeau qu’est la vie et ne pas se laisser dicter par les peurs que peuvent nous renvoyer nos proches, la société, les médias, voilà ce que j’ai appris durant ce voyage et cela a bien changé ma vie.

J’ai pris conscience que se sentir libre procurait un bien fou et que j'étais la seule à pouvoir créer les conditions de cette liberté. Je m’explique. Je peux très bien aspirer à gagner plus, pour cela j’accepterais alors un emploi avec plus de responsabilités, je peux aussi « investir dans la pierre »  en achetant une maison (pour assurer mon avenir diront la plupart des gens… Idem pour le job d’ailleurs ! Bon job=bonne retraite, non ??!!), je peux aussi décider d’avoir des enfants (ce qui serait plus que « « « normal » » » à 30 balais !) et même, soyons fou, prendre pour époux un homme plutôt casanier dont le grand objectif de sa vie serait d’avoir une bonne retraite (le drame, je commence à avoir des spasmes là…!). Oui, je pourrais, je devrais même selon certaines personnes mais si je le faisais, ce serait un choix réfléchi, le meilleur selon moi pour être heureuse. Mais aujourd’hui je ne suis pas encore convaincue qu’un tel style de vie puisse correspondre à la définition que je me fais du bonheur et ce voyage m’a particulièrement fait interroger sur cette voix si « royale » en France. Pourquoi au juste je la suivrais ? Pour être à l’abri du besoin ? Pour être sûre et certaine que je ne manquerai jamais ? Pour assurer mes arrières ?

La vie sur cette splendide et surprenante planète est à durée très déterminée, n’y-a-t-il pas quelque chose de « spécial » à vivre, à découvrir ? Quand nous étions gamins, nous rigolions  aux éclats, nous avions des rêves plein la tête, nous étions remplis de bonnes intentions aussi. Nous étions capables de nous imaginer grand voyageur, guitariste dans un groupe, photographe, chasseur de tornades, nous allions vers les autres sans nous soucier des jugements, nous pouvions chanter à tue-tête sans avoir honte, nous étions heureux car libres et sans contraintes. Je ne suis plus une enfant, je le sais bien. Je n’ai plus cette innocence, quoiqu’il m’en reste certainement plus que chez la moyenne des gens, mais je veux tendre vers cette légèreté, vers cet état de bonheur simple.

En rentrant en France, quand j’ai raconté à plusieurs reprises mon voyage, les gens m’ont souvent répondu qu’ils adoreraient faire un tel projet mais qu’ils ne pouvaient pas, que c’était comme « indépendant » de leur volonté. Ne peut-on pas ou ne trouvons-nous pas le courage de le vouloir et de le faire ? Un bon job, ça peut se quitter ? Une maison, se vendre, se louer ? Des enfants, ça s’adapte assez bien ? Là, je choque, je sens bien ! Et pourtant. Je reste persuadée que nous pouvons changer notre vie et nous nous devons de le faire si elle ne nous apporte plus le sourire, si on ne voit plus dans le miroir une petite lumière dans nos yeux, si notre corps exprime le poids trop lourd d’une vie qui n’est pas à l’image de ce que nous souhaitons réellement. Là, alerte rouge, il faut changer, il faut vivre car, comme m’a écrit récemment mon ami Carl, "le plus lourd fardeau c'est d'exister sans vivre" (Victor Hugo) et c’est totalement vrai ! C’est dans cette optique que je suis partie et si je l’ai fait ça n’est pas parce que j’ai eu de la chance mais c’est parce que je l’ai choisi et ça fait une grand différence. Quand on veut quelque chose, on est tout à fait capables de l’avoir, seulement il faut aussi accepter que choisir c’est parfois renoncer et prendre le risque de se tromper. Ca fait partie du contrat mais il n’y a rien de grave là-dedans, au contraire même, ça fait parfois partie des plus belles leçons de vie que l'on puisse recevoir.

J’ai appris tout au long de ce périple qu’il fallait choisir sa vie et non la subir. Les biens matériels, mon job aussi formidable qu’il soit et les autres ne prendront jamais les rênes de mon existence car JE choisis et je me bats tous les jours pour ça, même si le chemin est long avant que je ne me sente totalement en paix avec moi-même.

Ca n’est pas si simple de prêcher un tel discours et de le suivre. « L’enfer, c’est les autres » disait Sartre et il n’avait pas tort car quand on prend une route que beaucoup ne s’autorisent pas par manque de courage (là, je vais me mettre du monde à dos !), ça dérange, ça agace, ça attire même une certaine animosité. Ca c’est pour le côté négatif. Car pour ce qui est du côté positif, je dirais que cet état d’esprit m’a aussi et surtout permis de rencontrer des personnes admirables et simples qui prennent des risques en osant vivre leur vie, en assumant leurs choix et ce qu’ils sont sans chercher à passer à tout prix pour des gens « biens » qui réussissent leur vie au sens où on l’entend dans notre société.

De ce voyage j’aurais donc appris qu’il ne suffit pas de posséder et d’être à l’« abri » (financier, maladie, affectif, ...) pour être heureux et ça, vous le comprenez assez vite quand vous voyez des centaines de personnes pauvres et dans une situation précaire qui, malgré tout, ont le sourire.  Là, vous réfléchissez deux minutes (max) et vous vous demandez à quoi ça sert de se défoncer autant pour vivre ultra confortablement, pour posséder toujours plus, pour avoir une santé d’enfer, si c’est pour faire la tronche, pour avoir un regard inexpressif et blasé et pour se plaindre en plus car tout ça n’est pas à la hauteur de ce que nous « voudrions » (genre «on paie trop d’impôts », « mon train à 20 minutes de retard c’est une honte » ou « la route a deux nids de poule, c’est vraiment inacceptable »). Pour moi, c’est d’ailleurs une quête sans fin car le bonheur ne se trouve pas là, je le sais, je l’ai vu de mes propres yeux ! Et nous le savons tous car quand nous mourrons, notre dernière pensée n’ira pas vers notre dernier écran Plasma ou vers notre superbe voiture. Nous penserons à tous les moments un peu fous, à ceux qui nous ont fait vibrer, à ceux bien sûr où nous avions le sourire, particulièrement aux instants légers et insouciants passés avec les gens que nous aimons. C’est ça aujourd’hui mon oxygène et les jalons que j’essaie de suivre. Bon j'avoue, certains m’ont dit que j’étais idéaliste, mais si c’est vrai, je prends cela comme un vrai cadeau du ciel et j'espère que ça durera encore longtemps.

Aujourd’hui, nous avons décidé de repartir et pour être plus précise, nous sommes à J-4 du grand départ, direction l’Inde, dans la région de Goa. Ce serait mentir que de dire que je pars le cœur léger, sans douter, sans me demander si je prends la bonne décision. Mais qu’est-ce qu’une bonne décision ? C’est celle qui ne présente aucun risque ? C’est celle qui crée un maximum de plus values ? C’est celle qui exigerait qu’à 30 ans je commence à me « stabiliser », à penser à ma carrière et à fonder une famille ? Je lutte car ce genre de questions stupides parasitent un peu mon esprit mais je reste convaincue que ce nouvel épidose sera très riche, qu’il m’aidera, même si ce n’est que d’un pas, à avancer sur mon chemin de vie, qu’il m’accompagnera dans ma quête personnelle de savoir encore plus qui je suis et à quoi j’aspire. Cela peut paraître totalement inconcevable pour certains que je parte ainsi sans but précis, sans intention de produire quelque chose de concret mais pourtant, il me semble que c’est dans ce flou, dans ce vide que je trouverai les plus belles surprises, celles que je n’aurais jamais pu programmer, ni même envisager. Alors, j’y vais tout en faisant confiance à la vie et on verra. Tout simplement.

"Courir le monde de toutes les façons possibles, ce n'est pas seulement la découverte des autres, mais c'est d'abord l'exploration de soi-même, l'excitation de se voir agir et réagir. C'est le signe que l'homme moderne a pris conscience du gâchis qu'il y aurait à rendre passive une vie déjà bien courte." (Xavier Maniguet)

                   

En souvenir de cette jolie journée.

Céline.




Balancer l'argent par les fenêtres

19:35, 10/02/2010, Colva .. Publié dans Inde .. 5 commentaires .. Lien
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Non, bien sur, par rapport au titre de l'article, nous ne parlons pas de notre voyage ! Parce que s'il y a bien une chose dont je suis certaine c'est d'avoir ''investi'' cet argent dans quelque chose de vraiment extraordinaire et qui me rendra heureuse chaque fois que j'y penserai. La vie vaut bien la peine d'être Vécue, et le grand V pour moi va de pair avec la connaissance de notre monde, celle que l'on a des autres et bien entendu de soi-même. Nous avons mis une bonne partie de nos économies dans ce beau projet et nous le regrettons absolument pas... C'était bien la plus belle chose que nous avons fait de notre vie... mais le titre a bien une signification, vous le saurez plus loin dans cet article !

Ca y est, nous y voila, nous sommes rentrées... et c'est avec un grand pincement au coeur que nous écrivons les derniers lignes de nos aventures. C'est bizarre d'en être déjà au dernier acte. Quand nous sommes parties, j'avais l'impression que ce moment n'arriverait jamais tant cette aventure me paraissait incertaine et insaisissable. Je n'avais aucune idée sur ce qui nous attendait et je ne savais pas dire si tout ne tomberait pas a l'eau au bout de quelques semaines ou quelques mois. Impossible de prévoir nos réactions, les hics qui allaient se poser ou nos affinités a vivre ainsi.
Le pari était très risqué et il l'était d'autant plus qu'il ne ressemblait en rien au style de vie des gens de notre âge qui nous entouraient. A l'heure où tout le monde est casé, avec au moins un enfant, une jolie maison avec jardin et bien lancé dans sa carrière, nous, on a décidé de prendre nos sacs a dos, juste nous et quelques vêtements, pour découvrir le monde... sans même savoir a l'avance si cela nous conviendrait. Une décision culottée je trouve mais pourtant, malgré l'appréhension qui nous gagnait avant le départ, malgré ce que nous étions susceptible de perdre, je savais que je prenais la bonne décision, qu'il ne pouvait en être autrement, que le sens de l'existence ne pouvait pas résider en un seul et unique schéma de vie. Et nous sommes parties... il me semble que c'était hier ou il y a plusieurs années. Le temps semble s'être arrêté, enfin je crois qu'il a surtout été exploité très différemment de ce que nous avions l'habitude de vivre depuis tant d'années. Rien n'était réglé, rien ne se ressemblait, tout était a choisir et a construire au jour le jour, avec notre maison sur le toit, un sac a dos et juste l'une pour l'autre comme soutien ''physique''. Waouh, j'y repense et ça me donne les larmes aux yeux. Dur, dur...

En tout cas, nous avons savouré chaque moment car il était unique et très souvent imprévisible. C'est ce que nous avons apprécié, vivre avec peu, vivre chaque jour vraiment et ouvrir tous nos sens pour en profiter un maximum. Voir, toucher, sentir, entendre, goûter, les sensations ont été chaque fois très riches et nouvelles. Nous en avons pris pleins les mirettes et plein l'esprit... il va falloir regarder devant maintenant.

Pour ce qui est de nos derniers jours, nous avons donc passé samedi il y a 10 jours, nos derniers moments a Mysore. On a tenté de se balader au marché principal, spécialisé surtout dans les fruits et légumes. Je dis ''essayé'' car l'ambiance était finalement très touristique, avec des gens qui nous abordent en permanence pour nous vendre quelque chose. Pas agréable donc, la visite fut de courte durée. Puis, ensuite direction le musée des chemins de fer. Bon, je n'expliquerai pas en détail tout ce que nous avons vu, trop technique... vous vous ennuierez ! Bon, c'est aussi que les locomotives des années perpètes, ça n'est pas trop mon truc ! Mais bon, c'est une visite sympa quand même, il y a pas mal d'explications, pas mal de vieilles locomotives et quelques ''wagons'' pour le transport de marchandises ou de voyageurs.

Un petit papi nous a fait une visite d'un train spécial qui devait appartenir jadis a des personnes riches de Mysore. Il était a fond, on est même rentrées dedans alors que c'était interdit, il voulait sans arrêt prendre des photos... c'était délirant ! Il faut dire aussi que pépé avait un petit coup dans le nez... enfin l'haleine était chargée ! Ah, ces cheminots ! Non, je plaisante bien sur ;-)!

Puis balade dans la ville, Internet, dernier dîner dans notre restaurant fétiche et sympathique en terrasse : le Parklane. La-bas, on a papoté avec un couple de québécois très sympa et des français qui voulaient des infos sur Kochi. Ambiance relax ! Ils nous ont conseillé le village de Benaulin a Goa, bonne idée, ce sera la prochaine destination...

Le lendemain, dimanche, petit déjeuner moyen dans un hôtel voisin puis train pour Bengalore, 2h30, la-bas Rickshaw pour nous emmener dans un restaurant que nous avions repéré dans notre guide : un steak house !

Le pied en Inde, ca ne court pas les rues c'est sur... Seul hic, le Rickshaw se perd, le temps passe et dans moins d'1h nous devons être a la gare, une autre cette fois qui se trouve à 8kms de là, pour prendre le train en direction de Goa... En 10 minutes on avale le super plat de steak purée et légumes frais (un régal !!) et on file avec un autre Rickshaw pour la gare. Ouf ! On est a l'heure ! Il est 15h15 nous arriverons le lendemain... a 6h ! Le voyage s'annonce long, c'est le moins qu'on puisse dire... Dans le train il y a beaucoup de vendeurs ambulants, tout est proposé, c'est assez folklo et on adore.

Ce qui est fou aussi ce sont les portes du train qui restent ouvertes pendant tout le voyage ! Ca tranche vraiment avec les normes de sécurité ultra fines et ficelées qu'il y a en France, enfin il y a du bon dans les deux, et puis why not, ca fonctionne pas mal aussi ici...! Peu de temps après le départ, Manue fouille dans le sac pour prendre le porte monnaie, on voulait s'acheter deux cafés, et là, catastrophe, elle me regarde affolée en me disant qu'elle vient de le faire tomber... par la fenêtre !!! J'hallucine !! D'où l'idée du titre.... balancer l'argent par les fenêtres ! Venant en plus d'une contrôleuse de gestion, moi je n'y comprends plus rien ! Bon, je me moque, en même temps c'est assez marrant, surtout quand je repense a la tête de Manue a ce moment-la...! Toujours est-il qu'on a perdu quelques euros et qu'on a sûrement fait un heureux. Tout a un coté positif, faut le voir comme ça. Nos passeports ne faisaient pas partis du convoi, ouf !

A 22h, on déplie les couchettes, on essaie de dormir malgré le bruit, les lumières extérieures, les va-et-vient, les odeurs parfois et pour moi, le vent en plus, car je n'ai pas réussi a fermer entièrement ma fenêtre... Coté confort, j'ai peut-être une préférence pour les trains français ;-) !
Arrivée ensuite a Margao, dans le Sud de Goa, a 7h et quelques, avec plus d'1h de retard. Ça n'a pas changé grand chose de toutes manières... Puis, Rickshaw pour Benaulim, un petit village en bord de mer. Après 2 visites d'hôtels qui malheureusement sont ''full'', on tombe sur le 3e qui a des chambres de dispo. Seul hic, la chambre ne sera prête qu'a 11h, le temps que le ménage soit fait. Dommage, on aurait bien fait un petit somme ! Du coup, il faut patienter, petit déjeuner a la boulangerie allemande du village, puis Internet, puis enfin dodo jusque 14h.

On prend ensuite nos maillots de bain, direction la plage ! Ambiance sympa, c'est propre, il n'y a pas beaucoup de monde et il y a plusieurs restos alignés le long de la plage. On en choisit un, on passe la commande, on file prendre notre 1er bain de mer et on mange ensuite un morceau, un plat de poisson pour moi ! Ça sent vraiment les vacances, c'est très très agréable. A 16h, on se balade le long de la mer, des russes nous proposent de jouer au volley, pourquoi pas ! Je me retrouve dans le camp des allemands, contre les russes, et c'est tant mieux car les russes ont l'air de jouer pour gagner ! Nous, on y va cool... C'est rigolo cette configuration ''russes-allemands'' mais c'est finalement assez représentatif des touristes dans le coin.

Le soir, premier resto face a la mer, l'ambiance est ultra reposante, on prend du poisson et des moules pour Manue... Apéro aux Planteurs, un mélange d'euphorie et de tristesse nous envahit. C'est dans ces moments-la qu'on se dit que le retour a la réalité va être dur...

 


Je prends la plume quelques instants (Manue) pour vous raconter la fin de notre voyage.
Mardi, journée tranquille: petit dej a la boulangerie allemande, puis plage. Franchement, ici, c'est un petit coin de paradis !! Pour une fois, on se sent vraiment en vacances !! Ça nous permet de décompresser un peu, parce que le stress du retour en France est bien là depuis quelques temps et on a vraiment besoin de se changer les idées.

En fin d'après-midi, beach volley pour Céline, chaise longue pour moi à discuter avec des gens venus d'un peu partout. La nuit tombe, le match s'arrête. Je retrouve Celine bien HS et on part se baigner. Le soir, petit resto sur la plage : cocktails et poisson frais.

 

Mercredi, on se rend dans un salon de beauté. Depuis le début du voyage, c'est toujours folklo les rendez-vous chez l'esthéticienne et ici, ça ne fait pas exception ! C'est une jeune indienne (17 ans) qui tient la boutique. Elle est coiffeuse, esthéticienne et masseuse. Tout ça en même temps, on reste assez sceptique, mais bon, a un euro l’épilation, idem pour la coupe de cheveux et 4 pour la coloration a l’henné, on est sur d’en avoir pour notre argent ! L’épilation ne se passe pas trop mal. La coupe de cheveux, c’est autre chose. Je passe la première et je me dis que Céline m’aurait fait largement fait quelque chose de plus "stylé" avec nos ciseaux à sparadraps. Du coup, Céline, qui initialement voulait une coupe, change d'avis.
Bon, moi, je ne suis plus à ça près. Comme vous avez pu le constater, j'ai changé souvent de couleur de cheveux durant le voyage, ça a été assez expérimental, il faut l’avouer...
Céline me décrit souvent la couleur mes cheveux et ça me laisse d’ailleurs un peu perplexe (et inquiète!). C'est l'avantage d'être en vadrouille, loin de tout, on n'a pas le stress d'être ridicule :-)

Le soir, 17h, Céline retourne jouer au volley, moi, je pars faire un petit massage. Je suis assez fan des massages ayurvédique. C'est super relaxant et très agréable. Massage d'une heure et quart donc, je ressors de la, complètement enduite d'huile, de la tête aux pieds. Je n’ai pas moyen de prendre une douche sur place et de toute façon, ils recommandent de se baigner dans la mer après le massage. Je rejoins donc Céline. Il fait nuit (tant mieux pour moi car je ressemble à rien) et je la retrouve en train de marcher sur la plage. Elle ne m’a pas reconnu, mais mon odeur, à 50 mètres l’a fait sortir de ses pensées.
Dîner ensuite encore sur la plage. Homard pour Celine et crabes pour moi (ultra frais évidemment).

On se sent vraiment très bien ici. Tellement bien qu'on se dit qu’on pourrait bien rester deux jours de plus. On a nos tickets pour le train de nuit Margao-Bombay le lendemain a 18 heures, mais il y a certainement moyen de se faire rembourser. Demain matin, a la première heure, on regardera le prix des vols Goa-Bombay et on avisera.

Jeudi, on se lève tôt donc, direction internet. Les vols Goa-Bombay ne sont pas trop chers, c’est décidé, on reste !!! Petit dej dans notre boulangerie allemande et on part a la gare de Margao (a 15 km de Benaulim) pour se faire rembourser nos billets. Bus, puis 15 minutes de marche sous un soleil de plomb. On court aux guichets et la, je me rend compte que je n'ai pas pris les bons billets de train. Bon, c'est la loose complète !!! Ca doit faire partie de mes spécialités j'imagine, dans la série, je jette l'argent par les fenêtres… Bon, ce qui est bien en Inde, c’est que rien n’est vraiment onéreux et qu’il y a toujours des alternatives. 8 euros de perdus, mais au final, j’ai donné, plus tard dans la journée, le billet a un chauffeur de rickshaw qui est allé se faire rembourser le billet lui-même. Ce n’est donc pas perdu pour tout le monde.

Apres-midi shopping, puis retour a Benaulim pour le match de volley-ball à 17 heures. Le soir, on se retrouve avec un russe, un indien et un allemand au Domnic's, un restaurant sur la plage.

C'est soirée 70's-80's avec une chanteuse live. Piste de danse avec vue sur la mer, on entend les vagues au loin, on est pieds nus, les gens s’amusent, l’ambiance est d’enfer. On passe un très très bon moment.

Vendredi, marche jusqu'au village voisin, Colva pour faire quelques emplettes. Retour par la plage. On croise un monsieur qui vend des homards. Il a un pseudo maillot de bain, mais ses fesses sont à l’air. Presque plus rien ne nous étonne maintenant !
Le soir, c’est fire party sur la plage. Des gens viennent « jongler » avec des boules de feu.

Soirée encore très internationale et extrêmement conviviale. C'est notre dernière soirée et on en profite jusqu'au bout. Le réveil, le lendemain, sera très difficile. On range nos affaires en vitesse, puis taxi avec Steve (un québécois qui a son vol en même temps que nous), jusqu’à l’aéroport de Goa. On embarque et une heure plus tard, on est bien loin de notre petit paradis. Arrivée à Bombay, taxi jusqu’à notre hotel.

Quelques heures de shopping ensuite. Rien de vraiment plaisant, on est sans cesse solliciter par les « yes Madam » des vendeurs. Ca nous tape sur le système, on est fatiguées et un peu déprimées...

 

 

Le soir, on fait nos sacs, pour la dernière fois. On essaie de s'intéresser au film qui passe sur HBO, mais le coeur n'y est plus trop. On s'endort, puis réveil à 1 heure du mat par le téléphone. La réception nous fait savoir que notre taxi est arrivé ! C’est une erreur, ils se sont trompés de chambre ! 5h30, re coup de téléphone. C’est encore la réception qui nous réveille, alors qu’on ne leur a rien demander. Céline est au bout du rouleau. 8h15, on embarque, vol jusqu'à Delhi, puis deuxième vol jusqu’à Paris – Charles de Gaulle, on quitte l’Inde…

Ca y est, nous y sommes déjà, au dernier paragraphe de cette longue et merveilleuse aventure... (c'est Céline qui écrit). Pour terminer ce journal de bord, j'aimerais vous dire a tous quelques mots. Tout d'abord et vous le savez peut-etre, ce blog a représenté énormément pour nous car il était le reflet de notre projet, de ce lourd et magnifique périple qui a représenté l'expérience la plus riche de notre vie mais aussi la plus dure. Je me dois bien évidemment de remercier tous ceux qui m'ont donné de leurs nouvelles par mail, mais c'est avec plus d'émotions encore que je dis ''merci'' a ceux qui, en plus, se sont aussi intéressés a nos récits via le blog.

Il y a aussi eu des personnes qui m'ont étonnée, dont je ne savais pas quel serait le lien qui me lierait à eux depuis l'autre bout de la planète. Quand on part si loin et si longtemps, il y a de tres jolies surprises et en ce sens je remercie 3 personnes pour leur soutien et leur fidélité en amitié. Merci a Emily pour tes encouragements et ta gentillesse, merci Olivier pour ta présence et pour m'avoir fait rire si souvent, même a des milliers de kms et merci Giani pour tes mails toujours perspicaces et intéressants.

J'adresse aussi une pensée particulière à mon père que j'ai eu plaisir à retrouver ces derniers jours, une autre pensée tendre et chaleureuse pour deux amies spéciales : Karine et Salia ainsi qu'un heureux début de vie à la petite Emma.

Enfin, je terminerai ce dernier article de voyage en remerciant tres chaleureusement et de tout mon coeur 5 personnes extraordinaires. Je le savais avant de partir mais après ce voyage, je tiens vraiment a ce qu'ils sachent combien tous leurs courriers et encouragements sur le blog m'ont fait énormément de bien. Un énorme merci a Vero et Jean-Marie, vous êtes réellement des personnes formidables avec un coeur énorme, je n'oublierai jamais tout ce que vous avez fait pour moi et tout ce temps encore que vous m'avez accordé même a des milliers de kms. A ma maman adorée qui a très largement contribué a la femme que je suis devenue aujourd'hui. Sache que ton soutien était une force précieuse dans la réalisation de mes projets et particulièrement dans celui-ci. Au postier raide dingue de la Caipirinha, ton soutien, ta présence et ton investissement dans mon voyage m'a beaucoup touché. Enfin, a une dernière personne, un poète fou, original, avec un coeur énorme qui s'est beaucoup investi que ce soit par ses courriers, ses petits mots sur le blog ou en venant me retrouver a l'autre bout de la planète. Je dirai tout simplement : merci Didier, tu es vraiment quelqu'un d'exceptionnel.

Bon, ce dernier article n'aurait aucun sens a mon avis si je ne parlais pas d'une dernière personne, un brin sérieuse, un peu loufoque, pas mal culottée et hors norme. Et oui, je dois aussi dire merci a celle qui me connaît le mieux aujourd'hui, a celle qui a partagé plus de 9 mois de ma vie, presque 24h/24, 7 jours/7... A ma petite Manue, biquña, Honey ou HP (je ne peux pas en dire plus sinon elle me tue :-)). Je tiens a te dire que ce périple restera a jamais graver dans mon coeur, que tout ce que j'ai vu, senti, touché et vécu en ta compagnie, resteront de merveilleux souvenirs que j'aurai toute ma vie plaisir a me remémorer, particulièrement avec toi. Notre duo a été un véritable succès, tu as été une partenaire de voyage idéale et s'il y a bien deux choses dont je suis fière, c'est de ces 10 derniers mois et de notre amitié. Je t'ai vu énormément évolué ces derniers mois. J'aimais déjà beaucoup la personne que tu étais avant de partir mais j'adore encore plus celle que tu es devenue. Ton envie d'avancer, ta simplicité et ton ouverture sur la vie et la différence sont autant de points qui font de toi une personne exceptionnelle. Alors, ne change rien et garde juste un oeil sur la pollution pour ne pas perdre ce qu'il y a de plus précieux chez toi...

Et rendez-vous bientot pour une autre page de notre vie... Cocotiers, plage, yoga et méditation... Je serai présente.

Je ne te le dis pas souvent mais sache que je t'aime sincerement. Prends soin de toi ma biquña.




L'Inde en bonnet, col roulé !

07:41, 28/01/2010, Mysore .. Publié dans Inde .. 7 commentaires .. Lien
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Mercredi, nous quittons la petite guest-house Rice Garden. Tuk-tuk jusqu'à la gare routière d'Allepey, on monte direct dans un bus et nous voila parties pour Fort Cochin. Le bus, en Inde, ce n'est pas le grand confort, surtout quand on est installées a l'arrière, ça bouge de partout. Il n'y a pas de place pour mettre nos sacs, on arrive a les caler tant bien que mal devant les marches du bus, mais on prie pour qu'ils ne tombent pas sur la route car il n'y a pas de porte ! Et puis, la galanterie en Inde, ca n'est pas un mot qui existe, on a beau galerer avec nos sacs enormes, il n'y aura jamais aucun indien qui nous aidera !

On arrive a destination, quelques heures plus tard. Cochin est une ville très agréable, en bord de mer. On se balade tranquillement, on se pose regarder les pêcheurs remonter leurs grands filets de pêche, on y va cool.

Des chevres sont installees tranquilou face a la mer, c'est toujours tres drole de voir des animaux de ce type faisant leur vie tranquillement dans les rues ! Elles ont la belle vie !


Le lendemain, idem, on se balade, on visite la St Francis Church et la synagogue.

Vendredi, on part faire un petit tour sur la plage. 25 km de tuk-tuk sur des routes bordées de cocotiers, puis au milieu de backwaters, nous arrivons a Cherai Beach. Plage de sable fin, très propre, plutôt sauvage, l'endroit est très joli. On se sent tout de même un peu observées par les indiens, les femmes blanches en maillot de bain, ca ne courent pas les rues ici ! On trouve donc une parade imparable :
tenue de petit baigneur pour Celine et débardeur pour moi. Personne n'est venu nous embêter, vous comprendrez pourquoi en regardant la photo, c'était super !

Retour a Fort Cochin en fin d'après-midi. On s'est inscrites a un cours de cuisine. Leelu, la cuisinière nous explique comment faire des plats typiques du Kerala (le fish curry, le dal, le pumpkin curry et les chapatis entre autre). C'est un peu moins drôle que le cours de cuisine qu'on avait eu a Battam Bang au Cambodge. La, on ne cuisine pas nous-même, on regarde juste, en prenant des notes. En plus, on est morte de faim, on a juste pris un petit dej ce matin. Notre patience est toutefois bien récompensée. 2 heures plus tard, on s'attable pour manger les plats qui viennent d'être préparés et c'est un pur délice !

Samedi, on remballe nos affaires. Nos sacs a dos sont plein a craquer et plus lourds que jamais. On n'a pourtant pas acheté grand chose en Inde, mais avec les Saree, les Churidars, les draps qu'on nous a offert a Trichy et les guides des derniers pays visités, ça commence a faire beaucoup. En tout cas, nos sacs, c'est du solide parce qu'ils ont été vraiment malmenés ces 9 derniers mois et ils sont toujours entiers, un vrai miracle !!
Nous partons donc pour Coonoor: 4 heures de train d'abord pour rejoindre Coimbatore (206 km a parcourir, je vous laisse calculer la vitesse du train !). C'est plutôt confortable (comparativement au bus) et convivial. Il y a des vendeurs ambulants qui passent régulièrement. 5 roupies le café et une photo avec le vendeur, ce sont des petits moments simples, mais on aime bien !

Et puis, ensuite, il y a eu le fou: un monsieur qui est venu s'asseoir a coté de moi. Ils nous a bien fait rigoler pendant un quart d'heure. Après, on en avait un peu marre qu'il nous tienne la jambe, voire la main, mais ça fait partie du folklore.

On arrive a Coimbatore, courte escale pour déjeuner et on grimpe dans un bus pour Coonoor. Le trajet n'en finit pas, on est mal installées, la route est très tortueuse. Plus on avance, plus on prend de l'altitude et plus on a froid ! On n'avait pas prévu ça: en quelques heures, on perd au moins 20 degrés !! On arrive complètement frigorifiées au YWCA, notre hôtel. Polaires, sous-pulls, chaussures de rando, combien de fois on a pensé a les jeter ou les donner ! Finalement,
heureusement, on les a gardés...

Le lendemain, nous partons en trek avec Mubarrak, un chauffeur de Rickshaw reconverti en guide. La balade est superbe : on est au milieu des champs de thé et il n'y a pas un touriste.

On croise des femmes qui ramassent des feuilles d'eucalyptus sèches (ces feuilles sont ensuite vendues pour en extraire l'huile et sert a la fabrication de médicaments).

On passe ensuite dans un petit village et a la sortie, on croise des gens qui, comme d'habitude, nous demande comment on s'appelle et d'où on vient. En discutant un peu avec eux, on apprend qu'ils sont en train de célébrer des fiançailles. On est très intriguées car on sait qu'en Inde, les coutumes matrimoniales sont bien différentes (la plupart des mariages sont arrangés).
On nous invite a rentrer dans la dans la salle ou a lieu la cérémonie. Au fond sont assis une quarantaine de personnes, autour de plats remplis de fruits.

Les fiancés sont debout. Ils ont fait connaissance il y a quelques heures et se tiennent la main. On a du mal a se représenter a quel point cette journée est importante et chargée en émotions pour eux. Ils n'ont jamais eu de petits copains/copines avant et la, ils viennent de rencontrer la personne avec qui ils vont passer le reste de leur vie (enfin, des lors qu'ils seront mariés). Pour nous, ce serait inconcevable que nos parents choisissent nos maris, mais, ici, c'est comme ça que ça se passe.
En tout cas, on est très flattées d'être invitées a participer a cette cérémonie. C'est vraiment quelque chose qu'on adore en Inde: l'hospitalité et la simplicité des gens. Qui, en France, inviterait des randonneurs étrangers de passage a leur mariage ??? Pas grand monde a mon avis ..


Le lendemain (je reprends le clavier...), petit déjeuner a 9h30 pour un départ normalement prévu de l'hôtel a 10h. Tout était ''ficelé'' avec le gérant pour partir a cette heure-la, de manière a être a 10h30 pour prendre le train direction Ooty. Mais rien au final ne s'est passé comme tel... Le petit déjeuner a tardé, la facture aussi, le gérant était débordé et n'avait rien préparé, du coup a 10h15, nous étions en train de régler l'addition et le gérant appelait un Rickshaw pour nous déposer car plus question d'y aller a pied, le temps commençait a manquer... Le Rickshaw arrive, nous prend et nous dépose 5 minutes après a la gare. C'était Mubarrak, notre guide de la veille. A notre grande surprise, il nous demande le double du prix pour la course ! On conteste, on bataille malgré le peu de temps qu'on a, au final on paie le prix normal. On court pour attraper le train qui est déjà a quai et la, autre surprise ! Il ne repart pas dans la foulée et c'est rien de le dire, il ne circulera qu'a 16h30 car tous les lundis ils suppriment tous les trains sauf celui de fin d'après-midi pour réaliser la maintenance des voies ! Génial ! Et pour 16h30, le train est complet, il faut remplir une feuille ou on sera mises sur liste d'attente... Ils nous donneront la réponse a 15h30... Super ! Et en plus, ils ne veulent pas de nos sacs en consigne car ils ne sont pas fermés a clé... C'est la loose complète. Manue trouve quand même une solution : un hôtel du coin veut bien nous les garder, ouf !

Jusqu'à 15h30, on tue le temps, Internet, restaurant dans un cadre sympa (faut bien remonter le moral des troupes :-)), puis de nouveau de retour a la gare. Nous ne sommes pas les seules dans notre cas, heureusement les indiens sont très débrouillards, on nous met dans un compartiment avec d'autres, l'affaire est réglée ! A 16h30, le départ est donné par un des contrôleurs du train, c'est un peu l'anarchie, un couple avec leur petit monte en marche, le contrôleur les vire, ils redescendent, c'est le genre de chose qui ne risquerait pas d'arriver en France ! Les portes se ferment d'ailleurs a la main et coté sécurité, c'est le strict minimum mais bon, on ne vient pas pour ça, c'est surtout pour les paysages que nous faisons ce trajet.
Pendant 1h, on voyage a travers les plantations de thé, on croise des villages, des forets, beaucoup de gens qui nous font coucou de leurs mains. C'est très vert et très beau. On a les fenêtres ouvertes pour mieux voir, mais la température n'est pas élevée, on finira avec les bonnets sur la tête ! La pauvre Manue en a bien besoin, elle n'arrête pas d'éternuer... Il semblerait que son rhume ne soit pas terminé, ça a l'air de reprendre de plus bel !

Arrivée vers 17h30 a Ooty, on trouve un hôtel après en avoir visité 3. Manue reste dans la chambre, le bonnet sur la tête, elle n'est pas en forme, un peu de repos lui fera du bien.

Moi je file en ville, un peu d'Internet et quelques courses pour le ''plateau repas TV du soir''. La rue principale du centre d'Ooty est blindé de magasins de chocolats, ce qui fera l'affaire pour notre dessert ! M'étant assez éloignée de notre hôtel, je trouve un Rickshaw pour rentrer. On s'arrête 2 minutes pour prendre des fruits puis on continue notre chemin. En cours de route, le chauffeur me demande mon nom, chose assez habituelle en Inde, je lui réponds donc. Quelques minutes après, il me dit deux fois de suite que mon prénom est très joli, ca sent un peu l'embrouille... Heureusement on arrive a bon port, je lui tends l'argent, il m'embrasse la main a ma grande surprise puis se penche pour m'embrasser tout court !!! J'hallucine !! En plus, l'endroit est sombre, je prends mes jambes a mon cou et je file !

Petite soirée tranquille avec une Manue qui éternue sans arrêt, chocolats pas trop mal, tout ça devant la Serie Friends ! Pas très indien, je vous le concède, mais les Bollywood, c'est un peu culcul (voire beaucoup même..!) et ils ne sont même pas sous titrés ! Alors on se fait plaisir avec un truc bien de chez nous, ou presque...

Le lendemain, grasse matinée, Manue va mieux. On se balade dans le centre, on mange un morceau dans un restaurant moitié indien, moitié occidental puis on loue un Rickshaw pour 2h. Premier arrêt : le Doddabetta, le sommet le plus haut de l'Inde (2623m) qui donne normalement une vue superbe sur la chaîne de montagnes Nilgiris, mais ca commence mal, le temps est couvert, on a ''la tête dans les nuages'', on ne voit rien a l'horizon !

Puis, deuxième arrêt, le chauffeur nous emmène visiter une fabrique de the et la encore, ça n'est pas le bon plan, aujourd'hui c'est jour férié, elle ne fonctionne pas ! On a juste le droit de lire quelques panneaux d'information sur l'arrivée des plantations de the en Inde mais rien concernant le processus de fabrication... La loose qui se terminera par une soit-disant fabrique de chocolat mais dont on ne verra rien si ce n'est la phase finale, c'est a dire le chocolat liquide qu'ils font couler dans des petits moules ! Rien de très intéressant ! On est déçues après ces 2h passées avec le Rickshaw mais bon, c'est le jeu, ca ne peut pas toujours être super.

Le soir, dîner au même resto que le midi puis au lit assez tôt. Le lendemain, mardi, réveil vers 9h, douche avec un grand saut d'eau chaude donnée sur demande par le gérant, Internet puis bus pour le Mudamalai Parc a 12h30 ! 

 

On arrive la-bas 2h après. La réception du Parc n'ouvrant qu'a 15h on fait un tour des environs pour chercher une chambre de libre... On ne trouve pas, on se renseigne donc a la réception qui a justement un dortoir vide de libre ! Une chambre de 4 lits pour nous a 4 euros, c'est très bien.

Le Parc propose des tours en minibus de 15kms pour voir éventuellement de animaux, seul hic, on croise deux couples de français qui nous disent que c'est vraiment inintéressant, on lâché donc l'affaire. On retourne a la chambre pour laver quelques affaires, on étend le tout aux barreaux de la fenêtre et c'est la que le drame a commencé ! Un singe a montré le bout de son nez derrière la vitre et comme cette dernière était cassée, il a pu rentrer en balançant au passage d'ailleurs deux de nos sous vêtements qui séchaient... Manue était a cran, elle criait mais le singe se rapprochait d'elle ! Trop marrant, je n'ai pas pu m'empêcher de filmer ! Pour ceux qui verront le film, vous allez vous marrer ! Il nous a finalement volé un sac plastique qui contenait des miettes de brioche et une des employées du Parc est venu le chasser.... Au détail près qu'il est revenu rendant Manue encore un peu plus sur les nerfs ! Résultat, on a déménagé dans la chambre d'à coté !

Vers 17h, on a finalement décidé de louer une jeep avec chauffeur pour sortir des sentiers touristiques. Ça nous a rappelé l'Afrique tout ça ! On n'a pas vu grand chose, juste des daims, des paons et des mangoustes. Et oui, le Parc, ça n'est pas le zoo, rien n'est garanti, et c'est mieux comme ca, au moins les bebetes vivent tranquilles dans leur milieu naturel et non derrière des barreaux...
Dîner le soir au seul resto que nous avions repéré, au menu noodles aux oeufs, c'est pas de la grande cuisine mais ca cale bien. En partant du resto, le serveur semble surpris de nous voir sortir sans lampe, c'est vrai qu'il fait noir, mais notre chambre n'est pas très loin de la... et puis de toutes manières on n'y a pas pensé du tout ! On marche donc dans l'obscurité quand d'un seul coup Manue pile net et me dit: '' il y a un truc la-bas !''. Je regarde et effectivement il y a un truc... On distingue finalement, c'est une sorte de cochon sauvage ou un sanglier, on ne sait pas ! Il part en courant, Dieu merci pas dans notre direction, on se prend un petit coup de speed quand même et on rentre en courant ! Vous pouvez rigoler, mais dans le noir, on a eu peur qu'il fasse demi tour pour nous charger... Bah oui, on ne sait jamais :-) !!

Nuit moyenne dans notre chambre dortoir, les singes cavalent sur le toit, ça fait un boucan du diable.. A 10h30 on attend sur le bord de la route le bus en direction de Mysore, 30 minutes d'attente et 2h30 de trajet et nous y sommes. On trouve notre hôtel par le biais d'un homme qu'on croise par hasard dans la rue et qui nous y accompagne. On lâche les bagages puis on part déjeuner ! Internet ensuite puis retour a l'hôtel pour moi, Manue part faire une course. Pour la petite histoire, le moral, le mien, est a 0, les nouvelles du front cote boulot et perso se sont annoncées désastreuses par internet, je suis au bout du rouleau... C'est le jeu après un voyage autour du monde mais je n'avais pas imaginé que le placard au boulot me guetterait autant que ça. Enfin, j'avais osé penser que peut-être les choses seraient autrement. En tout cas, ça commence très mal, la suite au prochain épisode... Je ne vais pas vous ennuyer avec ça !

Soirée donc ultra moyenne. Avec Manue on part s'acheter des fruits, du vin et du chocolat qui sont censés me remonter le moral. Le souci ici, c'est qu'il faut vraiment être motivé pour trouver et acheter de l'alcool. Il n'y a que quelques bars spécialisés qui en vendent et dedans, c'est une épreuve car il n'y a que des hommes a moitié ivres qui nous regardent bien sur comme des bêtes curieuses, pour ne pas dire autre chose d'ailleurs.... Bref, on rentre, on a tout pour passer une meilleure soirée devant en plus, un film d'horreur... bon, ça ne sera pas la soirée du siècle quand même, mais Manue est déjà bien sympa d'essayer de me redonner le sourire....

Aujourd'hui, moral en berne toujours mais faut bien continuer a profiter de nos derniers jours de voyage.... Après le petit déjeuner-déjeuner a midi, on décide de visiter le Palais de Mysore, avec audio guide en plus, le pied !

 

Ça aide quand même a comprendre même pour des filles culturees comme nous ;-) ! L'actuel palais a été construit en 1912 sur les ruines de l'ancien palais détruit par un incendie en 1897. L'architecture est un mélange de style dravidien, indo-musulman, oriental et c'est vraiment splendide ! Au fur et a mesure de la visite on croise de nombreuses salles aux sols de marbre, aux plafonds d'acajou ouvragé, aux portes de bois ou d'argent. C'est vraiment un des plus bels endroits de ce genre que j'ai vu depuis que je voyage et les explications nous font encore plus apprécier le site. 

Après cette agréable visite, direction ensuite pour réserver nos billets de train pour dimanche. Comme d'habitude c'est toute une aventure et en faisant la queue pour avoir des infos certains essaient de doubler. J'en remets deux a leur place parce que clairement, j'en ai marre d'être bousculée et d'attendre puis on prend un ticket pour attendre notre tour aux guichets. Après 1h d'attente, ça y est, c'est fait !

Voila, pour les dernières news, un des derniers articles d'ailleurs, snif snif... 




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